‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde [microforme]Chapitre 110 sur 356 · BEAUCHAMPS · texte numérisé non relu

BEAUCHAMPS

Beurré Beauchamps, avant 1823, Louis BenckMaxs, à Heyst-op-den-

erg :

Beurré de Welioren; 1846.

Alexandre Brvorr, à Fleurus :

Alexandrina, 1847.

Général Dutilleul, 1845.

Madame Elisa, 1848.

Marie Parent, 1851.

Napoléon Savinien, 1854.

Prévost, 1847.

Antoine BoUVvVIER, à Jodoigne :

Triomphe de Jodoigne, 1843.

Docteur Bouvier, à Jodoigne :

Léonie Bouvier.

Simon Bouvier, à Jodoigne :

Beurré Curtet, 1898.

Les frères CAPrAUMoxT, à Mons :

Beurré Capiaumont, 1787.

Florimont CASTELIN, à Etaimpuis :

Casteline, 1835,

Comte de CoLomaA, à Malines.

Beurré Coloma, vers 1800.

CuveLtEer, Vincent, à Soignies :

Délices Cuvelier, 1811 ou 1872.

Daras DE NAGuIN, Norbert, à Tour-

nai :

Aimée de Ghelin, 1865.

Délices de Naghin, 1844.

DanRas DE NAGHIN, J.-Ch., à Anvers :

Charles Gilbert, 189r.

Rousselet d'Anvers, 1869.

Souvenir de Lydie, 1870, Tardive d'Anvers, 1868.

De BisEAU D'HAUTEVILLE, à Binche:

Joséphine de Binche, 1864.

DeEcaLzLarr, à Wez, près de Tournai:

Beurré Degallait, avant 1849.

De Gaxp, Isidore, à Froyennes, près

de Tournai :

Délices de Froyennes, 1853.

DE JoxGue, à Saint-Gilles :

Bési de Mai, 1856,

Basiner, 1857,

DeLrcourr, à Cuesmes, près de Mons:

Marie-Louise,

DE RAISME, à Enghien :

Fortunée, vers 1820.

L'abbé Descnamps, à Enghien :

Orpheline d'Enghien, vers 1890.

Dizy, à Jollain :

Beurré Dilly, vers 1848.

Doruix, à Mons :

Saint-Ghislain, vers 1800,

Duruissox, à Jollain :

Beurré Dubuisson, vers 1832,

Duus, à Tournai :

Beurré Saint-François, 1868.

Duuoxr, à Esquelmes :

Beurré Dumont, 183r.

Du Morrier, Barthélemy, à Tournai:

Bergamote de Tournai, 1857, Crassane du Mortier, 1869.

Dumortrier, Ghislain :

Beurré des Augustins, 1857.

L'abbé DuQuEsxE, à Mons :

Colmar Van Mons, 1808,

DunoxpEau, à Tongre-Notre-Dame :

Durondeau (de Tongre), 1811.

Duvaz, dans le Hainaut :

Beurré Duval, avant 1833,

Major EsPEREN, à Malines :

Princesse Charlotte, 1846.

Seigneur Esperen, 1837.

Soldat Laboureur, 1820, Suzette de Bavay, 1843.

Vineuse Esperen, 18/40.

Alexandre Bivort, 1848, Bergamote Esperen, 1830, Beurré Burnicq, 18/6.

Bon Gustave, 1847.

Emile d'Heyst, 1847.

Fondante de Malines, 1842, Fondante de Noël, 1842.

Grand Soleil, vers 1840.

Joséphine de Malines, 1830.

La Juive, 1843.

Passe Colmar musqué, 18/5.

Poire-Pèche, 1845.

EveranpD, Gabriel, à Tournai :

Beurré de Naghin, vers 1840, Colmar Daras, 1845,

Colmar du Mortier, 1840.

Délices Everard, 1842.

FONTAINE DE GnELIN, à Mons :

Beurré de Fromentel, 1865.

Beurré de Ghelin, 1855.

Général Tottleben, 1842,

GAMBIER, à Rhodes-Sainte-Genèse :

Beurré de Jonghe, 1852.

Beurré Gambier.

Marie-Louise d'Uccle.

GiLLEs, Adolphe, à Antoing :

Beurré Gilles, 1857.

