XII. — Journaux horticoles
L'horticulture anglaise étant livrée à ses propres ressources, il eu résulte que, pour sa propagande et l'exposition de ses principes, pour la publication des résultats de ses eftbrts, il lui faut des organes puissants ou populaires. La presse horticole est bien plus importante en Angleterre que dans tout autre pays, d'autant mieux qu'elle n'a pas, comme en France, la concurrence des Bulletins de Sociétés d'horticulture et d'agriculture ■ — à l'exception du Journal of the Royal Horticultural Society, rédigé par le Secrétaire.
Les principaux Journaux purement horticoles — la rédaction est confiée à des hommes de valeur — sont :
The Gardeners' Chronicle, par Maxwell T. Masters, créé en 1841* The Gardeners Magazine, par G. Gordon, créé en i843» The Journal of Horticulture, par Robert Hogg, créé en 1848* The Garden, par William Robinson, créé en 1872»
A coté de ces publications illustrées avec art, il existe ce que l'on pourrait appeler la petite presse, qui se compose de journaux à dix centimes, établis depuis une dizaine d'années au moins, tels que :
Amateur Gardening ; Planter s Gazette;
Gardening World ; The Northern Gardener ;
Gardening Illustrated ; The Horticultural Advertiser ;
Garden Work ; The Orchid Reçiew ;
Horticultural Times ; Cottage Gardening. Etc., etc.
Ces organes horticoles sont hebdomadaires et leurs rédacteurs sont, parait-il, largement rétribués.
Le journal est vendu au numéro chez tous les marchands de journaux, dans les kiosques et aux gares de chemins de fer.
l3a ANGLETERRE
Si l'on en juge par les soins typographiques et par la marée montante d'annonces et de réclames, on peut dire que la presse horticole anglaise est riche et prospère.
Nous ajouterons qu'un grand nombre de publications scientifiques, agricoles, forestières, cynégétiques, de voyages, de vie à la campagne,
de cuisine, de mode, etc., ont une chronique horticole inédite ou
taillée à coups de ciseaux.