PRODUCTION
Superficie, LL ne ie L RACINES ALIMENTAIRES — totale, par Valeur totale en francs. Le 2 Iectares, dues. hectare quintal, | l'hectare, Quint.
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Garottos:,,.,,,.,, 66.652 | 13.166.033 197 | 46.914.929 » | 3 54 709 » Panais ,,.., totrsresel 19.902 | 2.622.641 | 167 9 404.978 » | 3 55 599 »
Navets, raves, turneps. 148.089 | 23.723.968 169 | 64.973.690 » | à m9 437 »
Les Carottes se rencontrent principalement dans l'Ouest : Finistère...,.,, 5 14,446 quintaux Maine-et-Loire. . 320,364 quintaux ROUE 442,225 — Deux Charentes. 714,134 —
Ille-et-Vilaine .. 299,260 — Manche ........ 216,028 —
Et aussi dans la région du Nord:
Pas-lv-Calais, 586,976 quintaux ; Somme, 415,555 quintaux.
IL y a lieu de citer, en outre, le Loiret, 595,051 quintaux, ct la Dordogne, 413,241 quintaux.
Quant aux Panais, ils sont surtout la ressource de la Bretagne ct de la Normandie, Ils prédominent dans les départements du Finistère, 1,497,990 quintaux ; de la Manche, 419,940 quintaux, Toutefois, ils sont aussi très répandus dans un département montagneux du Centre, la Haute-Loire, où leur chiffre atteint 234,350 quintaux.
Ces trois régions fournissent plus des quatre cinquièmes de la production totale,
Pour les Navets, Raves, cte., la Dordogne est placée en première ligne. On y comptait 17,144 hectares produisant près de 2 millions et demi de quintaux de racines, soit le dixième du total de la K *ance enticre,
Viennent ensuite :
Le Maine-et-Loir » AVEC T1,720,971 quintaux; la Creuse, 1,390,709quintaux ; l'Ain, 588,620 quintaux ; la Haute-Vienne, 1,049,59/% quintaux : le Puy-de-Dôme, 843,441 quintaux.
Etles départements du Finistère et de la Vendée.
Notons encore la région pyrénéenne, où le Navet est très fréquemment cultivé en productions dérobées, qui ne figurent pas dans les relevés ofliciels.
ASPERGES, — L'Asperge à étendu ses griffes sur la grande culture, apportant son revenu annuel à la ferme en détresse,
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La petite pioche-crochet d'Argenteuil et de Montmorency a trouvé sa concurrente dans la charrue, qui laboure et sarcle les champs d'Asperges de la Picardie, de la Champagne, de la Bourgogne, de l'Anjou, du Roussillon, du Médoc, on pourrait dire de toutes nos provinces, Au vignoble même, la toufle d'Asperge vit en bonne harmonie avec Le cep de Pineau ou de Gamai, l'Aramon ou le Cabernet,
La faveur qui s'est attachée aux conserves à favorisé l'extension des aspergeraies, Plus d'une de ces dernières a remplacé les Céréales à la ferme. Aussi, lors des concours régionaux, rencontre-t-on des bottes d'Asperges soigneusement façonnées par l'agriculteur, au mème titre que les Haricots, les Pois, la Betterave ou le Maïs.
ARTIGHAUTS, — Les premiers Artichauts viennent, en mars, de l'Algérie ; les arrivages de Cavaillon, d'Hyères, de Perpignan, de Roscoff, suivent; puis Les envois de la Touraine et de l’Anjou. La saison normale ramène les Artichauts de Niort, de Laon, de Saint-Quentin, de l'Oise, de Sens, . Étampes et de la banlieue parisienne,
Les soins d'hivernage empêchent l'expansion de l'Artichaut, à la ferme, sous le climat de Paris. Aünsi, parmi les milliers d'hectares gagnés par le jardinage sur le champ de Blé, dans la Seine et Seine-et-Oise, l'Artichaut entre dans une Proportion restreinte, alors que les Haricots, les Pois, les Choux comptent pour un quart où un cinquième, et une plante vulgaire, l'Oseille, augmente ges champs et ses bordures, pour le marché ou le laboratoire.
ToMATES. — La Tomate a fini par s'imposer à la culture extensive. Les jardiniers d'Orléans, les x ignerons du Bordelais, les primeuristes de la Provence maritime, les cultivateurs du Centre et du Sud exploitent en grand cette Solanée américaine ; ils ont développé leur commerce par la cuisson ou l'extraction du jus de ces baies vermillonnées, et le livrent ainsi, directement à l'industrie,
L'exportation des jus de Tomates n'a Pas atteint son maximum, ce qui encourage les jardiniers et les paysans à redoubler d'ardeur, en choisissant le sol et les milicux favorables à la maturité saine du fruit,
Hanicors Er Pois, — La grande production de Haricots est de toutes les régions : l'Oise (Soissons, Liancourt, Noyon); Seine-et-Oise (Montlhéry, Arpajon) : Nord, Pas-de-Calais, Meuse, Aisne, Aube (Bar-sur-Aube, Brienne), Cher, Meurthe-et-Moselle, Côte-d'Or, Rhône, Allier, Loir-et-Cher, Loiret, Yonne, Nièvre, Seine-et-Marne, ete,
Les limites nord et ouest de la région viticole plaisent au Haricot, dans ses espèces rustiques; nous le rencontrons encore dans la Vendée, l'Angoumois, la Gironde, la Gascogne, le Béarn.
Le genre Haricot, Comme le Pois, a des sections de variétés
grimpantes, demi-naines ou naines, de pleine terre ou de châssis,
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Les amateurs de statistique ont calculé que la consommation parisienne s'élève, dans une année, par habitant :
Pour les Haricots, à....... …....... Ôlitres 51 ou 5 kilogr. 23/
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Pour les Lentilles, à.,,,,,.,..,.... T — 9x — jbl
Depuis quelques années, la production du Haricot « en vert », trouve un débouché assuré à la fabrique de conserves ou au marché,
Le Haricot s'associe facilement à de jeunes semis ou plantations : il prendra place sur une récolte printanière ou précédera une embla.vure d'automne,
Les petits Pois précoces des coteaux de Triel, de Montmorency, de Clamart, sont devancés par le soleil des plaines sablonneuses du Var ou des alluvions des Bouches-du-Rhône, près de la Durance, ct par les calcaires et les silices de Vaucluse.