Curé GRéGoiRe, à Saint-Amand :

Beurré Saint-Amand, 1853,

GATHOYE, à Liège :

Edouard Morren, 1852.

Gi£r, à Audenarde :

Le Libéral, 1847.

GRéGorrEe-Néuis, Xavier, à Jodoigne : Aglaé Grégoire, 1852,

Alice Baltet, 1862,

Antoine Delfosse, 1863.

Auguste Mignard, 1865.

Avocat Allard, 1853.

Barbe Nélis, 1848, Bergamote de Jodoigne, 1865.

Beurré rouge (Grg.), 1865.

Colmar Delahaut, 1847.

Commissaire Delmotte, 185.

Consul Ladé, 1864.

Docteur Lenthier, 1853.

Eugène Maisin, 1865.

Hélène Grégoire, 1852, Hubert Grégoire, 1857.

Léon Grégoire, 1859,

Léon Poncin, 1859,

Louis Grégoire, 1844.

Madame Grégoire, 1860.

Monseigneur Sibour, 1855,

nn

Nouvelle Fulvie, 1854.

Président Gilbert, 1870,

Président Royer, 1862.

Prince impérial de France, 1856.

Secrétaire Rodigas, 1898,

Sœur Grégoire, 1558,

Souvenir de la reine des Belges, 1850,

Souvenir de Léopold I", 1865.

Vice-Président Delahaye, 1858,

Vingt-cinquième Anniversaire, 1856

Zéphyrin Grégoire, 1843,

Zéphyrin Louis, 1849.

L'abbé Hanpexronr, à Mons :

Beurré d'Hardenpont, 1759.

Beurré Rance, 1762, Délices d'Hardenpont, 1759.

Fondante du Panisel, vers 1702, Passe Colmar, 1758,

HeLLixcKx, à Alost :

Colmar d’Alost, 1840.

Hucé, Nicolas, à Mons :

Monseigneur Gravez, 1869,

Kevers, à Saint-Josse-ten-Noode :

Madame Verté, avant 1818.

Les demoiselles Kxoop, à Malines :

Poire des Deux-Sœurs, vers 1840,

LéGiponr, Martin, à Larbuisson :

Légipont (Fondante de Charneu), vers 1800,

LEMYÉ, à Bonsecours :

Bési Macaron, 1859.

Luorr, à Mons :

Reine des Poires, vers 1800.

Lrianr, à Mons :

Beurré Liart (Poire Napoléon), 1808.

Mizcer, à Ath :

Madame Millet, 1852,

Néris, à Malines :

Bonne de Malines, vers 1815.

PaAPrELEu, à Wetteren :

Beurré Payen, avant 1846,

PARMENTIER, à Nivelles :

Beurré Parmentier, vers 1840.

ParenxosTER, à Enghien :

Bronzée d'Enghien, vers 1830.

PRINGALLE, à Lesdain :

Beurré Pringalle, 1859.

SIX, à Courtrai :

Beurré Six, 1845.

SPAE, Fr., à Gand :

Beurré Spae, 1867.

Beurré perpétuel, SPRINGAEL, à Hal :

Sydonie Springael, STERCKMANS, à Louvain :

Beurré Sterckmans, Tuvencixekx, à Malines :

Becurré d'Avoine, VAN CAUWENBERGUHE, à Audenarde :

Henriette Van Cauwenberghe, vers 1897, Vax Dnressoure, à Ledeberg-lez-Gand :

Beurré Van Driessche, 1858, VAN Grerr, à Gand :

Beurré Jean Van Gcert, 1864, Vax Moss, à Bruxelles :

Alexandre Lambré, 1844.

Arbre courbé, 1830, Auguste Royer, 1853, Baronne de Mello(His), avant 1830.

Bési des Vétérans, vars 1890, Beurré bronzé, avant 1893.

Beurré Dalbret, avant 1834.

Beurré de Koninck, 1833.

Beurré Delbecq, 1833, Beurré de Mérode (Doyenné Boussoch), vers 1800, Beurré d'Hardenpont d'automne, Beurré du Mortier, 1818, Beurré Gens, 1827.

Beurré Liégel d'automne, vers 1840, Cadet de Vaux, avant 1816, Charles Bivort, avant 1842.

Charles Frédérickx, 1840.

Colmar d’Arenberg, vers 182r, Comte de Flandres, 1843.

