ARBRES RÉSINEUX
Fitz-Roya palagonica ; Juniperus drupacca $ — excelsa ;
Podocarpus neriifolia :
Prumnopytis clegans ; Saxe-Gothiva conspicua ; Torrcya taxifolia $
— nucifera; Wellingtonia gigantea ;
— secmpervirens.
VÉGÉTAUX GRIMPA NTS.
Muchlenbeckia Nüuninulariefolia ; Passiflora cœrulea ; Pucraria Thunbergii 3 Rhynchospcrmum jasminoides ; — Sinensis ;
Rosa Banksiæ ;
— Camellieflora ;
— indica ;
— thyrsiflora ; Schizandra CoccinCa ; Semele androgyna ; Smilax aspera :
— INauritanica ; Solanum Jjasminoides ; Stauntonia hexaphylla,
FouGires.
Polystichum proliferum.
Woodwardia radicans,
BROMÉLIACÉES.
Pitcairnia bromelifwolia,
les Dianella, Eryngium,
apporté d'Amérique par le
‘ance, habite les murailles
ajoncs. Ses tiges, longues de
re
ve
(a ; ; irens.
ilarifolia ;
hinoides ; ISÏS ;
uni, Se
lia, m&ærops.
\, Eryngium,
"€, CR 1811: et érique par le
: directeur du climater et se les haies et les murailles
par l'amiral
, installé sur
longues de ver,
KRANGE 415
L'Elodea canadensis, jeté dans l'étang de la Villeneuve, en 1887, s'est reproduit, depuis, dans les cours d'eau de la région.
L'£rigeron canadensis, acclimaté depuis 1865, s’est propagé sur les talus des chemins de fer,
Le Gnaphalium undulatum, du Cap, descendu de Cherbourg par le rivage maritime, s’est implanté dans les tranchées du chemin de fer de Touïgneau, à la limite extrême du département, dans l'Est.
Le Gynerium argenteum, de Montevideo, acclimaté depuis 1860 dans les terrains secs, sur les remblais, dans les tranchées, sur le terre-plein du port du Commerce, se rencontre quelquefois aussi sur les vieux murs et les cheminées.
L'Helichrysum fetidum, au Cap, croît sur les falaises de la rade depuis 1815, et dans les tranchées des voies ferrées, depuis 1865.
L'Hieracium amplexicaule, comme la variété se plait avec les vieux édifices.
Le Mesembrianthemum edule, du Cap, s'est installé à Roscoff, à Brest et en pleine ile de Batz.
L' (ÆEnothera stricta, du Cap, et la variété rosea, du sont implantées dans les vieux bâtiments et les 1 moulin à poudre,
L'Ophiopogon Japonicus, qu’on emploie à la confection des pelouses, forme partout de superbes bordures,
Le Scilla hemispherica, d'Espagne, pullule désormais à R oscanvel, à Saint-Jacob en Loperhet et au Conquet.
Le Vittadinia triloba, Composée australienne, s'est acclimaté sur les falaises et au centre des gares, où elle e de « Pâquerette des murailles ».
Parmi les arbres et arbustes ligneux :
L'Alnus cordata, originaire de la Corse et de l'Italie, se re à peu près partout en Basse-Bretagne.
Le Cistus hirsutus se mêle aux ajoncs des Landes de Kerwallon.
L'Erica pob'trichifolia, du Cap, a envahi le jardin et les tranchées du chemin de fer, où on le recèpe pour en faire du bois de feu.
Le Genista maderensis foisonne à travers les jardins de Brest, Landerneau et Morlaix.
Le Veronica decussata, d'Australie, Couvre les rochers de la pointe du Finistère, et constitue, à l'ile d'Ouessant, des bordures élégantes ou des haies fleuries, hautes de 8 mètres, Les habitants l'ont appelé « Myrte d'Ouessant ».