L'Ouest leur succède ; de Bordeaux et d'Angoulème à Niort, de Tours au Mans, de Blois à Orléans et à Nantes, tous les départements en produisent et alimentent leurs marchés.
IL n'en reste jamais d'invendus, car l'industrie des conserves en absorbe, à elle seule, plusieurs millions de kilogrammes.
Les marchés de Dijon, de Lyon, de Toulouse, de Versailles ; ceux de la Picardie, de la Champagne, de la Brie, de la Beauce, de l'Auvergne, du Lyonnais, du Mâconnais, du Morvan, du Berry sont encore de bons pourvoyeurs de Pois.
OGXoxs. — L'Ognon provient des mêmes parages, et, en outre, de la Bretagne, du Poitou et de la Vendée; mais ailleurs, l'Est en produit de grandes quantités, exportées de Mézières ou de Sedan, au delà du Rhin, ou accaparées par des maisons de Paris. Le littoral l'envoie en Angleterre. Les marchés de nos voisins nous absorbent pour cinq millions de francs d'Ognons de cuisine.
Niort vend pour plus de 100,000 francs de plants d'Ognons, chaque année, sans compter les graines récoltées sur place.
L'Échalotte et l'Ail s'expédient des mêmes contrées, et particulièrement de la Bretagne et de la Haute-Garonne.
L'Ail figure pour 1,500,000 kiisgr. aux Halles de Paris.
La vallée de la Vanne (Aube et Yonne) réserve des terrains tourbeux et légers à ces liliacées de cuisine, et en renouvelle la culture dans le même sol pendant un certain nombre d'années.
Les maraichers des environs de Troyes sèment à la volée l'Ognon de Mulhouse pour être vendu ou utilisé comme plant, l'année suivante; et les cultivateurs du canton d'Anglure (Marne) l'achètent, le plantent en rayon et viennent vendre le gros Ognon à Arcis-sur- Aube, à la foire d'octobre, dite foire aux Ognons,
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Cnoux, — Les plantes à feuillage alime plein air, au jardin ou sous verre, et d à Blé où à cultures fourragères.
nlaire sont intéressantes en ans les assolements des terres
La fumure qu'elles nécessitent n'esx Pas perdue pour les emblaves futures,
Les Choux, les espèces à salades, les Épinards, l'Ose les Poireaux sont exploités par centaines d'hectar aux marchés par Voitures, par chemin de fer vers les centres de Consommation et les transforment ou les conservent en boîtes.
Le Chou de Schweinfurt est expédié de l'Ouest hospitaliers de Paris,
ille, le Céleri, ‘es et transportés où bateau, à court trajet, établissements qui les
aux établissements
Les Choux rouges'et les espèces à choucroute ont leurs Stations dans l'Est; mais les Choux de Milan, les Choux pommés ou frisés, les Choux Cabus sont de bon rapport dans les terrains frais ct légers. Les Choux de Bruxelles ct les Choux-fleurs, plus dé leur évolution, réalisent de beaux bénéfices
Le Midi, l'Ouest, le Nord, les plages normandes où bretonnes, nolamment le Mont-Saint-Michel et les environs de ‘Saint-Brieuc, expédient des Cargaisons de Choux-fleurs à Paris et hors frontitre.
CRESSON Er SALADES.— Le Cresson, objet d'entreprises profitables, a fertilisé les marécages et les vallées arrosables de l'Oise, de la Bièvre, de l'Yvette, de l'Orge, de l'Essone, de la Nonctte, Comme il y a 80 ans, l'œuvre de Cardon et de Fossiez a pris des incroyables ; Gonesse possède plus de 300 cressonnières.
Une fosse bien conduite, ayant environ 300 mètr cubant de 150 à 180,000 litres d’e de bottes de Cresson par an ; une certaine somme de tr:
licats dans à leur exploitant,
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es de surface ct au, peut produire mille cette exploitation n'est pas s iwail et d'argent,
De lourds paniers transportent le produit Le Pissenlit, recherché dans les pi
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au Marché ou à la criée, és ou cultivé au Marais, abonde en Anjou, en Touraine, en Auvergne, en Bourgogne, au Poitou, en
Lorraine, et s'expédie assez bien, faisant Concurrence aux Salades blanchies par la main du Jardinicr.
L'Épinard vient de Viroflay, de Verrières, de Saint-Germain : le Poireau, de Pantin, de Saint-Gratien, Groslay et d'Aubervilliers.
Les plants de Chicorée et de Pissenlit mis en Cave produisent par le blanchiment d'étiolage un légume d'hiver, dit Barbe de Capucin, Les jardiniers de Montreuil, Bobigny, Bondy, Rosny, Pantin, Viroflay, Créteil ÿ trouvent un Supplément de bénéfices,
La Chicorée à grosse racine « Witloof » et Le Salsifis, ressourece
de morte saison, produisent un rapport excellent au cultiv
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L'extension de leur éle rage d'été ou d'hiver est la preuve de la faveur dont ils jouissent auprès du consommateur.
Faut-il ajouter le Raifort, qui, traité dans la région de Montreuil avec vente assurée à la fabrique de sirops, fournit un petit gain supplémentaire,
Cucunairacérs, — Les Cucurbitacées du marais ou de la plaine, si bien aceneiliie: à letalage ou dans la famille, sont d'une vente subor. donnée à la température ou aux épidémies, le Melon surtout, De bonnes et franches variétés se sont fixées et méritent la fidélité du cultivateur,
Le Melon est de plein terroir dans le Midi et le Centre de la France,
Le Concombre blane, admis sur les tables des villes d'eaux et autres localités fréquentées par les touristes, est, en outre, livré aux
parfumeries parisiennes. Massy, Palaiseau et Verrivres en sont les principaux Pourvoyeurs.
Toute une partie du département de la Haute-Garonne est fertile en Concombres-Cornichons. On en fait une grande exportetion, A proximité d'une fabrique de conserves, cette espèce peut rapporter de 15 à 20 francs l'are,
En général, on peut dire que la culture du Potiron se fait à la ferme ou en plein champ, le Melon au jardin ou sous abri vitré, le Concombre sur couche on chaufré au thermosyphon; mais le climat tempéré les admet tous à l'air libre. en situation bien aérée,
CHAMPIGNONS. — La cryptogamie alimentaire fournit son appoint par le travail du champignonniste, Depuis l'initiative de Chambry, au commencement du siècle, les souterrains des carrières suburbaines délaissées sont devenus des champignonnières lucratives.