Conseiller à la Cour, 1840.

Cumberland, vers 1827, De Bavay, avant 1830, Délices de Lowenjoul, 1839.

Des Chasseurs, 1841.

Doyen Dillen, 1843.

Duc de Nemours, avant 1833.

Espéïine, 1826.

Léon Leclerc de Laval, 1816.

Louise de Prusse, 1826.

Nec plus Meuris, vers 1822.

Nouveau Poiteau, 1843.

Théodore Van Mons, 1843.

Thompson, avant 1820.

Triomphe de Louvain, vers 1822, Van Marum, 1820. ‘ Vicomte de Spoclberg, 1827.

A tous ces fruits d'origine connue, on peut ajouter les poires: Ananas de Courtrai, variété découverte avant 1774, dans le clos

de Six, jardinier à Courtrai.

Becurré Diel, trouvée en 1800 par Meuris, jardinier de Van Mons, à la ferme des Trois-Tours, à Perk, près de Vilvorde.

Doyenné d'hiver, fruit revendiqué par plusieurs localités.

Fondante des bois, trouvée par Châtillon, d’Alost, dans un bois des

environs de cette ville, vers 1700

Les autres genres fruitiers ont gagné des nouveautés, mais en faible proportion. Il y a cependant des fruits locaux intéressants, plus ou

moins mal déterminés,

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Nous avons dit que les diverses provinces de la Belgique produisent des fruits pour l'exportation.

La Cerise y est assez abondante: les variétés rentrent dans les groupes Cerise, Griotte, Bigarreau, Guigne,

La Groseille, le Cassis, la Groscille à maquereau garnissent les dessous des vergers du littoral, ou entrecoupent les potagers, et se dirigent ensuite vers l'Angleterre,

Les Noisettes sont recueillies sur les talus et les lisières de taillis et de fourrés; des courtiers les recueillent et les envoient en Russie,

La Pêche est représentée par de beaux fruits d'espalier :

Double montagne, Léopold Ier, Raymackers, Nectarine Galopin, indigènes, et nos bonnes Pêches hâtives, fertiles et colorées, Les arbres sont artistement dirigés.

En plein vent, on récolte la Pêche d'Oignies et le Brugnon dit Féligny. Ces deux variétés se reproduisent par le semis de leur noyau.

Sur les rives de la Meuse, aux confins de la Hollande et de l'Allemagne, la récolte des Cerises et des Prunes est achetée sur pied, Les intermédiaires au compte de l'Angleterre ont contribué à la majoration des prix de vente,

La Prune Victoria est, après la Reine-Claude et la Mirabelle, la plus répandue; elle est destinée aux voisins de la Grande-Bretagne.

Les Compagnies de transport favorisent le commerce des fruits pour Londres, en affichant dans le pays de production le cours des marchés anglais et en ajoutant des conseils, tels que : « Envoyer la Reine-Claude quand elle prend le jaune, et la Mirabelle dès qu'elle a acquis une légère teinte rougeûtre... » La Compagnie fournit les paniers à emballage, et les ramène franco.

Pendant la saison, des cargaisons de tous fruits provenant des marchés de Saint-Trond et de Tongres, arrivent à Tirlemont, destinés à la Grande-Bretagne.

Le raisin récolté sous verre est une branche des plus importantes de la Pomone belge.

Propriétaires, cultivateurs, industriels, jardiniers... ont une vinerie pour leur agrément ou leur commerce,

Le village de Hoeilaert, perché sur un mamelon, a près de 80 hectares de vignes sous abri vitré.

Le Frankenthal ou Black Hamburgh est le cépage dominant ; il a été longtemps le seul. Mais il a fallu lutter avec la France depuis l'application de nouveaux tarifs de douane, et, pour entretenir la clientèle, la greffe est venue transformer les Black Hamburgh en Black Alicante et Gros Colman, pour les fournitures d'hiver,

Un seul établissement de cette commune occupe 200 serres à vignes; il absorbe par an 150 wagons de 10,000 kilogr, de houille et produit 50,000 kilogr. de raisins, D'où cette conclusion que 30 kilogr, de charbon de terre sont nécessaires à l'obtention d'un kilogr, de raisins,

Le matériel, quelque peu primitif, est en partie établi par le personnel de l'établissement,

Patrons et ouvriers deviennent tour à tour jardiniers, maçons, charpentiers, vitriers, chauffeurs, primeuristes, fabricants de cais. settes à emballage, ete,

Il existe d'ailleurs, dans le voisinage ct au delà, des installations bourgeoises plus élégantes, ayant aussi un but commercial,

Les vergers abrités se multiplient en Belgique. Sous les vitraux tapissés de pampres de vignes, de petits arbres élevés en caisse : Pêchers, Cerisiers, Abricotiers, Pruniers, — souvent Poiriers et Pommiers — sont là, fructifiant en pleine terre ou en pot.