Mais le plus bel exemple de naturalisation est, sans conteste, l'Araucaria imbricata, du Chili.
orangée, à Guipavas,
Mexique, se andes humides d’un
st connue sous le nom
ssèmce
À vingt kilomètres de Brest, au Penandreft, un groupe d'arbres
de cette espèce, plantés en 1893, atteint aujourd'hui une hauteur de 24 à 25 mètres, fructiliant depuis une vingtaine d'années ct fournissant même des semis naturels.
Le Jardin botanique de la Marine, à Brest, est done un jardin d'expériences et d'acclimatation.
Jardins d'études et de vulgarisation.
En dehors des jardins botaniques, véritables foyers d'enseignement scientifique, relatifs à la plante, il existe un certain nombre de jardins d’études et d'expériences, sans parler des jardins annexés aux Écoles d'agriculture et aux Écoles normales ou primaires.
Les uns sont adjoints à des établissements commerciaux, généralement ouverts aux amateurs; des collections végétales intéressantes s’y trouvent réunies, étudiées, comparées, multpliées, renouvelées.
Les autres ont été créés par des Sociétés horticoles déjà citées, ou font corps avec: des parcs publics, des squares, des promenades, appartenant soit aux villes, soit aux administrations de toute nature; ils sont fréquentés par le public.
Ajoutons les domaines, les pares, les propriétés particulières où des amateurs éclairés et passionnés cherchent à grouper, à classer, à déterminer, à faire connaître les végétaux d'utilité et d'ornement.
Te Muséum d'histoire naturelle de Paris, si riche sous tous les rapports, ne fera point oublier aux amis de la nature, ni le Jardin d’Acclimatation, ni les ombrages, les corbeilles fleuries et le carré aux arbres fruitiers du Luxembourg.
Avec ses parcs immenses, ses admirables parterres, ses bosquets, ses pelouses, ses taillis, ses avenues, la Ville de Paris n'offre-t-elle pas au promencur des sujets variés d'instruction, et, au travailleur, un enseignement pratique et raisonné ©?
Visitez ses pépinières d'Auteuil, son fleuriste de la Muctte, son verger de Saint-Mandé, jusqu'à son immense dépotoir de Genncvilliers, qui fertilise des cultures potagères ou arbustives, et vous vous rendrez compte des puissants moyens d'action, des ressources infinies et de la valeur du personnel d'élite dont la capitale dispose en faveur de ses plantations.
Enfin, tout en respectant le chef-d'œuvre de Le Nôtre, à Versailles, l'État conserve, entre autres, à Trianon, les richesses dendrologiques découvertes par André Michaux, dans l'Amérique du Nord,
ui une hauteur ne d'années et
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FRANCE 419 Imitant Paris, Lyon conserve un Tête d'Or, où viennent s'approvisio Cité laborieuse,
À Marseille, le parc Borély reste un de du touriste,
Bordeaux, Nantes, Cherbourg, Angers exhibent, dans un cadre charmant, des Végétaux délicats sur différents points du territoire,
Lille, Rouen, Beauvais, Soissons, Chartres, savent allier le clos fruitier aux méandres de l’art Paysager.
Saumur à commencé par 1
lang supérieur à son Parc de la nner Îles jardins publics de la
8 plus agréables souvenirs
a viticulture ses champs d'instruction.
Hyères agrandit son jardin d'acclimatation, bien au delà du Clos- Aiguier, et Nice couvre d’un Manteau de fleurs le lit du Paillon, sec ou tumultueux.
Rappelons encore quelques plantations renommées :
La Pépinière et les places publiques de Nancy;
La Patte d'Oie, les avenues et les squares de Reims ;
Le Peyrou et les jardins de Montpellier :
Le Parc et les Squares de Dijon :
Les Jardins des Plantes de Toulouse, de Clermont-Ferrand, de Grenoble, de Caen, d'Avranches, de Cherbourg : :
Les squares, les boulevards, les Promenades d'Amiens, de Tours, du Mans, de Rennes, de N îimes, d'Avignon, de Châlons, de Troyes, de Moulins, de V alenciennes, de Langres, de Roubaix, d'Épinal, de Melun et de nombreuses villes de l'intérieur ou du littoral.
