‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde [microforme]Chapitre 250 sur 356 · TEST TR · texte numérisé non relu

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cep et du Raisin, pratiqués avec compétence. Depuis longtemps, la réputation du Chasselas de Thomery est faite sur les marchés français ou étrangers.

Thomery compte 125 hectares de jardins, couverts de 250 kilomètres de murs, ayant une hauteur moyenne de 2" 80. Chaque habitant a son clos, ses treilles et une chambre à raisins, pour sa table ou son commerce.

Un hectare, bien conduit, rapporte en moyenne de neuf à dix mille kilogrammes de Raisins, Chasselas doré, qui se traduisent par un bénéfice net de 2,000 à 2,500 francs. La valeur foncière est portée à 80,000 francs l'hectare.

L'emballage se fait en petits paniers tapissés de fougère, ou en caissettes garnies de papier, et l'expédition a lieu par wagons de 2,000 paniers. Dans une saison, 600 wagons à la tare de 2,000 kilogr, de Raisins ont pris la route de Thomery à Paris.

A Conflans-Sainte-Honorine, où l’hectare de clos de Vignes est estimé 50,000 francs, on compte 6,000 mètres d’espaliers produisant 7,200 kilogr. de Chasselas, et 4,200 mètres de treilles à l'air libre dont le produit est vendu 1,850 francs.

De Montreuil à Maurecourt, combien de ceps abrités ou libres qui envoient, dès le mois de septembre, des grappes de Chasselas ou de Morillon, à la criée des Halles et chez les négociants parisiens ?

A son tour, le vignoble de grande culture détache ses plus beaux et succulents Raiïsins en faveur des gourmets. Quel est le convive qui refuserait un bon Pineau de Bourgogne, un Gamai du Beaujolais mûr à point, ou l’Aramon du Languedoc, le Malbeck de Bordeaux, la Petite Malvoisie de l'Agenais, le Boudalès ou Cinsaut violet, les Panse et Muscat blanc du Midi, la Clairette et l’Olivette de Provence ? Un propriétaire de Meyreuil récolte pour 20,000 francs de ce dernier cépage. Que l’on apprécie l’ensemble !

Certes, plus d'une fois la vente du Raisin laissera relativement plus de bénéfices que la vinificat‘on.

Signalons encore deux plants exotiques qui se sont vite acclimatés par la vigueur du sarment et la précocité du fruit : le Lignan blanc, déjà vulgarisé au pied des Pyrénées, et en Corse, et à Côte-Rôtie; le Portugais bleu, accaparé par les vignerons de l'hiérault et des départements voisins,

Quant aux localités qui ne peuvent jouir, en plein vent, des agréments de la treille de Vigne, des vineries sous verre se sont établies et le propriétaire peut ainsi se délecter, dans une annexe de l’habitation, de grappes de Raisins blancs ou noirs, parfaitement développées et mûres à point.

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Le Potager de Versailles et d'opulentes demeures ont donné le signal, dans un but d'enseignement ou de satisfaction personnelle. Alors, la spéculation est venue, dans le Nord, l'Aisne, la Brie, l'Ouest, le Sud même, organiser des « vignobles vitrés » et fournir le Raisin à la Consommation, faisant Concurrence à l'Angleterre

et surtout à la Belgique, celle-ci ayant l'avantage du matériel, du chauffage et du salaire à prix réduits,

Désormais, le marché français reçoit des ç

les marchés étrangers bénéficient du trop plein de notre production.

Le cépage Black Hamburgh ou Frankenthal a, pendant longtemps, occupé la serre à Vignes, Un praticien émérite, M. Bergman, directeur des Jardins de Ferrières-en-Brie, ÿ ajouta les raisins noirs Black Alicante, West's Saint-Pierre, Lady Downe’s Secdling, et les Raisins blancs Muscat d'Alexandrie, Royal Vineyard, Gradiska, Grosse Panse qui se soumettent à la culture sous verre et sans chauffage.

Un amateur passionné de la viticulture sous verre, après ses installations Commerciales à Roubaix et à Bailleul, a pu constater que la première place aPpartenait au cépage Black Hamburgh, pour la production générale; aux Black Alicante et Gros Colmar, pour la production d'hiver ; enfin aux Muscat d'Alexandrie et Buckland Sweet Water, qui donnent satisfaction aux amateurs de Raisins blancs.

Notre Frankenthal réussit encore à la culture en pot, chauffée. Ce système admet également Madresfield Court, Gros Guillaume, Royal Muscadine, Royal Ascot, Duchess of Buccleugh, Muscat Champion, ete. Plusieurs cépages à gros fruits, délicats en plein air sous une latitude tempérée, ne résistent à la coulure de la grappe que par leur greffage sur un plant vigoureux, ou par la fécondation artificielle d’un cépage prolifique, tel que le Black Hamburgh, opérée par la main de l'homme.

Les forceries de l'Aisne, à Quessy, établies en commandite et les grapperies vitrées de Thomery, Dammarie-les-Lys, La Chevrette, etc. possèdent de belles collections de Raisins de luxe,

Si le Chasselas est rarement admis dans 1 spéculation, il offre de grands a naturelle, à tout vent, à l’espalier ou sous une simple toiture vitrée, même dans la serre, et Par la facile conservation du Raisin, la 8'eppe étant déposée sur tablette, ou retenue à son sarment qui plonge dans une fiole remplie d'eau, De cette façon, après l'hiver, il peut encore lutter avec le Raisin de primeur,

Cependant le Chasselas n’est point dé pourrions citer de superbes exemples d ienues par des jardiniers habiles.

aissettes de Raisins, et

a culture forcée de Vantages par sa production

placé à la forcerie ! Nous ans les cultures bourgeoises,

Voici dans l'ordre de maturité, les meilleurs Raisins de table : Gamai de Juillet, Chasselas doré.