IL ÿ en a bien 3,000 dans la zone parisienne, exploitées par 200 familles ; la production annuelle est évaluée à dix millions de kilogr. ; des marchés sont passés avec les cultivateurs, par les marchands de la halle et les fabri ‘ants de conserves,
Ici encore, le publie superficiel ne se doute guère des frais de main-d'œuvre, de matériel et des soins vigilants, occasionnés par un maniveau de Champignons.
Cependant, sous plusieurs zones, en France, nous rencontrons des carrières et des caves à Champignons, qui absorbent, toute l'année, l'attention du cultivateur et lui procurent une honnête aisance.
FRAISES.— La Fraise, qui relie pour ainsi dire le potager au jardin fruitier, est de tous les pays. Un certain nombre de cultivateurs : vivent exclusivement,
Les jardiniers qui savent élever le Fraisier des Quatre-Saisons, par le semis, renouvelé tous les deux ou trois ans, réalisent un plus joli bénéfice, constant et assuré,
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L'abri provisoire d'un châssis double et mobile, au printemps, préserve la floraison des premiers froids et devance la maturité, ce qui permet au Centre de lutter contre le Midi,
Des résultats non moins avantageux sont obtenus avec la race américaine dite « Grosse F ‘aise » ; mais, au lieu de la reproduction par semis, on a recours aux jeunes filets, que l'on met préalablement en nourrice et qui séjournent deux ou Lrois années dans la fraise raie; après quoi, un coup de charrue viendra renouveler l'emblave, Une récolte de légumes aura séparé les deux soles de F 'aisiers,
Des cultures, bien soignées, se font remarquer aux environs de Paris, d'Amiens, de Lille, de Brest, d'Orléans. l’'Angers, de Nantes, de Chälons, de Bord aux, de Grenoble, de Marseille, de Lyon, etc.
L'intérieur de la France et le littoral, la plaine et la montagne ont des champs de Fraisiers qui alimentent les marchés et les usines à conserves ou à confitures,
Une fraiscraie bien entretenue rapporte, facilement, au moins 1,900 francs, même 2,000 francs nets à l’hectare,
La vallée d'Hyères, qui expédie des convois spéciaux et journaliers de primeurs vers le Nord. ajoute volontiers Cinq wagons à chacun, lestinés à la Fraise des Alpes, dite « Petite F ‘aise », tenue souvent en culture dérobée, avec les plantes à bouquets ou à parfums,
Une seule saison produit plus de 500,000 kilogr. de Fraises,
Après cet examen sommair des genres principaux qui composent les cultures importantes de légumes, si nous abordons la production maraichère par régi. a, le Midi se présente tout d'abord avec les Fraises, les Pois, les Haricots, les Pommes de terre de la Provence el des provinces voisines : la vente en est assurée sur les marchés du Nord de la France et de l’ét uiger
Le département des Bouches-du-Rhône, arvos par la Durance et des canaux d'irrigation, produit à profusion 1 laricots verts en cosse, des Pois, des Pommes de terre. des Choux-fleurs, qui succèdent immédiatement aux plantes similaires de l'A gérie sur nos marchés.
Avec un sol frais, léger, d'arrosage facile et s'échaufant vite, les cantons de {t-Remv. de Château-Renard de l'arascon s’enrichissent au moyen des légumes de Primeurs, que l'on charge par trains c plets et spéciaux, dirigés vers Paris et Londres,
En hiver et au printemps, Marseille envoie de grandes quantités de Salades à Lyon et vers la Suisse,
L'exploitation de la Tomate prend un développement rapide ; c'est une fortune pour l'Algérie et la Provence maritime, Les premières récoltes sont vendue: a uoins six francs la douzaine de fruit ; iais
le producteur n'hésite pas à extraire lui-même le jus de la pulpe et à
le livrer ainsi au commerce,
Quant à la Pomme de terre, elle a accaparé l'attention de l'agriculteur, qui a dû abandonner certaines cultures industrielles et fournir des tubercules précoces à l'Algérie, à la Tunisie, à l'Orient,
En même temps que l'Ail, le Melon de Cavaillon est une vicille réputation du département de Vaucluse, si cruellement éprouvé par la baisse de la Garance, de la Vigne, du Mürier,
A la tête du delta du Rhône, les environs d'Avignon et de Cavaillon regorgent de primeurs : Artichauts, Asperges, Choux-fleurs, Haricots verts, Melons, Pois, Pommes de terre, plantes à Salades, Tomates. La Compagnie P.L.M, les remorque, en faveur des marchés du Nord.
Les Cucurbitacées se retrouvent dans la Haute-Garonne, l'Hérault, le Gers, le Tarn-et-Garonne. La banlieue de Toulouse en est bondée,
Les Melons et les Pois, du Tarn, sont en réputation,
En grande culture de première saison, les Ognons Blanc et Jaune de Lescure atteignent souvent les prix de 95 francs et de 30 francs les 100 kilogr. Les sols argileux accentuent leur parfum. L'Ognon pullule dans la plaine fertile de Pradoulin et dans le voisinage de Lectoure, au milieu de champs de Laitues, de Céleris, de Scaroles, de Chicorées, de Choux cabus ou de Milan, d'Aubergines, de Tomates, de Melons, d'Ails et d'Asperges,
Les environs d'Agen sont également favorables à l'exploitation de l'Ognon dit «Ognon du Port »: semé dés la fin de l'été, il est livrable en hiver et au printemps.
Dans la banlieue de Perpignan, plus de 1,000 hectares sont convertis en marais potagers, traversés par la Têt et des canaux d'arrosage, Les saisons se succèdent sur le même sol, c'est une culture intensive comprenant : Artichaut, Asperge, Aubergine, Chicorée frisée, Chou, Fève, Fraise, Pois, Haricot vert ou à écosser et Pomme de terre hâtive. La valeur du produit dépasse trois millions de francs.
Toutes les villes importantes du Midi reçoivent des denrées du Béarn. Bordeaux en embarque; Paris en accapare les primeurs,
Avec trois ou quatre variétés, l'Artichaut se succède d'octobre en juin et fournit cinq millions de douzaines de têtes, au coloris pale, ou vert, ou violet, Son rapport à l'hectare est de 2,000 francs nets.