C'est de l'hygiène à Pleins poumons qu'assurent ainsi, aux habitants, les Municipalités soucicuses de la santé Publique, C'est aussi un attrait Pour l'étranger, en même temps qu'un moyen
d'instruction, quand les plantations ont été combinées avec science et bon goût.
Sous ce rapport, la plus intéressante des cr
agréables est, à COUP sûr, la villa Thuret, au Cap d’Antibes, Remarquable Par les importations et les essais de naturalisation, elle a rendu les plus grands services à l'horticulture de
Voici ce que dit, de ce coin privilé M. Charles Naudin, de l'Institut, le s qu'il a bien voulu rédiger, sur
éations utiles et
tous les pays, gié de la Provence maritime, avant directeur, dans une note nos instances, Pour cet ouvrage :
Cour D'œr, SUR L'HORTICULTURE MÉRIDIONALE,
[y a, à Proprement parler, deux midis en F1 mêmes latitudes, juxtaposés l’un à l'autre par leur climat et leurs produce abord, qu'ils sont séparés
ance, placés sous les » Cl néanmoins si différents tions qu'on Pourrait croire, au premier Par toute la largeur de l'Océan, L'un
mn re
d'eux est situé dans ce que les météorologistes appellent le climat girondin ; l'autre appartient au climat méditerranéen, qui règne sur tout le périmètre de la Méditerranée, en Europe aussi bien qu'en Afrique. Chacun d'eux a sa végétation indigène propre, et ses cultures agricoles particulières et caractéristiques.
Le climat girondin, dont la température moyenne annuelle peut être fixée, avec de légères variantes, à 12 degrés centigrades (celle de Paris est de 10°8), trouve son expression la plus nette dans le sud-ouest de la France, au sud de la Garoune, mais il s'étend, en remontant le long de l'Océan, jusqu'aux confins de la Bretagne, ou, si l'on aime mieux, jusqu'à la Loire, Le Blé, la Vigne, le Maïs ÿ sont l'objet de cultures florissantes, auxquelles s'ajoutent celles des arbres fruitiers ordinaires, dont les produits sont justement estimés. Per. sonne n'ignore que les Pruneaux d'Agen et de Tours ont acquis une réputation européenne et sont, pour cette région, une source importante de revenus. On connaît mieux encore les Vins renommés de cette partie de la France, qui, sous l'appellation générale de Vins de Bordeaux, s'exportent dans tous les pays du monde. Au total, la région girondine est une des plus belles et des plus fertiles de la France,
L'horticulture proprement dite, quoique peut-être moins avancée que dans le bassin parisien, y produit à peu près toutes les plantes d'ornement qu'on trouve dans ce dernier, et, à cause du climat plus doux qui résulte d’une latitude plus méridionale et du voisinage de l'Océan, elle élève en plein air, sur certains points, au moins, des arbrisseaux qui doivent être abrités en orangerie sous le ciel de Paris, tels que le Myrte, le Grenadier, le Laurier-rose et quelques autres. Le Figuier, quoique souvent maltraité par les hivers, y donne des fruits encore présentables : queiques Euealyptus d'Australie y résistent au froid pendant quelques années ; mais ce sont surtout les arbres forestiers de l'Amérique du nord, du Japon septentrional et de la Chine qui y récompensent le mieux les tentatives des acclimateurs, S'il était question un jour de créer un vaste arb retum, pour y réunir les arbres et arbrisseaux de presque tous les pays tempérés du globe, nul point de la France n’y conviendrait mieux que le sud-ouest, où déjà se font remarquer des plantations d'arbres exotiques on ne peut plus encourageantes.