Les lacunes sont remplies par les Fraisiers et les Tomates, dont la production rapide permet d'attendre la fructification plus lente des arbres fruitiers,

Tous ces fruits se vendent sur place et doivent aborder ensuite au Royaume-Uni,

Le Gouvernement prend soin d'organiser des halles de vente aux ports d'embarquement; les fruits et les légumes y seraient vendus sur échantillon, avant la remise totale au steamer. On éviterait ainsi les déchets et les ventes à vil prix de marchandises souvent encombrantes, toujours fragiles et périssables,

Le système préconisé par M. Amelin, qui fut chargé des questions horticoles et de transports au Ministère de l'Agriculture, a fonctionné à Londres, à Hull, à Leith.

À l'arrivée des paquebots, les consignataires font des ventes de fruits à la criée sur « échantillon ». Les commandes fermes transmises par dépêche arrivent alors par le premier navire,

La Belgique a développé considérablement son exportation fruitière et potagère, et a dû forcément modifier son mode de culture et d'exploitation.

En 1889, avec 600,000 boisseaux de fruits envoyés en Angleterre, elle devenait pour ce pays le fournisseur le plus important de l'Europe, — sous le rapport du nombre de fruits, — car la France et la Hollande figurent au tableau des douanes avec une valeur argent supérieure, La même remarque s'applique à l'Espagne, où la majorité des fruits exportés se compose d'Oranges et de Limons,

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VIT. — Production florale.

« La Belgique est le pays des fleurs, et Gand la capitale de Flore », répètent les journaux lors des floralies gantoises,

Ce petit coin de terre, si heureux en jardinage, à force de travail acquis et de science développée, n'est-il pas la patrie des botanistes déjà nommés et des explorateurs tels que Funck, Galeotti, Ghiesbreght, Libon, Linden, Schlim, Van Houtte et autres, qui oni fouillé les cinq parties du monde ?

La Belgique n'a-t-elle Pas vu se fonder et grandir les beaux établis. sements horticoles de Bruxelles, de Gand et de Ge itbrugge, de Liège, d'Anvers, de Bruges, de Vilvorde, de Wetteren ? Et les visiteurs n'ont-ils pas conservé un agréable souvenir des réceptions enthousiastes et confraternelles, de la pépinière commerciale et des Parcs somptueux entretenus par de riches amateurs ? Pertout des Végétaux de luxe, de hautes nouveautés et des plantes populaires d'appartement ou de marché.

Les Orchidées s'y sont donné rendez-vous et charrment les regards par leurs étonnantes variations. Des auteurs distingués en ont pénétré les secrets mystérieux,

Les Palmiers y trouvent leur dernier degré d'adaptation à la serre froide, ou sous les dômes vitrés du grand domaine.

Les Broméliacées épanouissent leurs hampes curieuses, au centre d'un feuillage rigide.

Les Fougères s'élancent sur un stipe rugueux, ou couvrent le sol de frondaisons élégantes.

Et ces plantes à feuillage, si recherchées dans les magasins de plantes vivantes, qui sont semées ou bouturées, puis vendues à différents âges, sur place, ou exportées !

Mais les Rhododendrons, les Camellias, les Azalées s'y multiplient d'une façon prodigieuse, Tous les ans, des millions d'élèves greftés s'échappent des trois cents laboratoires gantois et vunt courir le monde, l’animant de leurs corolles admirables de forme, de tenue, de couleur,

La haute serre chaude a recueilli les végétaux des régions équatoriales et les entreméle de Nepenthès, de Bertolonias, de Caladiums, de Crotons et de toute la série de plantes originales que chaque saison voit apparaitre.

Un abri plus tempéré recucille les Amaryllis, les Clivias, les Gloxinias, les Achimènes, les Aroïdées..…, égayant la tonalité un Peu vague des arbustes du Cap ou de l'Australie.