Plusieurs localités du département des Pyrénées-Orientales sont devenues maraichères, entre autres la commune d'Ille qui, sur de vastes surfaces irriguées, produit des plants de Choux, de Brocolis, de Tomates, d’Aubergines, de Piments, de Laitues, de Céleris, d'Ognons. L'Artichant y couvre environ 300 hectares,
Bordeaux est devenu un centre de production et de commerce des
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ces américaines ien que la Tomate, ont vastes surfaces ont été transformées en potagers de culture ordinaire où hâtive, pour la consommation locale et l'exportation de produits frais ou conservés, Ici, encore, le Pois et le Haricot vert occupent une des premières places,
Depuis longtemps, Niort est réputé pour Artichauts, IL y a trente ans, on estimait déjà à des cultures du jeune plant d'Ognon rouge mois d'août, il donnait, six mois après, quatre-vingt millions de plants, vendus o fr, Go le cent aux Angevins, aux Poitevins, aux Bretons, aux Normands, ete., qui venaient s'en äapprovisionner,
Presque aussi important, l'Artichaut compte 3,500 à 4,000 plants à l'hectare ; une moyenne de douze têtes par toufle, vendues cinq centimes pièce, établit un rendement de 9,000 francs, environ. Les Court de Nantes et Vert de Niort sont préférés,
Le Pois occupe 1,000 hectares dans Les Deux-Sèvr vient ensuite, puis l'Asperge ; enfin le Melon ( encore 100,000 fruits.
On sait que l'Angélique de Niort produit, pour la confiserie.
ses Ognons et ses 50 hectares l'étendue pâle de Niort, Semé au
8 ; le Haricot antaloup produisant
& sa place dans les jardins de
L'industrie des conserves a gagné Le Mans, où des manufactures técaparent les Tomates, les Pois et les Haricots verts où Écossés,
Vers la fin d'août, une foire aux Ognons suscite un tr il s'agit d'Ognons à livrer à la consommation ou culinaires. Le prix oscille entre 7 et bulbes,
alic important:
aux préparations 14 francs l'hectolitre de Le Centre de la France à vu s'accroitre les aspergeraies de grande culture, entretenues à la charrue et susceptibles de pleine force, jusqu'à 3,000, 4,000 où 5,000 fr alluvions de la Loire plaisent à l'Asperge,
Il parait que, à lui seul, le département du Loiret compte quinze cents maraichers, occupant cinq mille ouvriers et qui, avec l'aide de 1,500,000 francs de fumier, produiraient de dix à douze millions de francs de légumes par an.
À Orléans, le quartier Saint-Marcean est renommé pour ses
lraiscraies. Le succès obtenu depuis avec la Tomate, a vulgarisé d'une
‘apporter, en ancs à l'hectare, Les
façon étonnante cette Solanée recherchée des gourmets,
Aux alentours de Bourges, le « Marais » desséché, sous forme d'ilots allongés, séparés par des canaux, est une mine inépuisable de légumes, Même fertilité dans le val de Ja Loire, au sol d'alluvions, renommé pour les Asperges et les Melons,
Une grande cité qui s'alimente par ses propres produits, ou à peu près, c'est la ville de Lyon, comprenant 430,000 habitants,
Les légumes de bonne vente journalière se récoltent dans les jardins de Villeurbanne, de Monplaisir, de Cuire, d'Eyrieux. La grande culture potagère s'exerce à Vernissieux, à Vaux, à Caluire, à Rillieux, avec les Artichauts, les Cardons, les Choux, les Haricots, les Navets, les Pois, les Pommes de terre, sans oublier le Chou gros quintal de Strasbourg, pour la choucroute.
Le Chou-fleur se concentre à Caluire et à Rillieux, où certains cultivateurs en sèment jusqu'à 300 grammes, ce qui représente 40,000 plants. Une partie de la récolte est dirigée vers Saint-Étienne, la population minière consommant une grande quantité de légumes.
En 189», la gare d'Oullins, située aux portes de Lyon, chargeait, pour Saint-Étienne, 125,000 kilogr. de Fraises récoltées à Ouillins, Saint-Genis-Laval et Brignais.
Ampuis, sur les bords du Rhône, s'adonne surtout à la grande production de Haricots. Pierre-Bénite et Décines fournissent des charretées de Melons. Là, le paysan sème, en plein champ, des platesbandes de Seigle qui font espalier à la plante,
Les rives de la Saône et deses aflluents ont suscité l'instaliation de potagers de rapport, de même que les sous-sols perméables de la Bresse; Branges et Saint-Marcel sont dans ces conditions. Chalon est un centre important de production : Artichauts, Choux, Chouxfleurs, Haricots, Laitues, Melons, Pois, Pommes de terre, Radis, Tomates croissent en abondance dans ses environs.
Le Jura montagneux s'y approvisionne malgré les produits de Dôle et d'Auxonne qui, d'ailleurs, sont en partie absorbés par les garnisons militaires, Arbois est réputé pour ses Melons.
Dans la Côte-d'Or, une sérieuse réputation est faite aux Melons ct au Raifort d'Auxonne: aux Lentilles, de Nolay et d'Estaules : aux Ognons d'Heuilley-sur-Saône:; aux Navets de Duesme, d'Orret, d'Oigny et de Saulieu ; enfin aux Cressonnières de Chaudenay.
A Épinal, il y a ane foire aux Choux pommés, qui se tient dans la première quinzaine d'octobre; les cultivateurs de la région y amènent de grands chariots chargés de cette plante, principalement de la variété Chou Quintal de Strasbourg, pour la fabrication de la chousroute; il s'en fait une grande consommation, en hiver, chez les familles alsaciennes émigrées depuis l'annexion.
La consommation de ce mets s'est aussi notablement accrue en
province et à Paris, De grandes cultures de Choux ont été créées à
celte destination.
La Côte-d'Or et l'Yonne fournissent des quantités d'Asperges,
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d'Artichauts, de Melons, de légumes de toutes sortes, qui sont recherchés pour leur hâtiveté où leur bon goût. Dijon, Appoigny, Saint-Florentin, Auxerre, Sens en font un Commerce important.
La banlieue de Troyes est Presque exclusivement Consacrée à la culture maraîchère, Les Communes voisines, Saint-André et la Rivière-de-Corps, y affectent leurs sols tourbe et des châssis simples ou doubles g marais bien compris adoptent l’ d'eau étant rempli an moye
ux. L'emploi des cloches agne du terrain ; Presque tous Les arrosage par irrigation, le réservoir n du manège mû Par un cheval,
Les légumes approvisionnent, en toute saison, 1
& population bourgeoise, ouvrière et militair
e. [Il en est transporté vers les localités champenoises moins favorisées, quant au sol et à l’eau d'arrosage.