Le midi méditerranéen, qui est pour nous le vrai midi, offre au Voyageur qui le traverse un aspect bien différent. Sa température moyenne, considérée dans l'ensemble, est de + 14 centigrades : mais, suivant les lieux et les orientations, elle peut descendre à
+ 13 degrés ou en dépasser 15, ce qui est dû à la topographie très
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accidentée du pays, où les plantes trouvent les exposilions les plus
diverses, À quoi la région méditerranéenne doit-elle la supériorité de sa température sur celle de la région girondine ? À deux causes également puissantes : d'abord l'abri que lui font les
Alpes et leurs ‘amifications contre les vents
du nord, ensuite le voisinage d'une mer européo-africaine, fortement échauffée par le long été, et qui lui envoie de la chaleur pend est surtout caractérisé
soleil pendant un ant l'hiver, Le :limat par la sérénité du ciel, La transparence de l'atmosphère, la vive lumière et l'ardeur du soleil, qui se fait encore sentir au cœur de l'h-er, Un autre caractère de ce climat c'est la sécheresse souvent extrême des mois d'été, et l'abondance de la pluie en automne et au printemps. Le thermomètre peut, exceptionnelle. ment, y descendre à 7 ou 8 degrés au-dessous de zéro, mais le froid ne dure que quelques heures de la nuit et il est rare qu'il y gèle pendant le jour. Les vents violents d'est et d'ouest (ce dernier connu sous le nom de mist ‘al) sont Presque le seul défaut du climat méditerranéen, De ces diverses conditions résulte une végétation plus ligneuse, plus dure, plu: résistante au froid et à la sécheresse que celle des contrées moins ensoleillées et plus constamment humides du reste de la France, végétation caractérisée par la persistance du feuillage des arbres et des arbrisseaux, dont le plus notable est le classique Olivier, l'arbre dominateur et nourricier de la Provence. Cest lui qui, de prime abord, frappe les yeux de l'étranger; en seconde ligne viennent les Pins maritimes, les Pins d'Alep, le Pin pignon, les Cèdres Pyramidaux, le Chêne liège, le Laurier, puis La “égélation plus humble du Myrte, des Lentisques
, du Laurier rose, de la Bruyère arborescente et de b ‘aucoup d'autres arbustes ow sous-
arbustes qui couvrent les collines arides et inexploitées, livrées aux troupeaux de moutons et aux chèvres, Une telle région est évidemment propre à la culture de b aucoup de végétaux exotiques, surtout de pays qui s'en rapprochent par leurs conditions climatériques.
La région Inéditerranéenne ge divise assez nettement en deux zones, celle de l'Olivier, qui est de b ‘aUCoup la plus étendue et qui s'élève jusqu'à l'altitude de 500 à Goo mètres, et e qu'on pourrait aussi appeler la zone des Palmiers. Cette dernivre. qui commence à Ollioules, près de Toulon, et se continue presque sans interruption jusqu'à Nice, Menton el au delà sur la côte italienne, ne s'éloigne guère des bords de la mer. 'est la partie la plus privilégiée du Paÿs, presque un lambeau de la côte africaine qui lui fait face de l'autre côté de la Méditerranée, avec la même Yégétation indigène et les mêmes plantes cultivées, Le Caroubier en
est l'arbre je plus caractéristique, et on aurait pu, il y a quelques
elle de l'O ‘anger,
nee en rennne
années, lui adjoindre le Palmier nain, s'il n'avait été extipé par le vandalisme des touristes étrangers,
Mais cette antique flore provençale a beaucoup changé d'aspect depuis une quarantaine d'années, par l'introduction d'une multitude d'arbres et d'arbrisseaux exotiques, qui rappellent la Végétation tropicale. Avant l'établissement des chemins de fer, la Provence était presque inconnue du reste de la F ‘ance, et l'horticulture, sans y être tout à fait nulle, s'y trainait dans la routine, sans avenir et sans autre guide que quelques livres de jardinage publiés à Paris et qui n'étaient point faits pour elle, Depuis que les communications avec le nord sont devenues faciles et rapides, elle s'est transformée, pour ainsi dire, à vue d'œil, De riches ét ‘angers, à l'exemple de lord Brougham, attirés par la beauté du climat, s'y sont rendus de tous les coins de l'Europe; plusieurs y ont acheté de la terre, s'y sont fixés et y ont fait bâtir ces superbes villas entourées de jardins qui font l'étonne. ment et l'admiration des voyageurs. Et comment ne s'étonneraient. ils pas à la vue de cette végétation insolite, les gigantesques Eucalyptus, les Acacias, les Arau arias, les nombreuses Myrtacées d'Australie; les Jacaranda et les Bougainvillea du Brésil, les Bambous, les innombrables tribus des Agaves, des Cactées de formes si bizarres, des Mésembrianthèmes aux corolles éclatantes, et pardessus tout des grands Palmiers, Phœnix et Cocos de différentes espèces, Jubéas, Livistonas, Sabals et beaucoup d'autres qu'il serait trop long de nommer? C'est surtout aux alentours des villes fréquentées par les étrangers, Hyères, Saint-Raphaël, Cannes, Nice, Monaco, Menton, que ces jardins se montrent dans toute leur splendeur.