Précoce de Malingre, — rose.

Morillon hatif. = violet, Précoce de Courtillier. Pineau noir.

Madeleine royale. Muscat noir.

Portugais bleu. — blare, Lignan blanc. Boudalès.

Chasselas Coulard. Frankenthal. Nous avons indiqué, plus haut, les cépages à préférer sous l'abri vitré de la serre, de la bâche ou de la vérandah.

La France possède encore une série d'arbres et d’arbrisseaux à fruits, directement ou indirectement comestibles, d'un bon rapport sous: l'influence de leurs milieux d'existence:

L'Arbousier, grand arbrisseau ou petit arbre du midi, toujours vert, peut atteindre une hauteur de quatre mètres, en vingt années et, alors, produire 10 kilogrammes d’Arbouses que l'on expédie, en corbeilles d'un kilogramme, aux Halles ou à la confiturerie.

A dix ans, l’Azerolier, haut de quatre mètres, se couvre de fruits aigrelets blancs, jaunes ou rouges; environ 30 kilogr. par sujet.

Le Bibacier, au beau feuillage persistant, s'élève à cinq mètres ct porte 50 à 80 kilogr. de Bibaces ou Nèfles du Japon, vendues sur le marché et aux confiseurs, dès le premier printemps.

Le Câprier, des sols rocheux, calcaires ou arides, fournit un kilogr, de boutons de Câpres par buisson. Il se cultive à Solliès-Toucas, Belgentier, Ollioules, Gémenos, Cuges et Roquevaire.

Grand arbre toujours vert décorant les terrains déclives, le Caroubier produit énormément de gousses de Caroubes, estimées pour la nourriture des chevaux et la distillerie.

Préférant un bon sol humifère, le Grenadier reste un petit arbre de jardin et de potager. Sa récolte peut être évaluée de cent à cent cinquante Grenades, au prix de 5 francs le cent,

De tempérament analogue, le Jujubier ne dépasse guère huit mètres de hauteur et rapporte de 80 à 100 kilogr. de Jujubes, qui, par la dessiccation, se réduisent au tiers de ce poids.

En sol calcaire et schisteux, non arrosable, le Pistachier femelle fécondé donne 15 kilogr. de Pistaches, soit 4 kilogr. de graines où d'amandes destinées aux pâtisseries et aux confiseries.

Tous ces arbres sont de la région méditerranéenne.

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VIN. — Production de Fleurs et de Plantes ornementales,

Depuis une cinquantaine d'années, la Floriculture française a pris un développement considérable, et l'art des jardins d'agrément a réalisé des merveilles.

D'abord confinée chez de rares amateurs et dans quelques établis. sements spéciaux, la culture des fleurs et des a s'est rapidement étendue sur tout le ter les classes de la société,

Cet entraînement vers le beau n'est-il pas la résultante naturelle

des progrès accomplis dans les sciences et les diverses formes de la civilisation moderne, Conséquence iogique du bien Avec les améliorations de leur façon de viv

rbustes d'ornement ritoire et au cœur de toutes

-être général ?

re, le citadin et le ure, en concentrant

Ilant des fleurs et des plantes jusque dans l'appartement ou sous un abri vitré, chauffé

pendant l'hiver, qui provoque dans la mauvaise saison l'illusion

A l'extérieur, sur les mers libres, de hardis navigateurs, des explorateurs intrépides se sont dirigés vers l'inconnu et ont rapporté à la mère patrie les richesses de la Flore exotique. Des jardins d'études, les nouvelles venues se seat dirigées chez les horticulteurs de profession qui les ont multipliées et Propagées. Plus d'une fois, la perspicacité des fleuristes les a conduits à féconder et à croiser entre elles les indigènes avec les étrangères. Ces tentatives ont souvent été heureuses et nos jardins, comme nos serres, y ont gagné des formes inédites de Végétaux qu'il eût paru téméraire d'espérer auparavant.

Les expositions publiques ont été de brillantes occasions offertes à nos horticulteurs de faire Connaître les nouveautés obtenues par les chercheurs, ou réalisées Par un travail persévérant de sélection, d'hybridation ou d’acclimatation, A son tour, la presse a proclamé leur valeur.

C'est alors que les administrations départementales, municipales où autres, devenant plus mondaines, ont transformé le macadam des avenues et des places publiques en oasis de verdure et de fleurs.

La perfection florale s'est manifestée dans le domaine de la pleine terre, avec les espèces ligneuses ou herbacées, et sous l'abri chaufré

où s'épanouissent les feuillages et les inflorescences des Pianies éirangères,

5oa FRANCE

Combien les maîtres du siècle dernier seraient surpris aujourd'hui, devant nos collections de Rosiers remontants, de Dablias multiflores, de Chrysanthèmes à grandes fleurs ! Avec quel enthousiasme ils viendraiens saluer le développement inattendu de nos corbeilles de Pélargoniums zonés, des groupes de Glaïeuls hybrides et des bordures de Bégonias tubéreux ou de plantes à feuillage coloré !

Quant aux serres d'Orchidées, de Fougères, de Broméliacées, d'Aroïdées, de Gloxinias, de Caladiums et de tant d’autres perles d'au delà des mers, ce serait un véritable éblouissement pour nos ancêtres qui, cependant, ont préparé la voie du progrès par leurs recherches et leurs observations.