Le canton de Brienne fournit Haricots et Asperges.
La Champagne, la Lorraine, la F anche-Comté, la Picardie ont réussi à augmenter, d’une façon considé "able, leurs cultures potagères.
Les vallées de l'Aisne et de la Vesle, les territoires de Vailly, de Braisne, de Sermoise, de Ciry-Salsogne, de Mons-en-Laonnais, de Royaucourt, etc., conservent la vieille réputation du Haricot de Sois sons et du Flageolet, La Pomme de terre se plait dans cette région.
Bazoches et Courville font l'Ognon Jaune des Vertus ; Sermoise, le Poireau ; Roucy, la Fraise : Urcel, l'Asperge,
Des centres de Maraicherie sont établis à Montdidie Abbeville comme à Gisors, aux Andelys,
Le Bauvaisis transforme et qui s'étendent de Beauvais à dières approvisionnant Mér de Bresles,
r, Han, Nesles, à Gournay.
accroit sa production sur les € aires »
Rochy-Condé, puis à Noûilles, à Laru, et sur les tourbières jadis commerciales
L'hortillonnage légendaire d'Amiens s'étend sur 800 hectares de tourbières et d'alluvions, allée de la Somme, sur les territoires d'Amiens, de Camon, de La Neuville, de Longuecau, de Rivery, de Renancourt, de Montières, de Longpré,
Importée par une colonie hollandaise, il \
a 500 ans. l'industrie a conservé ses habitude
8, Ses traditions, ses mœurs,
Le jardinier « hortillon » et sa famille continuent à exploiter les
us ou légumes, en barque, ramant 155 hortillons possesseurs de de voitures,
Les bateaux, chargés 1
a nuit, débarquent à quatre heures du matin
aux Intermédiaires.
En Parcourant cette riche vallée, nous avons rencontré un 20,000 francs de Fraises Jucunda : Le plant
lePrain marécageux,
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Le Nord a vu ses cultures maraichères prendre un grand développement; cependant ses besoins sont si considérables et l'alimentation de ses villes industrielles si exigeante que, non seulement il consomme Ps légumes qu'il produit, mais il en importe encore des pays voisins,
La vallée de la Scarpe, les environs de Douai, de Marchiennes, de Dunkerque produisent en quantité les Asperges, les Choux-fleurs de Rosendael, les Navets de Saint-Amand, les Haricots de Pecquencourt, l'Ail d'Arleux, les Carottes ct les Ognons de Cambrai.
Les sables des dunes doivent leur fertilité aux dépôts d'alluvions de l’Aa et aux boues et engrais liquides de la ville de Dunkerque.
Aflleurant cette masse granitique et calcaire du littoral constituée, d'après les géologues, par des débris de coquillages et d'algues, touchant les sables qui forment les anciens relais de mer, les brises marines et les courants sous-marins chauds atténuent les extrêmes de la température et facilitent une culture en toute saison.
L'arrondissement de Morlaix a, dans ces conditions, les communes de Roscoff, de Saint-Pol-de-Léon, de Plougoulm, de Céder, de Libéril et de Plouescat, sur un rayon de 20 kilomètres, presque entièrement affectées aux légumes, La location du sol alteint et dépasse même 300 francs l’hectare.
L'Artichaut, bien fumé, se cueille à deux époques : avril à mai et juillet à octobre. La contrée en fournit 3 millions de kilogr., dont les deux tiers viennent de Saint-Pol-de-Léon.
La Pomme de terre donne un rendement de 20,000 kilogr. à l'hectare, même davantage, suivant les variétés : l'arrachage commence au mois de juin.
Les Ognons, semés en janvier, seront vendus en juin ; un nouveau semis en mai-iuin sera livrable six mois après. Le rapport de cette plante est de 3c coo à 40,000 kilogr. à l'hectare,
Près de 300 bateaux emportent de Roscoff les Ognons et les Pommes de terre, pour les divers ports anglais, jusqu'à Newcastle, Saint-Pol-de-Léon est la gare d'expédition par terre.
Deux variétés de Brocolis arrivent à point : la hâtive, en octobre : la tardive, de février en avril.
Comme eux, les Choux-fleurs réclament à peine l'arrosage de mise en place, On les plante sur le pied de 11,000 sujets à l'hectare : vendus à raison de 100 à 125 francs le mille, ils représentent une récolte de six millions de kilogrammes.
Saint-Pol-de-Léon livre près de quatre millions de kilogr, de Choux-fleurs : le Léonais et Roscoff font le surplus.
La ligne ferrée est pour Paris, le paquebot pour Londres, et la voie terrestre s'arrête à Morlaix, Brest, Landern ‘au, Lannion,
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Non loin de là, et grâce aux mêmes influences, la plaine de Plougastel a 200 hectares complantés en Fraises du Chili et Ananas, Le rendement par hectare est évalué à plus de 15,000 kilogr. de fruits, vendus 20 francs les 100 kilogr. La récolte, de mai en juillet, s'accentue au 24 juin pour l'exportation, L'emballage se fait en caissettes de 2 kilogr. à 2 kilogr. 500.
La richesse des accrues de la mer à suscité une industrie de légumes et de semences potagères, en pleine prospérité, sur les polders du Mont-Saint-Michel.
Les jardins maraichers de Saint-Brieuc s'étendent autour de la ville. On y cultive les plants de Choux, les Choux pommés, les Choux-fleurs, les Ognons, les Petits Pois, alternativement avec le Froment, et l’on fume tous les deux ans.
Les plants de Choux sont expédiés jusqu'à 120 kilomètres de Saint-Brieuc. Il en part plus de trois millions de pieds, vendus au prix de 1 france le mille,
Les terres consacrées à cet élevage sont louées de 200 à 300 francs l'hectare, cultivées à la bêche et ensemencées, après la récolte du Blé, avec des graines du Chou de Saint-Brieuc. Après l'enlèvement du plant, les Ognons, les Choux-fleurs et les Carottes demi-longues lui succèdent. Vient ensuite un Blé d'automne ou de printemps.
Aux portes de Cherbourg, Tourlaville a converti en jardins potagers les terrains conquis sur la mer ; le sol sablonneux, iodé, S'y prête, et les varechs du voisinage et de l'ile Pelée viennent l’amender.
