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Le personnel se compose d'un jardinier-chef et d'un aide-jardinier, Celui-ci est chargé de la surveillance des élèves : il les accompagne de la maison-mère, où ils sont logés et nourris, jusqu'au jardin situé en dehors de la Ville,
Le nombre des élèves est généralement de 12 à 15, âgés de quatorze à dix-huit ans ; ce sont de jeunes orphelins indigents, recueillis par l'Administration des Hospices, Ils reçoivent jusqu'à leur sortie une instruction primaire et des notions élémentaires théoriques, mais pratiques avant tout, sur le jardinage,
Outre le logement, la nourriture et l'entretien, tout élève obtient une paye annuelle variant de 4o à 120 francs, qui est plucée à la Caisse d'Épargne, De plus, on donne à chacun, selon son mérite, une petite gratification mensuelle dont il dispose librement,
Les plus anciens élèves deviennent chefs de section et instruisent les commençants., À leur sortie, ils sont placés comme garçons jardiniers, soit en maison bourgeoise, soit dans des établissements d'horticulture,
Le jardin est d'une superficie de 2 hectares. Un pulsomètre, mu par la vapeur, élève l'eau dans un réservoird'oûelle est distribuée dans toutes les parties du jardin. Un hectare de terrain est consacré à la culture potagère et aux primeurs, Une petite serre à deux versants et une centaine de châssis servent à l'élevage et à la conservation des plantes.
Une école fruitière importante permet aux élèves d'apprendre à connaître les meilleures variétés de fruits et les formes d'arbres les plus avantageuses. Plus de 800 mètres carrés de murs sont garnis d'espaliers et de treilles, et les contre-cspaliers présentent au moins 1.200 mètres de superficie,
L'arbusterie et la floriculture sont disposées en corbeilles, en massifs ou par plates-bandes,
Un jardin botanique, classé selon la méthode De Candolle, contient cuviron 250 espèces intéressantes au point de vue médicalou industriel,
Quelques petites pépinières permettent aux élèves d'apprendre la multiplication des végétaux ligneux, le greffage de la vigne, etc.
Au centre du jardin se trouve un observatoire météorologique pourvu de tous les instruments usuels.
De temps en temps, le dimanche, on organise des herborisations, des excursions viticoles ou horticoles,
Le jour de la saint Fiacre, les élèves font un petit voyage de 50 kilomètres environ. Les frais sont couverts par une caisse modeste alimentée par les menues gratifications versées par des visiteurs ou des clients ; le surplus est employé à l'achat de livres et d'outils de jardinage qui sont tirés en loterie,
L'Orphelinat horticole de Chambéry, dirigé par l'abbé Costa de Beauregard, a été fondé en 1868, en faveur des orphelins de la Savoie ; une Société civile en assure l'existence légale.
Les enfants, reçus en bas âge, restent à l'école jusqu'à dix-neuf ans. Sur 150 places d'élèves, 100 sont absolument gratuites.
La section des apprentis jardiniers, âgés de treize à dix-neuf ans, est confiée à des maîtres ecclésiastiques et à des chefs de culture. Un jardin de trois hectares, garni d’espaliers, de serres et de cultures potagères, facilite les démonstrations pratiques.
L'Orphelinat a pris part aux concours de la région.
L'Asile de Saint-Philippe, à Fleury-Meudon, près de Paris, dû aux libéralités de la Duchesse de Galliera, confie à des Frères l'instruction horticole de jeunes orphelins qui lui sont confiés.
Le domaine est spacieux et comprend d'intéressantes collections arbustives et pomologiques.
Les élèves sont dest'nés à travailler ensuite dans les établisse. ments de produit ou les maisons bourgeoises.
L'École de Jardiniers, à Igny (Seine-et-Oise). Instituée sous le vocable de Saint-Nicolas, l'École des Frères d'Igny choisit parmi ses élèves ceux qui ont des aptitudes au jardinage, et leur donne pendant plusieurs années une instruction horticole, par les soins de Frèresprofesseurs et de moniteurs-chefs de pratique.
Sur 500 élèves, 75 sont âgés de quatorze à dix-sept ans et se destinent à la profession de jardinier.