Ce que l'on a découvert pendant les cent dernières années est immense. Nos successeurs auront-ils jamais le même bonheur ? IL est permis de l’espérer, en présence de l'ardeur juvénile de nos explorateurs, et des prodiges de patience et de combinaison de nos cultivateurs qui étudier:t, qui fécondent et qui sélectionnent,

Nous examinerons rapidement la Floriculture sous ses diverses formes arbustives ou herbacées, robustes à l'air libre ou frileuses dans la serre, et nous aurons garde de négliger l’approvisionnement des décors floraux : bouquets, corbeilles, couronnes et parures qui sont devenus les amis et les confidents de notre existence.

Abordons d’abord la classique « Reine des Fleurs ».

Depuis cent ans, nous possédons la Rose remontante, Le Rosier a été sectionné par tribus de Bengale, de Thé, de Noisette, d'Ile. Bourbon, de Pcrpétuelles, auxquelles se sont ajoutées les Hybrides, les Monsseuses, obtenues par croisement ou par écart. Les Polyanthas et les Rugosas de l'Extrême-Orient ont apporté des formes nouvelles,

Les environs de Paris, de Brie-Comte-Robert, de Lyon, d'Angers, d'Orléans, de Nice sont des centres de grandes cultures de Rosiers greffés ou francs de pied.

Les semeurs tels que Hardy, Desprez, Prévost, Laffay, Vibert, Cochet, Guillot, Beluze, Verdier, Portemer, Lévêque, Ducher, Lachorme, Jamain, Pernet, Levet, Margottin, Damaizin, Liabaud, Vigneron, Moreau, Nabonnand, Bonnaire nous ont dotés de précieuses variétés qui se rencontrent dans toute roseraie bien ordonnée.

Quoi de plus frais, de plus brillant, de plus gracieux que les Roses Reine des Iles-Bourbon, Souvenir de la Malmaison, Louise Odicr, Clémence Guillot, Madame Pierre Oger, de la tribu Ile-Bourbon ?

Les Roses Aimée Vibert, Lamarque, Ophirie, Céline Forestier, Solfatare, William Allen Richardson, de la section Noisette ?

Les Roses Thé Adam, Sombreuil, Gloire de Dijon, Madame de Vatry, Homère, Maréchal Niel, Belle Lyonnaise, Catherin: Mermet,

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Mademoiselle Marie Van Houtte, Madame Lambard, Souvenir de Paul Neyron, Anna Clivier, Jean Ducher, Jules Finger, Reine Marie-Henriette, Madame Eugène Verdier, Honorable Édith Gifford, Francisca Krüger, Beauté de l'Europe, Souvenir de Thérèse Levet ?

Les Roses du Bengale Cramoisi supérieur, Hermosa, Appoline ?

Les Hybrides plus rustiques Baronne Prévost, John Hopper, Jules Margottin, Duchesse de Cambacérès, Madame Victor Verdier, Mademoiselle Thérèse Levet, Abel Grand, Coquette des blanches, Elisabeth Vigneron, Monsieur Boncenne, La France, Duc d'Édimbourg, Baronne de Rothschild, Paul Neyron, Hortense Mignard, Captain Christy, Jean Liabaud, Magna Charta, Ulrich Brunner, Merveille de Lyon ?.….

Combien de centaines de belles Roses à floraison remontante et à rameaux courts ou sarmenteux Pourraient être intercalées parmi celles-là, citées à peu près dans l'ordre de leur naissance ?

Le Lilas compte de nombreuses variétés à panicules blanches, roses, lilacées ou carmin violacé, et des fleurons doubles, depuis 1878, véritable succès du fécondateur Victor Lemoine, à Nancy.

La Pivoine en arbre, aux fastueuses corolles, a multiplié ses nuances avec ses protecteurs Noïsette, Jacques, Mathieu, Margat, Verdier, Modeste Guérin, His, Paillet, Callot, Lémon, Demay, Méchin.

La Clématite a élargi son disque ivoire, mauve, azuré ou purpurin, et brave nos hivers, festonnant treillages et berceaux.

L'Althéa syrien épanouit, fin été, ses corolles simples ou doubles, blanc de neige, rose, rouge, violet, azuré, unicolores ou marbrées,

Le Dierville rose a gagné des tons crémeux, vineux, carnés ou grenat,

L'Hydrangée se couvre d'inflorescences à grand effet,

Les gracieux Céanothes, aux thyrses albâtre, gris de lin, bleu cendré, fleurissent sans relâche le premier plan de nos massifs.

Toute une série d'arbres et d'arbustes transportés du jardin fruitier au parc d'agrément. Cerisiers, Pêchers, Pruniers, Amandiers, Groseilliers, Pommiers sont gracieux par leur floraison à double corolle où parfumée, et par l'aspect séduisant de leurs fruits minuscules.

Les Spirées, si variées par leur aspect et l'époque de leur floraison, s'imposent au jardinier paysagiste,

Les Staphyliers, Xanthocéras, Aubépines, Seringats, Deutzias, Cornouillers, Genêts, Viornes, Cytises, Buddleias, Chænomèles, Chèvrefeuilles, Forsythias, Jasmins, Bignones deviennent les sousbois fleuris ; les futaics et taillis se composent de beaux arbres ct de robustes Conifères, rapportés des cinq parties du monde.

La Dendrologie florale est riche en arbres et arbustes de pleine terre; les pépinières ont su les propager.