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La modeste bâche se contente des Cinéraires, des Calcéolaires, des Œillets, des Primevères, des Résédas, des Pervenches, des Hotéias, des Cyclamens, plantes faciles à multiplier et à vendre.

Les arbustes verts de pleine terre sont élevés, comme les Coniféres, en terrain frais et léger; le chevelu se forme aux racines et en assure le succès. — Anvers, Tournai, Rochfert, Nyregene, Malines sont des centres renommés de cette branche dendrologique.

Le Laurier-Sauce est cantonné à Bruges ; on le dresse en pyramide branchue ou en boule sur tige, et il est vendu en caisse ou en bac — sinon en pot — dans les pays septentrionaux où l'Oranger vient mal, où le Nérium reste chétif.

Anvers, Liège, Namur, Tournai, Mons, Louvain ont des établis. sements mixtes consacrés aux pépinières d’essences fruitières ou forestières, aux serres, aux Rosiers, aux plantes de pleine terre.

Malines et Liège cultivent les plantes de collection ; Bruxelles et Louvain, les plantes de marché.

Verviers a conservé sa réputation pour les Œillets,

Gand et ses environs comptent, dit-on, huit hectares couverts par le vitrage des fleuristes et des multiplicateurs de plantes vertes.

Les constructions de serres et de bâches vitrées dans cette grande ville, et leur entretien, sont moins onéreux qu'en France, en raison du prix du fer, du verre, de la houille, de la terre de bruyère et de la main-d'œuvre.

Les villages de la banlieue gantoise concentrent leur travail sur des spécialités de productions arbustives et florales."

Il en est qui se limitent à quelques variétés d'Azalées; donc, ils peuvent vendre à plus bas prix.

Les villages suburbains se livrent également aux cultures de plein air, d'arbustes et de plantes de marché,

Dans ces parages, le sol tourbeux se prête au développement des Hotéias, cette charmante Spirée vivace, d'origine japonaise; on l'expédie par centaines de touffes (mottes de racines) en tonneaux à clouterie ; les fleuristes les achètent et les forcent pour les revendre fleuries au mois de mai,

Nos souvenirs se reportent au temps où Louis Van Houtte s'enthousiasmait devant les premiers Bégonias bnlbeux. Quels progrès depuis vingt-cinq ans!

Il s’enthousiasmait déjà, le grand maitre, en 1837, lorsqu'il décrivait

les Glaïeuls obtenus par Beddinghaus — un perfectionneur aussi du

Pyrèthre. — Ces Glaïeuls extraordinaires étaient la conséquence d'une hybridation du Gladiolus Psillacinus rapporté du Cap, en 1893, avec les Gladiolus floribundus et cardinalis, importés en

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1780. Le Glaïeul de Gand était créé; mais à quels prodiges ne s'est-il pas prêté depuis, sous le pinceau de nos fécondateurs ?

N'est-ce pas Van Houtte, ce créateur de la « Flore des Serres » et de l'École d'horticulture de Gentbrugge, n'est-ce pas lui qui construisit le premier aquarium sous verre pour y implanter une Nymphéacée gigantesque de l’'Amazone..……, Victoria regia?

Il fut aussi l’un des premiers à tenter la culture des Ognons à fleurs, à la façon de la Hollande.

Van Houtte aimait à collectionner et à répandre. Il protégeait les jeunes ! Il chérissait la France!

En tout temps, combien d'établissements célèbres où remarquables? Blancquaert, Burvenich, Buysse, De Cock, De Coster, Dallière, Desbois, Duriez, Jacob-Makoy, D'Hasne, Linden, Peeters, Pynaert, De Smet, Spae, Story, Van Coppenolle, Van Eeckhaute, Van Geert, Vermeire, Verschaffelt, Vervaene, Vervaet, Vuylsteke, ct de plus modestes, mais non moins sérieux producteurs, approvisionnant les maisons principales !

En 1874, au Congrès international de Vienne, un maître horticulteur-conférencier gantois, Hubert Van Hulle, prononçant un discours sur l'horticulture belge, aflirmait que sur le territoire de Gand, un établissement dit de première classe fabriquait alors, annuellement, plus d’un million de plants, y compris les bulbes, soit :

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