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XIII. — Ouvrages remarquables

Parmi les ouvrages les plus remarquables de l'horticulture, rédigés et publiés en Angleterre, on peut citer :

Theory and Practice of Horticulture John Lindley.

Encyclopœdia of Gardening J.-G. Loudon.

Arboretum Britannicum J.-G. Loudon.

Magazine of Botany Joseph Paxton.

Botanical Bictionary .", Joseph Paxton.

Book ofthe Garden Mac Intosh.

Flower Garden Lindley & Paxton.

Exotic Botany J.-E. Smith.

Botanical Cabinet Loddiges.

Species Filicum W.-J. Hooker.

Gardener's Assistant Robert Thompson.

Botanical Magazine Hooker.

Botanical Begister Lindley.

English Flower Garden William Robinson.

Les publications plus récentes fournissent les œuvres suivantes :

Manual ofthe Coniferœ Harry J. Veitch.

Manual of Orchidaceous Plants Harry J. Veitch.

Orchard House « Thomas Rivers.

Miniature Fruit Garden Th. & T.-Fr. Rivers.

Bictionary of Gardening G. Nicholson.

CasselVs Popular Gardening D.-T. Fisii.

Orchid Album Warner & Williams.

Ferns British and Exotic K.-J. Lowe.

The Fruit Manual . Robert Hogg.

Booh of Choice Ferns Georges Schneider.

Vines and Vine Culture Archibald Barron.

Etc., etc.

Il a paru également beaucoup de brochures et de petits livres sur des cultures générales, spéciales et sur des observations pratiques.

ARGENTINE (république)

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3,200,000 kilomètres carrés. — 4>6oo,ooo habitants.

L'immigration, dans la République Argentine, favorisée par des lois protectrices, a singulièrement contribué au développement de l'Agriculture.

Le climat et le sol ont secondé les efforts du colon ; sa famille s'est constituée, sa fortune s'est arrondie et la richesse du pays y a gagné.

La vie pastorale a conduit le cultivateur vers l'exploitation des plantes alimentaires ; de là, l'amélioration des potagers et des vergers destinés à l'approvisionnement de la ferme ou du marché.

Aux espèces indigènes : Pommes de terre, Patate, Igname, Tomate, Aubergine, Pastèque, Piment, sont venus s'ajouter les légumes d'autres pays : Pois, Haricots, Choux, Betteraves, Navets, Ognons, Ails, Radis, Asperges, Artichauts, Gardons, Céleri-Rave, et toute la verdure alimentaire.

La Pomme de terre fournit 400»000 kilogr., à l'exportation, les Haricots et Pois ensemble 5o, 000 kilogr., au minimum.

Le Maïs quitte les ports argentins par 4°° millions de kilogr. de semences. L'Europe s'y approvisionne des espèces fourragères à grand développement, qui ne peuvent arriver à maturité chez elle.

Les plantes vivrières ont profité des accrues alluvionnaires du bassin des grands rios Parana, Paraguay, Uruguay, et se développent au milieu des lagunes marécageuses de Corrientes et d'Entre-Rios.

Les vergers marchent de pair avec les potagers, modifiant leurs essences d'après le sol et le climat, et se sont renouvelés dans leurs anciennes variétés d'origine espagnole ou portugaise, par un choix plus conforme aux progrès de la pomologie moderne.

Le vignoble est bien le milieu favorable à nos arbres fruitiers à pépins ou à noyau, et certaines vallées bien orientées des sierras sont nommées « les jardins de l'Argentine ».

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Où l'excès de sécheresse nuit au Pommier ou au Poirier, l'Olivier s'installe au profit de l'huilerie, et le rustique Caroubier fournit un aliment & patai » et une boisson fermentescible « loja » appréciés de l'immense région andine.

Abritées par le gigantesque rempart montagneux, les provinces de Gatamarca, de la Rioja, de San Juan, de Santiago de l'Estero, de la fertile Mendoza, récoltent des Oranges, des Figues, des Olives, et aussi bien des Raisins, des Pêches, des Abricots, des Cerises et des Prunes.

Les sols friables de Salta se sont montrés propices au Bananier; la vente des régimes en a été fructueuse au département d'Oran.

Si le midi, plus froid, de la République Argentine offre moins d'intérêt à l'horticulteur — à part la flore arbustive de Magellan et des Cordillères, — le nord, plus rapproché de l'Equateur, favorise la végétation luxuriante de plantes économiques ou alimentaires.

Sous ce rapport, la province de Buenos-Aires a pris le premier rang. Ses jardins jouissent d'une réputation méritée. Cependant, elle consacre 5oo,ooo hectares au Maïs, alors que la Pomme de terre occupe seulement 8,000 hectares et les autres légumes, 2,000.

Non moins dense en population, le plantureux Tucuman s'est transformé en pépinière de fruits, de légumes, d'arbustes et de fleurs.

Culture rémunératrice, la Canne à sucre vient, sous ce climat plus accentué en chaleur, couronner le labeur du colon...

Le Café, le Coton, le Riz, le Tabac, le Lin, même le Maté ou Thé du Paraguay procurent le bien-être au planteur intelligent.

En rangs serrés, les arbres précieux, tels que : Aspidosperma, Bulnesia, Cœsalpinia, Dalbergia, Lubea, Myrsine, Porliera, Prosopis, etc., constituent la fortune des forêts qui meublent la chaîne de Calchaquis, se dirigeant par Salta vers Jujuy. Sur les plateaux et à travers les broussailles alpestres de la zone subtropicale, le botaniste récolte d'amples provisions d'Orchidées, de Fougères, de Broméliacées, et le chasseur peut tirer, à foison, la vigogne et le chinchilla.