Les genres ct les espèces à fouilles persistantes : Alaterne,

bo4 FRANCE

Andromède, Aucuba, Buis, Chèvrefeuille, Ciste, Cotonéaster, Épine. Vinette, Fusain, Houx, Laurier, Lierre, Magnolia, Osmanthe, Phillyrea, Troêne, Yucca, ont modifié le ton de leur feuillage et procurent au paysagiste de sérieux motifs de décor d'hiver. :

Sous certaines zones favorables, les plus beaux de nos végétaux demi-rustiques : Camellia, Rhododendron, Magnolia, Azalea, épanouissent à l'air libre leur superbe floraison, aujourd'hui augmentée d'espèces distinctes, d'origine asiatique ou américaine, et de variétés qui diffèrent par les nuances délicates ou éclatantes de leurs corolles,

Quant à la flore australienne, si riche et si originale, elle a retrouvé son habitat sous le ciel lumineux et les nuits diaphanes des rivages privilégiés de notre mer bleue.

La serre et l'orangerie ont hérité, dans une large mesure, de ces végétaux sensibles aux températures basses ou changeantes : les Palmiers, les Cycadées, aux belles proportions, les Fougères au feuillage fin, les curicuses Broméliacées, les coquets Caladiums, les bizarres Anthuriums, l'étrange feuillage des Crotons, les bijoux Sonérilas et Bertolonias, les Nepenthès aux urnes aériennes, et le ravissant essaim des Orchidées, ces «Fleurs de Paradis » qui ont changé complètement la physionomie de nos fêtes privées ou publiques, la fleur joue un rôle si puissant de séduction.

Et toutes ces plantes à fleurs: les Cinéraires de Ténériffe, les Calcéolaires du Pérou, les Gloxinias et les Gesnérias du Brésil, les Achimènes du Mexique, les Primevères de la Chine et du Japon, les fines Bruyères du Cap, les Cyclamens de Perse, les Streptocarpus africains, les Pélargoniums grandiflores, toutes charmantes plantes florales, qui viennent égayer les tons émeraude des Aralias, des ‘ Araucarias, des Asparagus, des Aspidistras, des Dracénas, des Fougères, des Ficus, des Pandanus, des Phormiums, plantés dans le jardin d'hiver ou garnissant les tablettes du conservatoire vitré ?

Aux anciens parterres, réminiscence du style hollandais, plantés par quartiers, de Renoncules, d'Anémones, de Narcisses, de Jacinthes et de Tulipes, ont succédé des bordures et des corbeilles à feuillage coloré ou à floraison abondante et prolongée :

Le Pélargonium zoné ayant quadruplé ses types par la corolle pleine, la feuille peltée et le feuillage maculé ou bordé blanc de lait, bronze, incarnat ou beurre frais ;

Le Fuchsia et ses vingt-cinq ou trente espèces américaines, aux grelots simples ou doubles, préférant les milieux ombragés ;

Les Pentstémons, les Lobélias, les Sauges, les Agératums aux épanouissements successifs ;

Le Lantana, résistant au soleil, et l'Héliotrope, aux senteurs fines;

jotonéaster, Épine.

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FRANCE 5oÿ

Le Pétunia et la Verveine étalant leurs rameaux fleuris sur le sol, ou accrochés aux branches des plantes voisines:

Les Véroniques sous-ligneuses, la Dentelaire céleste, l'Anthémis blanc ou jaune, le rouge Hibiscus,

Et la phalange constamment renouvelée des Bégonias tubéreux, coquets dans l'ensemble ou dans les détails. La première fleur double

apparut, il ÿ a vingt ans environ, chez Victor Lemoine, et s’est accentuée encore chez les fleuristes nancéiens ;

Et notre vieil Œillet, toujours j ou les concentrer en buisson et l'emblème de l'élégance, sous la Main habile du fleuriste lyonnais ;

Enfin, l’avalanche de pourpre, crème ou doré: Alternanthères, Achyranthes Centaurées, Citronnelles, Coléus, Échévérias, Irésines, Lobélia érine, Menthes, Phlox sétacé, Pyrèthres, Orpins, J dont l’abus de la mosaïculture n'a Pas même ralenti la vogue,

Les plantes dites à bulbes,

séjourne dans l’eau.

Les Lis et les Amaryllis indigènes ou exotiques, plantes de haute lignée, y dégageront leurs parfums. Les plus modestes Jacinthes, Iris, Narcisses, Jonquilles, Tulipes présentent les mêmes avantages, et les tiges des Tubéreuses, Galtonias, Montbretias, Freesias, Hémérocalles, Funkias, Scilles, Tigridies, Renoncules, Anémones, et les frais Muguets et Cyclamens, si précieux au printemps.

Et les Agapanthes, les Clivias, les Tritomas, les Fritillaires !

Nous y ajouterons le Canna ou Balisier de l'Inde, la plante du jour, devenue complètement décorative, par suite des croisements combinés qui ont donné à sa floraison un éclat incomparable, se dégageant d'un feuillage ample, étofté, de belle Prestance. Le dernier mot de la Ville de Paris, qui travaille la plante, ni celui du « Père Canna », Crozy, de Lyon, n’est Pas encore dit !

La transformation du Glaïeul, par Lemoine, de Nancy, n'est-elle Pas un autre triomphe de la Floriculture moderne? Après Souchet et ses continuateurs Souillard et Brunelet, après Courant, Truffaut, Verdier, qui ont travaillé le Glaïeul de Gand, Victor Lemoine a su marier l'Hybride et ses générations avec de belles demi-barbares, filles du Cap, de Natal et de Java, aux formes insolites, Or, la progéniture est devenue cette double série de Glaïculs à macule ou à grande fleur qui nous promettent encore de nouvelles surprises,

Déjà le pinceau du hardi fécondateur nancéien avait, par ses agissements polliniques, troublé — au profit des jardins — la vie calme du Montbretia vermillon, des Pourpiers à grandes fleurs, de la Potentille rampante, des Pyrèthres vivaces, des Dauphinelles azurées, du Streptocarpus toujours fleuri, en doublant leurs formes ou en modifiant leurs coloris, comme il avait révolutionné les genres Bégonia, Fuchsia, Pétunia, Pélargonium, Bouvardia, etc.

