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REPUBLIQUE DOMINICAINE

45,200 kilomètres carrés. — 004,000 habitants.

L'agriculture, pendant les dernières années, a pris ici un grand développement ; elle est devenue la branche la plus importante de la richesse du pays Dominicain.

Il y a, dans la République, une belle et fertile surface de plus de 2,700 lieues carrées en vallées ou en plaines, de longueurs et de largeurs différentes. Ses montagnes de la chaîne Cibao, autrefois

aurifères, sont assez élevées pour y attirer des ondées qui suivent une périodicité remarquable, et ses forêts épaisses semblent en conserver plus longtemps les salutaires effets sur le sol. Les pluies fournissent les eaux, elles entretiennent cette verdure perpétuelle, cette fraîcheur si douce dans un climat aussi chaud, et accentuent le brillant éclat du règne végétal. De nombreux cours d'eau contribuent à cette situation avantageuse à la culture et à ses résultats.

Les produits agricoles qui constituent, en partie, l'exportation et la fortune de l'île, sont le Tabac, le Café, le Coton, le sucre de Canne.

Le Tabac. — Naturel du pays, le Tabac est cultivé partout ; la largeur de sa feuille est remarquable et ses qualités sont comparables à celles du Tabac de l'île de Cuba, car il est aussi estimé que celui-ci dans les fabriques d'Espagne, pour l'élaboration de ses cigares.

Le Tabac dominicain, en « andouilles », est recherché en France parce que, mêlé à d'autres, il leur communique de la qualité par la vigueur de son arôme. Son prix de vente a sensiblement monté à Brème, à Liverpool, à Amsterdam, à Anvers, à New- York.

Dans toutes les régions et tous les districts, des manufactures sont établies pour la fabrication des cigares et des cigarettes, sous la direction de Cubains expérimentés

Le commerce avec l'extérieur augmente tous les jours. D'après la Gazette officielle du pays, l'exportation du Tabac dominicain a donné, pour les sept années, de 1881 à 1887, un total de ^83,238 quintaux.

Le mouvement ascensionnel continue.

Le Café. — Le Caféier réussit dans toutes les parties de l'île et produit beaucoup, principalement sur les hauteurs d'Azua, qui dominent la baie d'Ocoa.

Le Café est aujourd'hui cultivé avec soin ; le grain est traité par les meilleurs procédés, et cette culture s'est développée si rapidement, que le Café de Saint-Domingue est bien classé sur les divers marchés étrangers ; il est coté au même prix que celui de la Martinique.

La République dominicaine a exporté, dans les années de 1881 à 1887, la quantité de 22,896 quintaux de Café.

Le Cacao. — Le Cacaoyer est indigène et se trouve dans beaucoup d'endroits, spontané ou cultivé.

On récolte le Cacao toute l'année ; le rendement de 100 kilog. d'amandes fraîches fournira 5o kilog. de Cacao sec,

La vente à l'extérieur, pendant la période de 1881 à 1887, a été de 43,467 quintaux.

Aujourd'hui, la culture du Cacaoyer se fait surtout à Samana ; on y compte près d'un million de plants.

Un agent de la Compagnie Générale française des Sucreries et de la Ligne transatlantique des Paquebots français, a créé récemment, à San-Cristobal, une plantation de 80,000 Cacaoyers.

Le Coton. — La valeur du coton a séduit le cultivateur.

Le Cotonnier croît naturellement à Saint-Domingue, et son produit est reconnu d'excellente qualité, lors même qu'il est venu sans soins.

Aujourd'hui, les environs de la capitale ont des plantations considérables de cette plante textile.

La Canne a sucre. — La culture et l'exploitation de la Canne à sucre augmentent tous les jours à Saint-Domingue, s'étendent dans les districts maritimes et gagnent les îlots voisins.

Les principales plantations de Canne à sucre sont à Macoris, Puerto-Plata, Santo-Domingo, Azua et Samana. Plus de cent usines existent, et il s'en élève chaque année de nouvelles.

La région centrale de l'île possède également de grandes plantations et des sucreries à vapeur qui en accaparent le produit, comme cela se pratique aux Antilles françaises.

Le sucre de Saint-Domingue, à l'Exposition de Philadelphie, a obtenu la priorité sur les sucres de l'archipel, ce qui donne une idée exacte des résultats acquis pendant ces dernières années.

Le Miel des abeilles est une des richesses de Saint-Domingue. Les Cires et les Miels sont devenus un sujet d'exportation très sérieux et qui figure, avec quelque importance, dans le tableau des productions agricoles de la République.

Les forêts produisent l'Acajou, le Gayac, l'Espénille, le Grenadille, le bois de Campêche, si précieux dans l'industrie.

Enfin, les planteurs et les négociants exploitent les extraits de plantes médicinales, la Ramie, le Ricin, les feuilles de Mauve, le Sassafras, les graines de Sésame, l'huile de Coco, la racine de Canelle, le Gingembre, les fruits et le vin d'Acajou, l'amidon de Patate, le Riz, le Maïs, le Sagou ; diverses semences, des écorces, etc.

Le succès croissant du Rananier dans l'Amérique centrale, en Colombie et aux Antilles, a tenté le planteur dominicain.

Ces exploitations sont déjà de l'horticulture industrielle.

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