Pendant longtemps la Provence n'avait guère à exporter, comme produit horticole, que des Immortelles, dont les fleurs servent à tresser des couronnes funéraires : aujourd'hui, elle est devenue le grand marché des fleurs d'hiver et de printemps, Roses, Mimosas ou Acacias, Narcisses, (Œillets, Anémomes, Renoncules, Violettes de Parme, Réséda, ete., qui s’expédient par pleines Wagonnées sur les villes du Nord, Paris, Londres, Berlin et jusqu'à Saint-Pétersbourg, On en trouvera le détail dans un mémoire présenté à la Société Nationale d'horticulture par M. IH, de Vilmorin, À ce commerce, qui lui rapporte des millions, elle n'a pas tardé à ajouter celui des fruits et des légumes de primeur, Fraises, Asperges, Artichauts et Tomates. Mais là ne s'est pas bornée son activité. Elle a compris que si la vente des fleurs coupées était une mine d'or à exploiter, elle en avait une autre dans la culture et l'expédition des plantes vivantes ; aussi de nombreux horticulteurs sont-ils venus s'établir en Provence, aux
té extipé par le
changé d'aspect d'une multitude it la végétation a Provence était Lure, sans y être air et sans autre s et qui n'étaient 18 avec le nord mée, pour ainsi lord Brougham, vus les coins de nt fixés et y ont i font l'étonnes'étonneraient.
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en avait une htes ; aussi de rovence, aux
FRANCE 4at
alentours de toutes les villes de quelque importance, depuis Marscille jusqu'à Menton, Ils profitent de l'excellence du climat pour élever des plantes qui réussissent moins facilement où ne réussissent pas du tout dans les jardins du nord, même sous leg abris vitrés, tels que plants d'Orangers et de Mandariniers, Rosiers nouveaux, bulbes et graines de toutes espèces, Araucarias, Palmiers de semis, ete,, faisant ainsi une rude concurrence aux horticulteurs du Nord de la France, de Belgique, d'Angleterre et d'Allemagne,
Une spécialité de la culture provençale dont nous de quelques mots ici, bien qu'elle soit entièrement sous 1 d'une industrie locale, est celle des plantes à parfum, uniquement destinées aux fabricants d'essences de la ville de Grasse, Plusieurs se sont enrichis à ce commerce, qui a fait la réputation de c ville, La matière première de cette industrie est fournie par les Rosicrs Gent-Feuilles, Musqués et de Damas, par les fleurs de Cassie, Acacia l'arnesiana, les fleurs et les écorces d'Oranger-Bigaradier, de Citronnier et autres arbres. Hors de ce groupe, le Géranium rosat, Pelargonium Capilatum, le Jasmin d'Espagne, Jasminum grandiflorum, la Tubéreuse, Polyanthes luberosa, l'Héliotrope, la Jonquille, ete, Des plantes indigènes et vulg leur contingent de parfums, telles que la Menthe poivrée, la Mélisse, le Romarin, le Myrte, la Violette, etc, Depuis quelques années, on distille aussi à Grasse les feuilles de divers Eucalyptus. Mais dans cette industrie jusqu'ici florissante, la Provence Commence à être concurrencée par l'Algérie, non moins bien située pour la culture des plantes à parfums, qui à pris surtout de l'importance dans la commune de Chéraga, près d'Alger,