Les plantes aquatiques ont repris faveur. On a trop répété que, dans un jardin, une pièce d'eau sans fleurs n'était plus qu'un vulgaire bassin... Si l'aquarium offert à la Reine des eaux, Victoria regia, n'est pas à la portée de toutes les bourses, ne peut-on se contenter des espèces rustiques choisies parmi les genres Acore, Aponogeton, Butome, Caltha, Carex, Iris, Lythrum, Menyanthes, Nelumbium, Nuphar, Pontederia, Rumex, Sagittaria, Thalia, Typha, des sections amphibies, émergées, immergées, flottantes ou nageantes?

Comme opposition, la flore alpine, avec ses petites sauvages arrachées à la montagne, sait donner de la vie aux ruines, aux rocailles, aux rochers jetés dans le parc d'ornement.

Imitant le grand artiste Barillet-Deschamps, nos architectes paysagistes ont su harmoniser les effets de feuillage des plantes à rapide végétation avec le tapis ondulé des pelouses et les richesses arbustives ou florales ci-dessus énumérées. De ce fait, plus d'une espèce négligée s'est vue choyée, recommandée, propagée. Les Musa, Solanum, Nicotiana, Ricinus, Montanoa, Polygonum, Acanthus, Senecio, Rheum, Datura, Wigandia, Gunnera, Colocasia, Verbesina. Ferula, Ferdinanda, Eryngium, Onopordon, et nos vieux Cannas, n'ont-ils pas eu, à cette occasion, les honneurs bibliographiques de deux maîtres, Léonce de Lambertye, Édouard André ?

Et les Arroches, les Poirées, les Cardons, les Choux-Frisés ou Géants ? L'Utile veut et obtient sa place au jardin d'agrément !

Ce concert harmonieux de la Nature a donné la note légère aux Graminées. Les Bambous de l'Extrême-Orient, Eulalias et Maïs panachés du Japon, Gynériums de l'Argentine et Gymnotrix de l'Uruguay, Phalaris, Roseaux, Panics, Lagures, Pennisetums, Brizes, Agrostides et Paturins des Deux-Mondes, aux tiges fluettes et gracieuses, aux panicules vaporeuses, aux tremblants épis, se sont élevés, de comparses, aux premiers rôles de la symphonie végétale.

Les éclaireurs de cette marche en avant de l’armée des fleurs sont certainement les plantes annuelles ou vivaces.

Elles aussi ont vu leurs rangs s'ouvrir aux nouvelles venues, et s’agrandir de variétés nées de la sélection ou du croisement.

L'exemple en est généreusement fourni par les plantes annuelles :

n avait, par ses jardins — la vie randes fleurs, de des Dauphinelles ant leurs formes itionné les genres ia, etc.

n a trop répété urs n'était plus Reine des eaux, urses, ne peut-on es genres Acore, im, Menyanthes, a, Thalia, Typha, tes ou nageantes?

petites sauvages aux ruines, aux ,

rechitectes paysaplantes à rapide et les richesses fait, plus d'une pagée. Les Musa, num, Acanthus, casia, Verbesina.

s vieux Cannas, bibliographiques André ?

Choux-Frisés ou ‘agrément !

note légère aux Eulalias et Maïs t Gymnotrix de nisetums, Brizes, tiges flucttes et its épis, se sont phonie végétale, e des fleurs sont

elles venues, et isement,.

antes annuelles :

FRANCE 5o7 Amarantes, Balsamines, Belles-d

Centaurées, Clarkias, Collinsias réopsis, Dauphinelles, Gilias, Giroflées Godétia

8, Ipomées, J uliennes, Lavatères, Linaires, Lupins, Mimules,

Myosotis, Némophiles, eur, Pourpiers, Reines-

Marguerites, Salpiglossis, Saponaires, Scabieuses, Seneçons, Tagètes,

nules, les Coquelicots, les Énothères, les Gai

Mimules, les Mufliers, les Myosotis

les Primevtres, les Schizanthus, les Silènes, les Staticés, les Thlaspis,

les Trachélies, les Valérianes égaient le ;

précoce et leurs fleurs délicates ou vigour Et la Pensée qui suscite un commer

noires », pour la confection de couron funéraires ?

euses,

ce de fleurs blanches ou nes ou d'autres emblêmes

Et l'Immortelle qui vient Par milliers de douzaines de fleurs donner une valeur aux « souvenirs éternels »..,?

Et la Rose trémière, un des plus heureux motifs aux massifs de verdure, en repoussoir ?

Pénétrant dans le champ des plantes viy est prolongée et qui se multiplient p de l'homme a su perfectionner variétés. Parmi les beaux genres rustiques, on compte :

Les Astères indigènes ou américaines qui approvisionnent, en toute saison, les fleuristes de grappes d'étoiles aux rayons lactés, rubis, grenat, améthyste, azur, turquoise, vieux rose, lilas, pourpre, sur un cœur topaze ou safran :

L'Ancolie aux clochetons en cor violet, blanc ou canari ;

floraux, s’alliant

aces, celles dont l'existence ar Séparage ou division, la main les types et augmenter le nombre des

nets ruchés, teintés bleu ou rose,

La Campanule aux espèces érigées jusqu'aux murailles de leurs cou

L'Œillet de Poète disparaissa mouchetés, Panachés, striés, Ponctués, granités ou veloutés :

La Pivoine, splendide aux premiers plans ou dans les lointains par sa Îloraison à grand effet, blanc de nsige, incarnat, carmin glacé, crème, rose corallin, gros rouge, ponceau ou Pourpre violacé ;

Le Phlox pyramidal ou acuminé, portant haut et ferme des bouquets de fleurons frais de couleur unie, striée ou étoilée ;

Le Pied-d'Alonette réunissant sur ses longs épis toutes les phases de la couleur céleste, blen de ciel, lapis, outre-mer, violet, indigo.