La Pomme de terre est la culture dominante ; ses 395 hectares fournissent Londres, par navires, vapeurs et voiliers. Le cultivateur a plus de bénéfices à vendre toute sa récolte, sauf à se procurer de nouveaux tubercules pour la plantation prochaine.
Moins important, le Chou-fleur figure cependant pour 200 hectares, et vient ajouter un revenu au cultivateur : le Chou de Bruxelles, par ses 50 hectares, achève Ia rotation des saisons de culture,
Des essais sérieux de production sous verre permettent d'aflirmer que les Pommes de terre Pourront être livrées dès le r5 avril, et les autres denrées en toute primeur, à la facon des lorceries des iles anglo-normandes,.
Dans une saison, le port de Cherbourg transporte quinze millions de kilogr. de légumes : celui de Barfleur, cinq millions, et la gare de Cherbourg, trois millions pour Paris et les villes normandes, sans compter la consommation locale,
Une commune voisine. Surtainville, tire 70,000 francs de ses 74 hectares de cultures Maraichères, produisant trois récoltes sur le
même sol. Après les Choux series à fa fin d'août et vendus en février,
on plante des Pommes de terre hâtives, auxquelles succéderont des
Haricots, des Navets ou autres légumes, La vente se fait à Cherbourg
ou à Jersey ; mais ses 800 quintaux de Persil, de cultures dérobées,
évalués 40,000 franes, sont dirigés sur Paris.
L'arrondissement de Coutances a d'importantes cultures marat. chères, surtout de Melons, à Créances.
On cite des colonies étrangères qui ont créé des cultures potagères au bourg de Batz, en Bretagne, et à Courtisols, en Champagne.
Sous le nom de culture parisienne, on entend la Mmaraîcherie de la Seine, d'une partie de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise, qui alimente la capitale de légumes élevés à l'air libre on sous verre,
Le département de Seine-et-Oise compte 10,000 hectares de cultures maraichères et plus du double en grande culture potagère: celle-ci domine dans le département de Seine-et-Marne.
L'agrandissement de Paris a repoussé Îles jardiniers vers Ja Campagne, avec leur matériel : à leur tour, les paysans de la zone suivante ont fait entrer les légumes dans leur rotation de culture,
L'installation d'un marais nécessite un roulement de fonds relativement important : achat ou location du ter ain, habitation, ouvriers, cheval, voiture, fumier, terreau, hangar, bâches, châssis, cloches, paillassons, appareils d'arrosage, outillage, accessoire:, impôts, entretien, intérûts, amortissement..…
IL y à 50 ans, Courtois-Gérard évaluait de 30 à 50,000 francs un hectare de terre clos de murs, avec une pelite habitation. D'après lui, la location variait de 1,100 à 1,700 francs, suivant la région sud, est, ouest, de la capitale.
A cette époque, les 2,290 patrons, maîtres ou maitresses des 1,225 marais parisiens, occupaient 3,000 ouvriers ct 1,100 chevaux : ils employaient environ 230,000 chassis et 1,700,000 cloches, étant donné que chaque établissement possédait de 60 à 1,400 châssis, et de 100 à 5,000 cloches.
Tous ces chiffres ont augmenté dans une notable proportion ; cependant l'étendue moyenne d'un marais pourrait être fixée à 70 ares, les frais d'installation à 19,000 francs et la dépense annuelle d'exploitation, loyer compris, également à 195,000 francs.
IL faut au maraicher qui se respecte un matériel de 20,000 francs par hectare, comportant 5 à 4,000 cloches, 4 à 500 coffres vilrés, 1,000 paillassons, un système d'arrosage, le cheval, la voiture, etc,
L'arrosage dit d'irrigation, actionné par un manège mû par un cheval, est d'invention française et moderne : il simplifie cette besogne d'autant plus fatigante que les cultures sont rencuveltes plusieurs fois par an, La jachère est inconnue dans la rotation
s Succéderont des
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ltures potagères hampagne.
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oiture, ete, e mû par un mplifie cette rencuvelces s la rotation
FRANCE 44x
des cultures maraîchères, IL est admis que l'arrosage d'un hectare exige 30 mètres cubes d'eau par jour,
Chaque are reçoit environ le fumier d'un cheval, On arrive ainsi à établir un produit annuel pour chaque hectare soumis à Il
renouvelée, Le potager de
de 18 à 20,000 francs, a culture perpétuelie ou fréquemment grande culture est en dehors de ces calculs:
mais les cultures forcées augmentent les premit en matériel vitré ou de chauffage.
Le marais du primeuriste dépasse rarement un demi-hectare, comportant au minimum 500 Panneaux de châssis et 3,000 cloches, elentrainant à un achat de 3,000 francs de fumier.
On voit combien le tra ail doit être sérieux, combiné, pour qu'il puisse permettre au Patron de couvrir les dépenses prévues.
La population maraichère, une
‘res mises de fonds
des plus la.sorieuses, des plus économes, est amie du travail et de la paix. Sans ces conditions, elle ne pourrait élever sa famille et faire face à ses engagements,
Le maraicher de profession, dont les charges à remplir l'obligent à travailler plus de douze heures par jour, hésite à étudier des espèces nouvelles; ce qui lui convient, ce sont les légumes de culture facile et de grande production, réclamés par le consommateur,
Il laisse aux cultivateurs grainiers et aux amateurs le soin et les risques des études aléatoires.
Un bon nombre de jardiniers font, eux-mêmes, leurs semences et leurs plants; ils consacrent un coin du marais à l'éducation de portegraines pour leurs besoins personnels,
D'autres, préférant vendre leur récolte,
sans réserve, achètent leurs semences et leurs plants chez
des cultivateurs Spéciaux, ou
auprès de marchands grainiers qui, eux-mêmes, ont passé des traités
avec des éleveurs, travaillant à leur profit, On peut se faire une idée des étendues cultivées U
ii eXaminant la moyenne annuelle, pendant ces dernières
années, des quantités de graines vendues aux maraichers, dans les CoMinunes suivantes : BAGNEU x.
30kil, Carotte rouge très Courte, à châssis,
okil, Laituo merveille des 4 Saisons.
200 — Corfouil commun.
