‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde;Chapitre 48 sur 331 · GUATEMALA · texte numérisé non relu

GUATEMALA

— — HK— — lo5,6i2 kilomètres carrés. — 1,890,000 habitants.

Le climat de la République de Guatemala, en général très sain, varie suivant l'altitude et la proximité de la mer ; sur les côtes, il se rapproche du climat des Antilles. La capitale, Guatemala, ville de plus de 70,000 habitants, est située dans une vallée à 1,700 mètres au-dessus de l'Océan, et jouit d'un ciel calme et délicieux.

La température moyenne du pays varie de -\- 8° à -f- 200 ; grâce à ses différentes situations, on trouve au Guatemala les productions végétales de presque toutes les zones culturales.

La fertilité est extrême dans les plaines élevées ; on y récolte du Maïs, du Blé, de l'Orge, un Riz excellent, puis des Légumes, des Fruits, des Pommes de terre, comme en Europe, des Patates, du Manioc, de l'Indigo, des Cannes à sucre, du Coton, de la Vanille, du Tabac, du Poivre, etc.

Le commerce du Guatemala a pris une grande extension depuis quelques années, jusque dans ses vingt-deux départements.

L'exportation comprend les bois d'ébénisterie et de teinture, la Cochenille, les Plantes médicinales, l'Indigo, la Vanille, le Sucre, la Banane et surtout le Café et le Cacao.

La culture et le commerce du Café se sont notamment beaucoup développés.

En 1868, l'exportation du Café ne s'élevait qu'à dix mille francs ; quinze ans plus tard, elle atteignait douze millions de francs.

La récolte du Café, en 1889, dépassait de beaucoup 600,000 quintaux, ce qui représente une valeur en Europe de plus de 72 millions de francs.

En 1891, le Guatemala exporte pour 54 millions de francs de Café et en consomme pour 7 millions.

Les Cacaoyères sont plantées avec ordre. A titre de renseignement, nous dirons que l'hectare de Cacaoyers, y compris les chemins de service et les canaux d'irrigation, contient de i,5oo à 1,800 sujets. A huit ans, l'arbre est adulte et peut produire, dans la même annéo, déjà 800 grammes de cacao sec, en deux récoltes.

am£wque centrale 91

De vastes forêts fournissent le caoutchouc, Siphonia elastica, qui est aujourd'hui une source de richesses incalculables,

En plaine, des champs de Cannes à sucre ondulent mollement. Ça et là, les plantes textiles : le Maguey ou Agave americana, le Junco ou Carludovica palmata, le Bananier ou Musa, la Pita ou Fourcroj'a, la Ramie ou Urtica utilis ; toutes ces plantes peuvent assurer de sérieux bénéfices et donner la vie à plusieurs industries,

Le régime de Bananes revient à o fr. 4°; Ie planteur le vend ofr,6o sur place, et au comptant, à des Compagnies fruitières américaines qui se chargent des risques du transport

Les produits végétaux: Cire, Suif, Ambre, Térébenthine, Salsepareille, Vanille, enfin les Résines, les Gommes, les Baumes se trouvent partout. Les végétaux qui les produisent sont élevés et exploités par des particuliers ou des sociétés en commandite.

Le Miroxilon, le Rizophora, le Mirospermum, l'Hymenéa, le Quinquina, le Tamarin, l'Eugénia sont là dans leur sphère.

Les fameuses plantes tropicales « Fève du Tonka », Dipterix odorata, aux graines parfumées, et la « Dividivi », Cœsalpinia coriaria, aux écorces tannifères, comptent dans le transit,

Les épis de Blé se pressent dans les vastes vallées, et les fruits de régions bien dissemblables se vendent sur un même marché, les inégalités d'origine étant atténuées par les altitudes ou par le voisinage de la mer. Ici, la belle saison dure de novembre à mai.

Les Vignes font l'objet d'études suivies ; des vignobles importants de plants français alimentent les marchés et le pressoir.

Les fruits dominants sont la Mangue ou Mangifera, le Lit-chi ou Nep hélium, Y AYoceit ou Persea, la Banane ou Musa, l'Abricot des Antilles ou Mammea, le Mangoustan ou Garcinia, la Raquette ou Opuntia, les Dattes ou Phœnix, la Sapotille ou Achras Sapota.

Les légumes les plus vulgaires sont la Pomme de terre, la Patate, la Tomate, l'Apios, l'Aubergine, les Courges, les Melons d'eau, les Pastèques. Les tentatives d'acclimatation des espèces alimentaires d'Europe ont déjà produit de bons résultats.

Parmi les arbres d'origine guatemaléenne, notre midi hérite du Pinus tenuifolia, rapporté vers 1840; il habite, au Guatemala, les montagnes escarpées, nommées Canales, sur le sommet de la chaîne Coacas, dans la Véra-Paz, à une altitude d'environ 1,600 mètres.

Nos serres doivent au Guatemala une curieuse Aroïdée, YAnthurium Scherzerianum, trouvée par Scherzer et retrouvée ensuite par Wendland, à Costa-Rica. Des explorateurs anglais ont rapporté du Guatemala de jolies Orchidées,

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