Le jardin fruitier et le potager ont une contenance de 10 hectares,
L'École d'Igny prend part aux concours agricoles et horticoles: ses élèves sont promptement placés.
L'Asile Fénelon, à Vaujours (Seine-ct-Oisc), d'une étendue un peu plus grande, est une institution parallèle à la précédente, vivant, comme elle, de donations particulières et de la Caisse générale des Frères de la Doctrine chrétienne. Sa fondation remonte à 1843.
4o élèves-jardiniers y constituent l'effectif horticole,
Le département de Seine-et-Oise possède encore trois Asiles :
L'Orphelinat de l’Assomption, à Elancourt, près Trappes, fondé en 1859, recueillant jusqu'à 300 orphelins et faisant donner à 30 ou 4o d’entre eux, à son École de jardinage de La Roche, une instruction pratique — surtout potagère — dès qu'ils ont atteint l'âge de treize ans. Le jardin a 5 hectares de superficie,
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L'Asile départemental de Saint-Cyr, occupant 5 hectares de jardins, et transformant en apprentis jardiniers une trentaine de garçons de cinq à seize ans, sur 100 élèves qui lui sont confiés,
L'Orphelinat de Louveciennes, fondé ct entretenu par M: et Mre Jules Beer dans leur domaine de Voisins, créé en faveur d'enfants moralement abandonnés, âgés de douze à dix-sept ans; ils reçoivent une double instruction primaire et horticole, et retrouvent les bons exempies de la vie de famille.
Un jardinier-professeur est attaché à l'établissement ; une quarantaine d'élèves y ont été promptement recueillis,
École des Jardiniers de Ferrières. Celle-ci a son caractère particulier ; elle est exclusivement réservée aux garçons jardiniers el apprentis du Domaine de Ferricres-en-Brie (Seine-et-Marne), appartenant au baron Alphonse de Rothschild, et dont les jardins, serres, polagers et vergers sont dirigés, depuis de longues années, par l'honorable famille Bergman.
En organisant cette institution utile et unique, ou à peu près, M. Ernest Bergman s'est inspiré, sans doute, des souvenirs de l'École de pépiniéristes de La Rochette, près de Melun, fondée par Moreau, ou de l'Institut royal de Fromont, près Ris, créé par Soulange-Bodin, connus de ses ancêtres. N'a-t-il pas entendu parler des Écoles plus modernes : d'Écully (Rhône), due à Charles-Fortuné Willermoz ; de Chaltrait (Marne), où le comte Léonce de Lambertye apprenait à ses jardiniers la botanique, la taille des arbres, les semis de fleurs et de légumes, l’art du primeuriste ? Toujours est-il que l'École des jardiniers de Ferrières fait l'éloge de son auteur,
Un bâtiment spécial est affecté au logement des garçons et apprentis jardiniers. La nourriture est prise à la maison et leur coûte de 40 à 50 francs par mois.
Un règlement détermine les heures de travail ou de garde, les gratifications, les amendes, le service de la bibliothèque, ete,
Ajoutons que celle-ci, propriété des élèves, est fort bien composée d'ouvrages et de publications horticoles ou botaniques de l'Europe.
Les lectures, les études de dessin, de musique et autres ont lieu le soir; une bonne confraternité s'établit entre les élèves.
De 1875 à 1894, il y est entré 200 garçons jardiniers ; 45 y sont en ce moment. Quelques-uns ont dix-sept années de séjour.
Les gages mensuels varient de 90 francs à 150 francs,
Les jardins de Ferrières offrent à ces jeunes gens un enseignement à peu près complet de toutes les branches de l’horticulture,
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IT. — Sociétés d’horticulture.
Depuis un temps immémorial, les jardiniers avaient compris l'intérêt qu'il y a pour eux à se réunir, à se grouper et à s’entretenir de leurs petites affaires. Vers la fin d'août, on célébrait avec entrain
t respect le patron des jardiniers, saint Fiacre. On ne manquait pas d'assister aux funérailles des confrères ou de leur famille.