2— — Passion ordinaire, 10 — Chicorée fine d'été parisienne, 2 — Romaine blonde Maraichôre, 20 — — de Rouen. 3 = — grise maraichore, 20 — Scarole ronde où te, 190 — Mäche à feuille ronde, 100 — Chicorée sauvage do Paris. 5 — Navet domi long blane, à forecr, 9 — Choucœurdeh Finoy. de la halle, 20 — O8non blane hâtif de Paris, D — — très hatif d'Etampes, 20 — OScille large de Belleville, 2 — Chou-fleur demi-dur de Paris, 10 — Persil commun. 2 — —— Lenormand Diéd court. 20 — Poireau gros court. 600 Epinard à fouille de Laitue, AO — — pros de Rouen. 100 — IOnStrUCUx de Virofay, 400 — Hadis déi-long rose à bout blanc 10 — Laitue goite à graine noire, 00 — Cearlae tpûe ! ;
0— — Passion blanche.
à courte feuille,
ep
ee
Issy.
150 kil.Carotte rouge très courte,à châssis, 400kil. Epinard de Viroflay (plus rustique) 1200 — Cerfouil commun. (semis d'automne), 45 — Chicoréc fine de Rouen, 600 — Màâche à feuille ronde, 5 — d'été parisienne. 200 — Ognon blanc hâtif de Vaugirard, 5 — Chou très hâtif d'Etampes, 125 — de Paris, D— — cœur de bœuf moyen ct 50 — Oscille large de Belleville. gros de la Halle, 70 — Poircau gros court (pour l'été), 200 — Ghicorée sauvage, 50 — Persil commun.
2 — Ghou-fleurtendre (prie printemps). 50 — Pourpier vert. 5 — — deémi-durde Paris (pour 2 — — doré à large feuille. l'été et l'automne), 1200 — Radis demi-long rose, à bout 1600 -- Epinard à fouille de Laituc (semis Dance, d'automne),
GRANDb-Monrrouce.
120kil. Carotte rouge très courte, à Châssis.
10kil, Romaine blonde maraichère,
9 — Chicorée fine d'été parisienne, I10— — grise maraïîchvre. 10 — — de Rouen, 600 — Màche à feuille ronde, 400 — Cerfeuil commun. 19 — Navet demi-long blane, à forcer, 10 — Scarole ronde ou verte, 60 — Ognon blanc très hâtif de Van. 200 — Chicorée sauvage, race de ’aris, girard. 5 — Chou très hâtif d'Etampes. 100 — Ognon blanc hâtif de Paris. 10— — cœurde bœuf moyen de la 30 — Oscille large de Belleville. Halle, 160 — Persil commun, 10 — Chou-fleur demi-dur de Paris. 50 — Poirçau gros court, d — — tendre de Paris, d'été, 100 — — de Rouen. 500 — Epinard à feuille de Laitue, 20 — Pourpicr vert. 400 == — monstrucux de Virofay. 20 — — doré à Jarge fouille. Fü — Laituc gotte à graine noire, 1000 — adis demi-long rose bout blane, O— — Passion blanche. 00 —
10 — — Moervoille des #4 saisons, 4— — Pahtine,
VANves.
5okil, Carotte rouge très courie, à châssis. 10kil, d — Céleri pleia blane. 3 — 20 — Chicorée fine d'été, parisienne, 50 — — de Rouen, D — S00 — Cerfeuil commun, 2 — 50 — Secarole ronde, 200 — 100 — Chicorte sauvage de Paris. 25 — 10 — Chou cœur de bœuf Inoyen de la 50 — Halle, 5 — Chou très hâtif d'Etampes. 00 — 8 — Chou-fleur demi-dur de Paris. 50 — 500 — Epinard à feuille de Laitue, 30 — 300 — — IMonstrueux de Viroflay, 50 — 8 — Laitue gotte à graine noire, 80 — 10 — — Passion blanche, 500 — I0— — — ordinaire, 50 — 5 — — Mervcille des 4 saisons, 9— — grosse brune paresseuse, VAUGIRARD.
70kil.Carotte rouge très courte, à châssis. 5kil. 700 — Cerfeuil commun.
10 — Chicorée fine d'été, parisienne, 19 — 35 — — — de Rouen, 2 — 300 — —— sauvage, de Paris. 1000 — 10 — Chou cœur de bœuf moyen, 00 — D — — très hâtif d'Etampes, 200 — 20 — Chou-fleur demi-dur de Paris. 200 — 10 — ne tendre de Paris, 10 — 1000 — Epinard à feuille de Laituo. 100 — 1000 — — INOnstrueux de Viroflay, 50 — 19 — Laitu #otte, à graine noire, 50 — 10 — — Passion blanche. 50 — 5 — — Merveille des # Saisons. 25 — D— — blanche d'été, 3000 — G— — Palatine. 100 — 10 == fomaine blonde maratchore.
— Gcarlatetrès hàtif, à courte feuille,
Romaine blonde maraiechèro, — à grosse côte de Versailles (ballon).
Romaine grise Mmaraichôre, — plate où crinoline, Màâche à feuille ronde.
Navet dermni-long blanc, à forcer.
Ognon blanc très hâtif de Vaugirard, Ognon blanc hâtif de Paris.
Oscille large de Bellevillo.
Persil Commun, Poireau gros court.
— de Rouon, Radis demi-long rose à bout blane, écarlate très hätif,
à courte fouille,
Romaine blonde à £rosse côte, de Versailles, Romaine grise IMaraichère, — plate où erinoline.
Mäche à fouille ronde.
Navet demi-long blane, à forecr, O$non blanc hâtif de Vaugirard, — — — de Paris, Oseille large de Belleville, Persil commun.
Poireau gros court, — — «de Rouon.
Pourpier vert, —n doré à large fouille.
Radis demi-long rose bout blane, — — écarlate, à courte feuille, :
le Viroflay (plus rustique) d'automne),
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"ge de Belleville,
ros court (pour l'été), imun,
vert,
loré à large fouille.
mi-long rose, à bout
onde maraîchère, rise maraïchère,
euille ronde.
-long blanc, à forecr, ne très hâtif de Vau-
ic hâtif de Paris,
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mun,
)S Court,
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rt.
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-long rose bout blane, écarlate très natif
euille,
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à grosse côte de ballon).
C Mmaraichère, OÙ Crinoline, le ronde, ng blane, à forcer.
très hâtif de Vau-
tif de Paris,
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de Rouen,
18 rose à bout blanc, écarlate très hätif,
ille,
de à grosse côte, de
*Iaraichère,
6 où crinoline.
e ronde,
1g blanc, à forcer, àtif de Vaugirard, — de Paris,
e Belleville,
ourt,
le Rouen,
\ large fouille, g rose bout blanc, Gcarlate,à courte
Viry.
