VII. — Parcs publics ou privés
En lisant les récits des voyageurs à travers l'Europe, Etienne Masson (1847), Edouard André (1866), Ernest Bergman (1886), à chacun vingt années d'intervalle, on constate une extension notable dans l'art paysager austro-hongrois qui a créé de véritables modèles de l'architecture des parcs et des jardins, secondé, il est vrai, par le goût éclairé des administrations et des propriétaires.
Il nous sera permis d'invoquer le souvenir du maître français, de Barillet-Deschamps, appelé à la restauration du Prater, à Vienne, que l'on assimile à nos Champs-Elysées.
Les jardins de la cour, à Schœnbrun et à Laxenbourg, occupent un premier rang pour leur étendue; puis les jardins du prince de Schwarzenberg, du comte de Harrach, du baron de Rothschild.
Les parcs et jardins du prince de Liechtenstein à Eisgrub et à Felberg, ceux du baron Nathaniel de Rothschild à Vienne et à la Hohe Warte, ont été dessinés par notre ami Edouard André, de Paris.
Parmi les parcs de la capitale, signalons encore Augarten, Belvédère et son jardin botanique, Hetzendorf, Rathhauspark, Schœnbornpark, Volksgarten, Votivkirchen Parle, Waldsteingarten.
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Parcs des grands de la terre ou jardins et squares urbains, c'est partout le bon goût qui se manifeste et crée de nouveaux prosélytes.
La Hongrie est riche en jardins de luxe ; ils datent pour la plupart des temps où le manant travaillait sans salaire pour son seigneur et maître...
Des parcs et des jardins hongrois encore existants, ceux de l'archiduc Joseph à Alcsuth, Fiume et dans l'île Sainte-Marguerite arrivent en première ligne ; citons ensuite le parc du prince Karoly à Foth, les jardins publics de Budapest, de Ternes var et les jardins des premiers magnats du pays, des comtes Karolyi, Hunyady, Zichy, Gsekonics, Festetits, des princes Esterhazy et Bathianny.
Aux environs de Prague, un grand parc nommé « Stromovka », aux ombrages séculaires, est le rendez-vous de la population.