Un des premiers, parmi nos compatriotes franc samment contribué au développement de l'horticulture en Provence, est le botaniste Gustave Thuret, que sa santé loujours vacillante a amené, il ÿ à près de 4o ans, à Antibes, ville jusque-là délaissée par les étrangers, et qui ne cultivait guère que la Vigne et l'Olivicr. Devenu propriétaire d'un vaste terrain, à une époque où la terre se vendait cinq à six fois moins cher qu'aujourd'hui,
vons dire a dépendance
ette petite
aires fournissent aussi
ais, qui ont puis-
il y fonda un jardin, à la fois botanique cet d'agrément, où il s'appliqua à réunir des plantes de tous pays, les unes achetées chez des horticulteurs, les autres données par le Muséum d'histoire naturel] ani intime de Gustave Thuret, présidait alors l'Établissement, Toutes n'y réussirent pas, et natur
e,où P, Decaisne, aux Cultures de ellement les hivers e qui résista fut consijardin se Peupla insenelles acquisitions, d'une
firent un triage des espèces rustiques : mais ç dérable, L'expérience étant mise à profit, Le Siblement, par un choix judicieux des nouv
quantité de plantes, arbres ct arbrisseaux exotiques fort intéressants, qui, petit à petit, se répandirent dans le pays. Gustave Thuret fut le véritable initiateur de l'horticulture dans cette partie de la Provence, où il eut beaucoup d'imitateurs. IL faut dire, pour être juste, qu'une bonne partie de cet honneur revient à M. le Docteur Bornet, son ami, qui le seconda avec autant d'ardeur que d'intelligence, pendant les dix-huit années qu'ils passèrent ensemble à Antibes.
À la mort de G. Thuret, arrivée en 1875, ce bel établissement risquait d'être vendu et disloqué par les héritiers de la famille, ce qui eût été une sorte de malheur public. Heureusement une dame généreuse, Me Henri Thuret, belle-sœur de Gustave, et qui avait pour lui une vive amitié, acheta aux héritiers le jardin et la modeste villa où son beau-frère avait vécu, retiré du monde, pendant si longtemps, et en fit cadeau à l'État, aux seules conditions que le nom du fondateur y fût conservé et qu'on y continuât les travaux qu'il avait commencés avec tant de succès. Ces conditions furent acceptées, et le Ministre de l'Instruction publique, de qui seul dépend l'Établissement, agréa pour directeur, sur la recommandation de M. Decaisne, M. Charles Naudin, ancien aide-naturaliste au Muséum, qui avait lui-même créé, à ses frais, risques et périls, un jardin d'expériences à Collioure, en Roussillon.
Il va de soi que le Directeur du jardin de la villa Thurct se fit un devoir de conserver religieusement les plantes que Gustave Thurct \ avait introduites, mais il s'occupa aussi d'en accroître le nombre par tous les moyens en son pouvoir, et, mettant à profit ses relations avec les botanistes français et ét ‘angers, les grands horticulteurs, les voyageurs, les missionnaires et jusqu'aux jardiniers des colonies, il réussit à obtenir, tantôt gratuitement, tantot par voie d'échanges, des graines et des plants de végétaux exotiques qui n'existent encore qu'à la villa Thuret. Parmi ces nombreux coadjuteurs du jardin, il convient de citer le Baron Ferdinand Müller, l'infatigable explorateur de l'Australie, M, Charles Sargent, directeur du vaste arboretum de New-York, et le Docteur King, directeur du Jardin botanique de Calcutta.