OU $gazonnantes, garnissant pes d’albâtre ou de saphir.

nt sous ses « bouquets tout faits »

5o8 FRANCE

Les Soleils, robustes, dont le plateau à rayons dorés n'est pas déplacé au grand jardin, isolé ou jeté dans les lointains ;

Les modestes Violettes, avec leurs quarante ou cinquante variétés formant de charmantes bordures parfumées ou des gazons fleuris avec les Primevères, Auricules, Hépatiques, Scilles et Crocus ;

D'autres espèces encore, parmi les robustes, à longues tiges, comme les Galanes, Gauras, Digitales, Juliennes, Liatris et Lychnides: ou naines, à la façon des Pâquerettes, des Arabettes et Alysses ; à floraison soutenue comme les Asclépias, ou d'’arrière-saison, par exemple l'Anémone du Japon ;

Enfin le Chrysanthème rivalisant avec le Dahlia pour l’ornementation florale de l'automne et la riche palette de couleurs. Le Midi, favorable à la maturité de la graine, en a inondé le continent, Déjà, les catalogues spéciaux ont annoncé des milliers de variétés de Chrysanthèmes.

Ce suprême cadeau de la Chine et du Japon, qui a suscité l'organisation de sociétés et d'expositions à lui seul consacrées, est devenu l'ornement prédestiné du champ du repos et la ressource inspiratrice du peintre de fleurs. Ne cherche-t-on pas, comme au Dahlia, de lui refaire une seconde jeunesse, avec des fleurs simples, des ligules planes, tuyautées ou chiffonnées? Il est encore de beaux jours pour le GChrysanthème |!

INTRODUCTIONS NOUVELLES. — À côté de l'amélioration provoquée par la culture et par les semis, on doit compter avec lesimportations de plantes appartenant à des genres inconnus ou des espèces inédites.

Les pays lointains sont explorés par des botanistes français ou étrangers qui voyagent, soit aux frais de l'État, soit aux frais de grands établissements publics ou privés, soit même à leurs risques et périls, entraînés par l'amour de l’art, malgré les dangers à courir,

L'histoire de ces vaillants pionniers serait une des plus belles peges de notre horticulture nationale.

La grande famille des Orchidées est celle qui s'est montrée la plus généreuse envers les chercheurs de ces « colibris » végétaux : Angræcum, Cypripedium, Cattleya, Cœlogyne, Dendrobium, Epidendrum, Lælia, Lycaste, Masdevallia, Maxillaria, Oncidium, Odontoglossum, Phalænopsis, Sobralia, Vanda et Zygopetalum.

Combien de Bromeliacées : Billbergia, Caraguata, Nidularium, Pitcairnia, Tillandsia, Vriesea..., qui décorent nos galeries vitrées ou nos salons, et qui, dans leur retraite, ont failli coûter la vie à un explorateur passionné pour ces bijoux de la nature!

Leur enthousiaste ami, et leur historiographe en même temps,

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Æchmea Drakeana, Ecuador, 1882,

Ananas Abacaxi, Brésil, 1890.

Anthurium Andreanum, Colombie,

Anthurium Dechardi, Colombie, 1876,

Bomarea Kalbreyeri, Ecuador, 1878,

Billbergia Breauteana, France, 1884.

vexillaria, — 1889.

blireiana,

Coburgia trichroma speciosa, Ecuador, 1876.

Caraguata Van Volxemi, Colombie,

Coutarea Scherfliana, Colombie, 1876,

Caraguata cardinalis, — sanguinea, — 1898.

Morreniana, — — — conifera, Ecuador, 1880.

Andreana, Colombie, 188r.

Eupatorium serrulatum, Uruguay,

Epidendrum arachnoglossum, Colombie, 1878.

Genista Andreana, France, 1886.

Gynandropsis coccinea, Colombie,

Hemitelia Paradæ, Colombie, 1876.

Hedera Helix aurantiaca, France, 1884,

Ismene Andreana, Ecuador, 1880.

Loasa vulcanica, 1899.

Lathyrus pubescens, Uruguay, 180.

Monnina obtusifolia, Colombie, 1876.

Macroscepis tristis, Ecuador, 1883.

Nectandra angustifolia, Uruguay,

Neumannia arcuata, Colombie, 1876.

Odontoglossum crispum Mariæ, Colombie, 1876.

Onoseris Drakeana, Colombie, 1878,

Oreopanax Andreanum, Ecuador, Philodendron gloriosum, Colombie,

Philodendron Mamei, Ecuador, 1880, Andreanum, Colombie,

Podachænium andinum, Ecuador,

Passiflora atomaria, Ecuador, 1880.

Paylanthus salviæfolius, Colombie,

Puya Gigas, Colombie, 1878,

— pastensis, Colombie, 1878.

Pitcairnia Poortmani, Ecuador, 188.

Rubus nubigenus Mmacrocarpus, Co-

lombie, 1876.

Streptosolen Jamesoni, Ecuador, 1878.

Stenomesson Hartwegii, Ecuador, Solanum Poortmani, Ecuador, 1882, Senecio sagittifolius, Uruguay, 1890.

— leucostachys, — Sicane atropurpurea, Paraguay, 1890.