Partout, la production rémunératrice de fruits et de légumes a tenté le cultivateur qui, à l'exemple de son confrère californien, est venu ajouter l'industrie et le commerce à son enclos.

Les conserves de Fruits et de Légumes, confectionnées sur place ou avec l'intermédiaire d'un intéressé, ont acquis une certaine renommée dans l'Amérique du Sud.

L'Agriculture a donc inspiré le jardinage par ses expériences lucratives de réfrigérants appliqués à la boucherie. Les s5 millions de kilogr. de viandes argentines congelées n'ont-elles pas fait baisser pavillon aux fameux frigorifiques tasmaniens et néo-zélandais ?

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Attendons-nous aux arrivages de Conserves alimentaires dont la vente, à peu près assurée, encouragera chez les Argentins la sélection des espèces commerciales.

Les Parcs et les Jardins de plaisance ont été la conséquence de la fortune acquise par la population laborieuse.

La capitale, elle-même, marche de l'avant et entraîne les autres villes, en consacrant près de 200 hectares aux plantations d'agrément disséminées sur les Places et les Boulevards, dans les Parcs et les Jardins publics. La population sédentaire ou de passage leur fait fête.

La Flore locale est considérable et insuffisamment explorée. Cependant, les paysagistes — plusieurs sont d'origine française — ont su en tirer un heureux parti.

La Sylviculture est l'œuvre des premiers conquérants et... un peu de la nature. Les surfaces boisées y sont étendues et denses.

Les pépinières d'attente et l'extraction des plants dans les clairières sylvestres ont facilité la création des forêts du Chaco et des Missions qui sont réputées dans les industries du bois, de la teinture, de la tannerie et de la fabrication de la potasse, du brome, du papier végétal, etc.

On sait que les fourrés de ces massifs, connus sous le nom de « forêt vierge », sont hantés par des fauves dangereux, alors que le singe se balance aux lianes, le castor construit sur le bord des fleuves, l'autruche (nandu) vagabonde et niche dans les « Cartaderos » de la pampa, les Gynériums de la plaine.

Sans sortir de notre cadre, nous pouvons dire que l'éducation des abeilles et le peuplement des cours d'eau ont augmenté le revenu de ceux qui s'y livrent.

Les Ecoles d'agronomie, avec cours d'arboriculture, dont le règlement est quelque peu calqué sur les nôtres, ont rendu de grands services à la population rurale. Autrefois, la jeunesse argentine fut l'hôte de nos Ecoles supérieures ou d'application; la nation a désormais pourvu à son instruction agricole.

Parmi les créations de ce genre, l'Institut agronomique et vétérinaire de Santa-Catalina, à Buenos- Aires, se place au premier rang. C'est un établissement d'enseignement supérieur qui participe à la fois de notre Institut agronomique et de l'Ecole d'Alfort.

Actuellement, trois anciens élèves de l'Institut agronomique de Paris sont professeurs à Santa-Catalina.

La botanique et l'horticulture arbustive, forestière ou potagère, y font l'objet de leçons théoriques et de démonstrations pratiques, suivies avec assiduité par les élèves,

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Des tentatives d'acclimatation de nos espèces fruitières, légumières, sylvicoles ou ornementales ont déjà produit quelques résultats, étant donnée la variété de ce vaste territoire.

Sous les auspices des Pouvoirs publics de la nation et des provinces, le 20 avril 1890, la Société Argentine ouvrait, à Buenos-Aires, ville capitale, une Exposition internationale, rurale et agricole, qui a mis en relief les productions de légumes et de fruits, à l'état naturel ou préparé, ainsi que les vins et alcools, les huiles, les sucres, les cafés, les papiers, les gommes, etc., dérivés des végétaux.

Des sections étaient réservées aux légumes ci-après : Patates, Pommes de terre, Betteraves, Pois chiches et autres, Haricots, Fèves, Asperges, Tomates, Piments, Choux, Ognons, puis les fruits et les graines oléagineuses du pays.

Les plantes économiques, les graines d'arbres, les semences de fleurs avaient leur catégorie, de même que les fruits secs, y compris les Figues et les Raisins, enfin les fruits conservés.

Plus loin, se groupaient les plans de jardins fruitiers ou potagers, de parcs d'ornement, de fermes, de colonies, etc.

L'horticulture d'utilité ou d'ornement a contribué au succès de cette fête rurale, par ses bosquets, ses plates-bandes, ses corbeilles, ses groupes disséminés sur les pelouses qui encadraient les bâtiments, hall, pavillons et galeries du concours. Toutes les provinces étaient là, représentées ; leurs richesses ont été d'autant mieux étudiées que le programme proposait deux prix : l'un de 5oo piastres, l'autre de 25o, pour les commissaires de sections qui rédigeraient les meilleurs Rapports sur les résultats du concours.

L'instruction horticole ne tardera pas à entrer dans une phase nouvelle. La ville de Buenos-Aires a récemment créé un Jardin botanique, par les soins du Directeur des Parcs et Jardins publics, M. Charles Thays, élève d'un maître parisien, M. Edouard André.

Les carrés sont organisés en plein air. De grandes serres sont construites. Les végétaux des régions chaudes et ceux des régions froides se sont donné rendez-vous dans cet établissement d'un haut intérêt, qui recueillera en même temps les richesses indigènes.

La Flore argentine encore peu connue, nous écrit le zélé fondateur du Jardin, est très nombreuse et ses représentants offrent la variété la plus grande, depuis les Hêtres toujours verts, Fagus betuloides et antarticus de la Terre de Feu, signalés et rapportés en Europe par l'anglais Joseph Hooker et le français Paul Hariot, jusqu'aux Orchidées et aux Broméliacées de Tucuman et de Jujuy.

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