VI. — Floriculture
Nous ne pourrions suivre le développement de la floriculture dans les classes aristocratiques, bourgeoises ou populaires ; c'est un véritable engouement. Le nombre et l'importance des Sociétés d'horticulture en sont la preuve la plus évidente.
La capitale a donné l'exemple, en meublant ses jardins publics des richesses florales qui caractérisent notre temps.
Les fleuristes ont augmenté leurs serres et leurs bâches, et arrivent difficilement à donner satisfaction complète à leur clientèle. Il
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s'agit toujours de végétaux de serre pour les conservatoires vitrés, de plantes à feuillage pour les appartements, et de plantes toutes fleuries pour les corbeilles ou les parterres. Œillets, Rosiers, Muguets, Cannas, Nymphéas, Montbrétias, Glaïeuls, Résédas, Violettes, Pensées, Héliotropes, Giroflées, Yioliers, Galcéolaires, Cinéraires, Primevères, Perce - neige, Pélargoniums, Fuchsias viennent orner les jardins à l'intérieur, ou passent la frontière.
L'importation s'exerce avec les plantes de luxe, les ognons à fleurs, les semences florales ou potagères.
Les plantes alpines ont déjà recruté une légion de fervents.
Le succès de la fleur cueillie en Provence devait empêcher de dormir les habitants des gorges échauffées par le soleil et la population des rivages maritimes. Aujourd'hui, le littoral prépare des envois de fleurs à bouquets et à garnitures, dirigés vers les grandes villes de l'Europe septentrionale, et, le croirait-on, vers l'Italie, qui ne peut suffire à la commande de ses propres produits.