Triteleia uniflora cærulea, Uruguay,

Tillandsia Arequitæ, Uruguay, 1890.

microxiphion, Uruguay,

Tillandsia Armadæ, Colombie, 1898.

umbellata, Ecuador, 1884.

— Duratii, Uruguay, 1890, — Lindeni tricolor, Ecuador,

Tillandsia Lindeni violacea, Ecuador, 1878.

Tournefortia cordifolia, Ecuador,

Tydæa Ceciliæ, Colombie, 1876,

Verbesina Mameana, Ecuador, 1882,

Et beaucoup d’autres plantes parmi lesquelles de jolies Orchidées. L'une des plus belles d'entre les nouveautés découvertes par M. André, l'Anthurium Andreanum, a fait sensation quand elle parut sur la scène horticole, et sa vogue dure toujours,

FLORICULTURE RÉGIONALE. = Paris est le débouché insatiable des plantes vertes ou fleuries, et des fleurs destinées, les unes au décor des jardins ou des aPpartements, les autres à la confection de bouquets,

couronnes ou parures, pour la consécration de cérémonies et de fêtes

PRE mener fonce par

Sro FRANCE

quartiers. Des charrettes de fleurs circulent dans les rues: des kiosques, des étalages sont affectés au montage des bouquets à la main ; et l'on ne compte plus, nulle part en France, les circonstances ni les jours où la Fleur devient un hommage de politesse ou d'amitié, un symbole d'espérance ou de souvenir.

On peut dire que la fleur n'est plus un luxe, mais un besoin entré dans nos mœurs.

La passion des fleurs ne se refroidit pas en contre-saison. Aussi les praticiens ont-ils organisé des ateliers de forçage et des conservatoires, pour hâter ici, retarder là, de façon à jouvoir, en tout temps, donner satisfaction au goût du jour.

La région parisienne, c’est-à-dire Paris et dix lieues à la ronde et notre région Sud, d'Hyères à Menton, suffisent à peine à répondre aux commandes. Télégraphe, téléphone et trains express sont les auxiliaires rapides de cette élévation de l'esprit vers les beautés de l’art et de la nature.

Un profane ne se douterait pas que notre capitale cache, dans les replis ce sa ceinture, un pareil arsenal de serres et de bâches consacrées au forçage des Roses et des Lilas.

L'humble Violette occupe des milliers de châssis, bénéfice de la famille du jardinier ou du maraîcher qui l'exploite, alors que l'aristocratique Orchidée arrive de Versailles et des environs, — au nord jusqu'au Vésinet, à l’est jusqu'à Châtillon, — et ne dédaigne plus l'éventaire du faubourg ou du marché.

Parcourons v- instant la banlieue parisienne et jetons un coup d'œil sur les jardins, modestes en apparence, mais riches en produit, des spécialistes :

Avant de quitter la Ville, nous trouvons l'Avenue de Châtillon, produisant les Roses, les Orchidées, les plantes annuelles en pot, les arbustes de décor;

La Glacière continuant ses Orangers, Grenadiers, Eugénias, Camellias, Myrtes et Nériums en caisse, y ajoutant les plus modestes Cyclamens, Pervenches, Héliotropes et Lantanas.

Franchissons le mur d'enceinte :

Bagneux se livre à la culture de l’Hotéia paniculé et au Muguct, au Rosier pour la vente de la fleur, à diverses plantes destinées à la « fleur coupée ».

Bagnolet et Rosny sont abondamment pourvus de Thym et de Buis à bordures, de Jacinthes parisiennes, de Staticés faux Arméria, de Roses Pompon de Bourgogne.

Belleville chaufle le Rosier et produit la petite Fougère.

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Boulogne et Billancourt a de Bouvardias, de Pensées,

Bourg-la -Reine et Fontenay-aux-Roses forcent l’Œillet et la Violette et cueillent les Roses des pépinières. Fontenay fait, en plus, les Soleils vivaces, le Chrysanthème lacustre, la Pervenche, la Gentiane, le Saxifrage granulé double, l'Aspérule odorante.

Brie-Comte-Robert prélève le droit du seigneur sur ses roseraies et le transmet aux parisiennes, le soir, par le « Train des Roses. »

Charonne produit la fleur de l'Oranger sous verre, et ne perd pas de vue la petite plante marchande,

Chevreuse, par ses fleuristes e

Grr

Pprovisionnent le quai d'Anthémis,

t les Mmaraichers, amène au marché la plante en bourriche : Pâquerette, Pensée, Julienne, Mignardise,

Œillet de poète, Amarante, Pyrèthre, Aubrietia, Alysse, Primevère,

Gentiane, Hépatique, Saxifrage, Arabis, Myosotis, Réséda, Giroflée.

Les plantes apportées au quai, en petites bourriches de 12 à 24 plants, comprenant Anthémis, Pélargoniums, Fuchsias, Pétunias, Verveines, Coléus, et autres espèces à Parterre, sont l’œuvre des jardiniers de Bagneux, Malakoff, Montrouge et Vanves, un des quartiers les plus producteurs de l'horticulture populaire,

Clamart et ses environs jusqu'à Bièvres fournissent les Violettes de Parme et des Quatre-Saisons, donnant l'hospitalité du châssis à l'Héliotrope, au Bégonia tubéreux, aux Fougères, à la Tubéreuse mexicaine et au Cyclamen de Perse,

Golombes, Bois-Colombes, Taverny s'appliquent à la propagation des Bégonias, Gloxinias, Cyclamens, et de diverses Gesnériacées,

Fontenay-sous Bois ajoute les Orchidées aux Violettes, la

Primevère de Chine aux Œillets, les Cinéraires et les Calcéolaires

aux Narcisses et aux Jacinthes Parisiennes, sans négliger les plantes vertes, les Fougères et les Montbretias.