Il y avait même des corporations où les secours étaient donnés gratuitement aux membres adhérents, moyennant une faible cotisation, et les travaux interrompus par la maladie ne tardaient pas à être repris par les confrères valides. Quelques-unes de ces confréries existent encore ; l'esprit qui les animait a persisté ; mais les intérêts de la science et de la propagande horticole sont restés étrangers au but de l'association.
Quelques Sociétés d'agriculture où d'économie rurale — dont la Société nationale d'Agriculture de France a toujours été la plus haute expression — traitaient pourtant dans leurs réunions des questions de jardinage, quoique d'une façon incidente ; c'est une des raisons qui excitèrent les amis des jardins à se grouper d'une façon spéciale, stimulés déjà par la lecture des journaux, de l’'Almanach du Bon Jardinier et d'autres publications en vogue,
Sans remonter jusqu'à la Société des jardiniers et des amateurs de Gand, qui s'organisa en 1808, alors que cette ville était incorporée à notre lerritoire, on peut dire que la première Société d'horticulture créée en France l'a été à Paris, le 11 juin 1827. Le Roi s'en déclara protecteur, et sa cassette payait les jetons de présence des membres du Conseil d'administration.
Les séances furent tenues régulièrement et le journal parut à date fixe; cependant, la première exposition n'eut lieu que le 12 juin 183r.
Pendant cet intervalle de quatre années, les amis des jardins habitant la ville de Nantes fondaient la Société nantaise d'horticulture, le 21 mars 1828 et organisaient une exposition le 29 juin suivant, à l’occasion du passage d’une princesse du sang.
Vinrent ensuite les fleuristes, les pépiniéristes, les botanistes de Lille, qui s’associaient le 16 août 1898, et manifestaient leurs intentions, huit mois après, par une exposition publique.
Ces faits étant connus par la presse et par les relations qui existent depuis longtemps dans le monde horticole, des associations analogues s'installent où le groupement des amateurs et des prati-
ciens devient facile, surtout quand un homme actif et considéré se place à la tête de l'organisation et entraine les adhérents à sa suite,
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Nous devons dire que les statuts de toute exeluent les questions étrangères à leur guère dans leurs moyens d'action :
Séances et bulletins périodiques, — Expositions publiques. Conférences et leçons pratiques. — Propagande des Végétaux,
Un certain nombre possèdent un jardin d'études et d'expériences, dirigé par un professeur conférencier.
Quelques-unes se sont annexé une caisse de secours mutuels en faveur des vicillards, des malades et des orphelins,
D'autres créent des bourses ou des subsides en argent, destinés à subvenir à l'entretien d'élèves dans une école d’horticulture,
D'autres encore fêtent saint Fiacre, patron des jardiniers, et profitent de la circonstance pour récompenser les travailleurs et célébrer, le verre en main, la prospérité du jardinage et la bonne confraternité de ses adeptes.
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En général, les Sociétés encouragent les profess instituteurs qui les secondent dans leurs e Les ressources financières des Société
S sont le produit des cotisations, des subventions de l'Etat ou des administrations locales, et des dons particuliers,
eurs et les forts.
Une vingtaine de ces associations sont r publique. Leur situation financière le permettant, elles jouissent d'un état civil qui les autorise à recevoir des legs et don
Plusieurs Sociétés ont subi la
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ations,
loi fatale d'une existence mouvementée. La majeure partie a progressé ; quelques-unes ont sombré ou se sont mises en sommeil.
La présence ou l'absence de Sociétés horticoles n'empêche pas l'action de certains Comices et Sociétés agricoles, appelant à leurs concours et inscrivant au programme de leurs études l'horticulture, la viticulture, la sylviculture, Le dévouement des professeurs d'agriculture leur vient en aide sur ce point.
L'horticulture n'est-elle pas un peu le 1 la pépinière de ia sylviculture et n'est-ce viticulture en combattant l'oidium par le cuivre, le phylloxéra par la greffe ?
Remercions aussi les Sociétés de botanique leurs études sur le domaine
aboratoire de l'agriculture, pas elle qui a secouru la soufre, le mildew par le
qui, tout en concentrant des sciences naturelles, favorisent le progrès du jardinage, les Comices viticoles et le forestières qui empruntent à l'arboriculture et à l° les méthodes de reproduction et d'entretien d
S Associations art de la pépinière es végétaux ligneux.