Gokil, Carotte rouge très Courte, à châssis. 6kil 600 — Cerfeuil commun,
12 — Chicorée fine d'été parisienne.
. Laituc grosse brune parossouse, G— — Lhortois.
10 — Romaine blonde Maraichère,
235 — — — de Rouen, 19 — — grise, 15— — SCarolc ronde. 4 — — plate ou crinoline, 100 — — Sauvage, race de Paris. 200 — Màche à feuille ronde, 15 — Chou cœur de bœuf moyen de la 60 — Navot des Vertus à collet fin. Halle, 50 — Ognon blanc hàtif de Paris.
6 — Chou-fleur demi-dur de Paris. 60 — Oscille large de Belleville, DES — Lenormand bied court. Go — Porsil commun, 600 — Epinard à feuille de Laitue. 25 — Polrcau gros Court où du Midi, 000 — — monstrueux de Viroflay. 60 — — de Roucn, 15 — Laitue gotte à graine noire, 10 — Pourpier vert. 1 — — Passion blanche, 500 — Radis demi-long rose à bout blanc, Fe — — Ordinaire, 60 — — — Gcarlate très hàtif, G— — blanche d'été,
à courte feuille,
D'après certaines recherches faites autour de la capitale, la culture potagère en pleine icrre, pratiquée sur un hectare, Peut rapporter 150 francs par are, tandis que la culture maraîchère, combinée de primeurs sous verre et de pleine terre, à l'air libre, sur un demi. hectare, peut produire le double, près de 300 francs l’are. I] s'agit d'une moyenne, attendu qu'il existe des emblaves plus lucratives et d'autres qui sont entravées par toutes sortes d'obstacles.
Autour de Paris, le jardinier sait se maintenir dans quelques spécialités de plantes Maraichères ; le déhouché en est assuré et les frais sont simplifiés.
Ainsi l'on connait :
Les Choux de la Plaine Saint-Denis, des Vertus, de Pantin, de Noisy-le-Sec, d'Aubervilliers, de Gonesse, de Croissy, de Pal de Vaugirard, au nombre de vingt millions de têtes ;
Les Choux de Bruxelles, provenant de Rosny, Montreuil, Noisyle-Grand, Pantin, Bagnolet, Nogent-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois :
Les Choux-fleurs des Vertus, de Bobigny, de Poissy, Chambourey, où ils fournissent annuelle
aiseau,
et surtout de ment jusqu'à deux millions de têtes, sur les quarante-trois milions que l’on consomme à Paris ;
La Chicorée sauvage, destinée au blanchiment d'hiver à Montreuil, à Bobigny, à Viroflay, à Créteil, à Neuilly-sur-Marne, et devenant d'un bon rapport pendant la morte-saison ;
Les plantes à Salade, l'Oseille, l'Épinard, le Céleri et le Salsifis, de tous les centres de jardinage ; l'Oseille, recherché l'usine, approche vingt millions de kilogr. aux halles :
Le Poireau de Groslay, Noisy, Croissy, Mézières, Épernon, Meulan :
La Tomate, des cultures abritées ou libres, d'Issy et de la grande banlieue sud : de Lonjumeau, de Linas, de Leuville de Palaiseau.
e également à
, de Longpont et
L'Artichaut d'Épinay, Montmorency, Enghien, Saint-Gratien,
Deuil, les Vertus, Gennevilliops et des marais assainis ;
eo
L'Asperge d'Argenteuil, d'Épinay, d'Herblay, de Franconville, de Suresnes, de Puteaux, de Montmorency, de Saint-Denis, et de tous les terrains sablonneux ;
Les Carottes et les Panais de Gonesse, de Pontoise, de Pantin, de Gagny, de Croissy, de Montesson, de Chevreuse, d'Aubergenville:
Les Ognons de Croissy, de Mézières, de Bobigny, de Fontenay-les. Fleury, de Palaiseau, de Saint-Ouen ;
Los Navets de Noisy-le-Sec, d'Aubervilliers, de Freneuse, de Croissy, de Flins, de Viarmes, de Chatou, de Deuil, de Saint-G ‘atien, dépassant au total vingt millions de kilogrammes :
Les Pois de Suresnes, Nanterre, Méricourt, Poissy, Linas, Gargen. ville, Gonflans-Sainte-Honorine, Meulan, Carrières, Deuil, Picpus :
Les Haricots de Limay, Herblay, Clamart, Sarcelles, Arpajon, Verrières, Lagny, Étampes, Montlhéry, Triel, Noisy-le-Grand,
Le Cresson de Gonesse, Saint-Gratien, Bellefontaine, Beaumont, Lardy, Louvres et de l'Oise, A lui seul, le département de Seincet-Oise livre à Paris, aux halles, 15,000 douzaines de bottes de Cresson par jour, pendant les mois d'avril et mai, alors que les entrées de 1893 se chiffrent par 5,600,000 kilogr. ;
Les Fraises de Bagnolet, de Montreuil, de Rosny, de Bry, de Châtenay, de Palaiseau, de Bièvres, de Fontenay, de Châtillon, de Bagneux, de Verrières. d'Igny, d'Argenteuil, de Clamart, de Romain. ville, de Belleville, ete, et des rallées de la Bièvre, de l'Yvette:
Les Champignons de Montrouge, de Gentilly, d'Ivry, de Montsouris, de Charenton, de Houilles, de Chaville, de Bougival, de Méry-sur. Oise, dans trois mille carrières de la banlieue de Paris:
Ajoutons les Melons, les Courges, les Concombres des jardins et
des champs et les Radis, produit de la culture dérobée ou complé-
mentaire des couches en exploitation ;
Enfin, la Pomme de terre, élevée libre ou sous cloche, de tous les pays, dépassant, dans ses arrivages parisiens, le chiffre de 700,000 hectolitres, pesant 70 kilogr. chacun.
Nous résumons quelques cultures spéciales, dans les communes de la région parisienne :
AUBERVILLIERS. Laitue blanche d'été, Scarole ronde,
— — d'automne. Mèehe ronde,
Rornaine grise inaraichère, Céleri rave Ordinaire ct gros lisse, de Paris, Chou-fleur demi-dur de Paris, — Plein blame ct Céleri doré, Chicorée frisée de Meaux. Choux.