Mais si le jardin de la villa Thuret voit ses richesses végétales s’accroître sans cesse par le concours bénévole des amis de la science, il n'est pas moins libéral dans ses distributions de graines et de
plantes vivantes aux jardins botaniques, aux agriculteurs et horticulteurs, à tous ceux, en un mot, qui s'intéressent aux acquisitions nouvelles d'utilité ou de simple agrément, et c'est par centaines de paquets que sortent chaque année de l'établissement les graines
rt intéressants, ave Thuret fut e partie de la lire, pour être M. le Docteur r que d'intellint ensemble à
| établissement e la famille, ce ent une dame e, et qui avait à et la modeste de, pendant si ns que le nom travaux qu'il rent acceptées, pend l'Établise M. Decaisne, UM, qui avait
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ses végétales de la science, rraines et de urs et hortiacquisitions centaines de les graines
destinées aux expériences d'acclimatation, Recevant gratuitement, il donne gratuitement, C'est de stricte justice.
Jusqu'ici le rapide coup d'œil que nous avons jeté sur notre belle province méditerranéenne s’est borné à sa partie la plus chaude et la plus avancée en horticulture, mais elle en à une autre, moins favorisée par le soleil, dans ses montagnes dont quelques sommets atteignent à la limite des neiges éternelles. C'est là que se trouve le grand réservoir naturel des eaux qui arrosent la plaine. Disons-le avec regret : cette pittoresque moitié de la Provence est fort attardée en fait d'horticulture, et cependant combien ces sites alpins et alpestres, avec leurs expositions si variées, seraient favorables à la culture des arbres fruitiers ordinaires, Pommiers, Poiriers, arbres à fruits à noyaux et autres ! Espérons que l'industrie horticole se portera un jour de ce côté, et qu'à la suite de quelque arboriculteur entreprenant, qui donnera l'exemple, elle s'élèvera au niveau des pays les plus favorisés sous ce rapport.
NotE,— Après ce judicieux CXposé, où l'auteur, avec sa modestie habituelle, oublie de citer Les importantes expériences d’acelimatation qui lui sont dues, nous ajouterons que, si le Jardin de la Villa Thuret n'a pas la somptuosité de quelques-uns de la côte provençale où l'on n'a visé qu'à produire de grands clfels paysagers, en revanche il est beaucoup plus riche qu'aucun de ces jardins en plantes exotiques, utiles pour la science, pour l’agriculture et l'horticulture,
Signalons brièvement les plantes ou les groupes de plantes qui se font le plus remarquer au premier abord,
À M. Thuret est due l'introduction des Euealy-ptus globulus, Gunnii, melliodora, viminalis, tous de grande taille ;
Des superbes Araucaria Bidwillit, brasiliensis, Cookii, evcelsa :
Des Arbulus Andrachne et nepalensis :
D'un grand nombre d'Acacias australiens, parmi lesquels les À, dealbata, decurrens, myrtifolia, armala, cultriformis, et de l'Hovenia dulcis ;
D'une vingtaine de Chênes, dont les plus intéressants sont les Quercus coccinea, glabra, polmorpha, Mirbeckit et Sérens ;
Du Quillaja Saponaria ;
D'une douzaine d'espèces de Pillosporum ;
Du Laurier camphrier ;
D'une vingtaine de Pins et Sapins, parmi lesquels les Pinus australis, canariensis, longifolia, Sabiniana; Picea Khutrow Abies cephalonica, cilicica, ete,;
De quantité de Myrtacées arborescentes où arbustives des genres Angophora, Callistemon, Eugenia, Melaleuca, Metrosid i°08, ete, ;
De Protéacées, parmi lesquelles de grands Banksias ;
Des Euphorbes arboreseentes, du Magnifique Jacaranda mimosifolia :
De Palmiers, Phœænix dactylifera, Spinosa ; Jubæa Speclabilis; Sabal havanensis, ele, ; d'une quantité d'Agaves, de Dasylirions, de Yuccas, entre autres de grands Yucca draconis «t filifera;
De Bambous, de Cactées, et d'une multitude de plantes bulbeuses pour lesquelles M, Thuret avait un goûl prononcé: tels que Lis, Amaryllis, Jacinthes, Alstræmères, Tubéreuses, Narcisses et autres bulbes indigènes ou exotiques,
Sans négliger les acquisitions déjà faites, M, Ch. Naudin, en prenant la direction du jardin, a dû, suivant les intentions du Gouvernement, lui donner des allures plus directement ulililaires, La Propagation d'arbres forestiers Nouveaux, de plantes industrielles eU de plantes fourragères à introduire dans l'agriculture du midi et de notre colonie du nord de l'Afrique a été l'objet Conslant de sa sollicitude, IL à considérablement augmenté le nombre des Eucalyptus jusque-là connus en Europe; il a fait venir une grande collection
de Kakis du Japon, Diospyros Japonica, tout grefté en pleine production H
'aintroduit du Japon l'arbre à laque, Ahus v’ernicifera etle Rhus Succedanea ;
L'arbre à suif de la Chine, Stillingia sebifera ;
Plusieurs Noyers de l'Amérique du Nord, Carya olivæformis ;
Une plante productrice de caoutchouc, l'Oxypetalum utile de Bolivie;
Toute une collection de Vignes américaines, Pitis cinerea, ete. ;
De Vignes asiatiques, du Japon, de la Chine et de la Mongolie ;
De Graminées four 'agères, de Chénopodées d'Australie, recommandées pour les terrains Saumâtres ;
D'une variété précoce de Cotonnier de la Chine,
De l'Asimina triloba, de la Caroline du Sud ;
Et de beaucoup d'autres végétaux tirés de divers Pays, dont il s'agit de constater l'utilité, comme plantes industrielles, ou plantes de Simple agrément,
Citons enfin les Palmiers de nouvelle introduction, Savoir: Hrahea lilifera ; Erilhea armata, E, edutis ; Cocos Gœrtneri : Vannorops Ritchieana (rarissime) ; Sabal palmetto; Phœnix canariensis, seneg'alensis, rupicola; enfin le Dattier à fruits noirs, hœnix dactylifera Mmelanocarpa, à Dattes noires comme de l'encre et excellentes.
Et les expériences d'importation et d' savamment à la Villa Thuret...!
Juglans californ ica; Carya alba Ê L ; J ;
acclimatation continuent
malle Le
VI, — Culture maraîchère.
La culture maratchère a toujours été remarquable en France, P l'activité et l'intelligence des familles et la qualité des produits obtenus.
ar qui s’ylivrent et par l'abondance
La consommation des légumes s'est imposée dans toutes les el
asses de la Société ; le producteur
a dû étendre son champ de culture, et des marchés de vente se sont multipliés à la ville ou sur place,
IL faut dire que la facilité des relations commerciales ment favorisé le trafic des denrées alimentaires du jardin ; aussi, plus d'un fermier a-t-il ajouté à son exploitation agricole les Asperges, les Artichauts, les Choux, les Pois, les Haricots, les Navets, les Pommes de terre, en même temps que le jardinier devenait primeuriste, voulant récolter encore, même à cont par l'emploi judicieux des abris vitrés et des chauffages
L'approvisionnement des centres de population et le voisinage des gares d'embarquement ont contribué — les milieux aidant — à la créalion spontanée de centres de production, ou à la culture de quelques espèces particulières, d'un bon rendement,
La production potagère s'est trouvée, d'ailleurs, s débouché ouvert depuis 50 ans à peine: la séchage et la compression, des légume de la marine, de l'armée.
a singulière-
re-saison, artificiels,
extensive
timulée par un conservation, par le s destinés à l'approvisionnement des voyages au long cours, ete,
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Bolivie;