Grenelle cultive en grand les Cannas et les P

Ivry a la renommée des Rosiers, des Œille Tulipes et Tubéreuses.

Malakoff et ses alentours relèvent la vieille réputation des plantes vivaces de pleine terre, à feuillage ou à fleurs. Ses Chrysanthèmes et la petite plante en bourriche ÿ viennent à profusion.

Montreuil inscrit plus de 600,000 francs au chapitre deses recettes, vendant aux marchands la série des plantes bulbeuses, qui s'étend du Galtonia à l'Ornithogale, de la Jacinthe parisienne au Lis, du Narcisse à la Fritillaÿre, soit en bulbes, soit en gerbes fleuries. Ajoutons la plante en pot : Primevère de Chine, Grenadier, Azalée, Hortensia.. Et la fleur cueillie dans la grande serre, sur les Camellias, les Gardénias, les Orangers! Et le grappe du Lilas blanchie sous

ensées, ts, des Lis, Jacinthes,

5ra FRANCE

bâche! Et les capitules du Chrysanthème, passés au blanc, pour la Toussaint, dans les caves destinées à l’étiolat de la Chicorée sauvage!

À Montrouge, un des centres pourvoyeurs du marché et des commerçants intermédiaires, se sont multipliées les bâches et les serres de Lilas, de Rosiers, de Nériums ou Lauriers roses, de l'Hotéia, du Stévia et les carreaux des plantes dites de jardin.

Neauphle-le-Château fait le Glaïeul et les Reines-Marguerites.

Neuilly s'est créé une réputation avec le Muguet.

Picpus force le Réséda, les Giroflées quarantaines ou parisiennes,

Pierrefitte fait les Œillets de pleine terre, de toutes catégories,

Le territoire de Romainville varie ses cultures : Azalées et Camellias, Violettes et Giroflées, Œillets et Jacinthes parisiennes, et récolte la Rose Cent-feuilles.

Saint-Mandé embaume sa clientèle avec les Giroflées et le Réséda,

Sarcelles s’adonne au Cyclamen et au Montbretia,

Santeny et Villecresnes forcent les Rosiers sous bâche.

Sceaux et sa région fabriquent la plante dite de quai.

Sèvres se livre à la multiplication des plantes vivaces, au forçage de l’Azalée, du Rhododendron, de l’Hotéia…

Vanves chauffe les Rosiers, les Lilas, les Bouvardias blancs, les Primevères de Chine et crée des spécialités de plantes vivaces qui prospèrent dans un sol propice, au milieu d’une population horticole laborieuse.

Verrières s'applique aux diverses Violettes des Quatre-Saisons.

Le Vésinet prend de plus en plus faveur avec les Bégonias tubéreux, les Orchidées, les Broméliacées.

Vincennes accroît le nombre de ses cultivateurs d'Azalées, de Bruyères, de Fougères, de Dahlias, de Cannas.

Enfin Vitry, la pépinière de centaines de mille de Lilas destinés aux forceries françaises et étrangères, n'hésite pas à en démontrer l'application complète en soumettant, sous bâche, les Lilas de Marly ou Charles X, à la production de grappes virginales ou carnées destinées au grand marché parisien.

En général, les arrivages de la province ont une origine de plein air qui les aguerrit aux fatigues du transport et leur permettrait de lutter avec nos cultures parisiennes sous verre, si celles-ci, venues hors saison, n'étaient pas abritées et presque à pied d'œuvre.

Le climat ou le sol permettent à Angers de vendre ses Roses en primeurs, Roscoff ses Camellias en janvier, Angoulême ses Violettes de Parme en hiver, et Fontainebleau des Glaïeuls tout l'été.

Sans nous attarder à ces exceptions, abordons les rivages coquets et embaumés de la mer bleue. Dep premières tentatives de

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Rantonnet ct Denis, à Hyères, d'Alphonse Karr, à Saint-Raphaël jusqu'aux expériences de Charles Huber, de’ Rossignol, de Solignac, à Cannes, Nice et Golfe-Juan, d'Henri Vilmorin, à Antibes, d'Édouard André, à Cannes, combien d'espèces Végétales importées, étudiées et exploitées, Pour la seule vente des fleurs ?

Toute l'Europe s'y approvisionne. Quelle avalanche de petits paniers carrés, tressés en r'oseau, où de caisses en bois cintré, recucillant des millions de fleurs isolées ou groupées par petites bottes, poignées ou douzaines, ou montées en bouquets et parures ? Il y en a ainsi pour trois Millions de francs par an,

Pour répondre aux commandes de chaque jour, Rosiers, Orangers,

Camellias, Mimosas, J«sMins, Œillets, Anthémis, Sauges, Girofées,

Violettes, Résédas, Pensées, Thlaspis, Jacinthes romaines, Anémones, Ails, Narcisses, Freesias, Ixias, Tubéreuses, Agapanthes, Bluets sont taillés, coupés, rabattus, replantés et multipliés à merci, Les premiers, arbrisseaux ligneux survivent à la taille et renouvellent leur floraison, ainsi que les Eupatoires, Pittosporums, Polygalas, Gardénias, Habrothamnus, Véroniques, Passiflores, Ghoisyas, et le faux Poivrier ou Schinus Mollé, aux grappes de perles rose corallin; les autres, plantes herbacées ou sous-ligneuses, disparaissent et sont immédiatement reconstituées par l'horticulteur.

L'Œillet fournit un million de fleurs coupées, surtout la variété « Enfant de Nice. » Quant aux Roses, la Safrano domine : puis, Paul Nabonnand, comte Bobrinsky, Lamarque, La France (pour l'hiver), Niel et Malmaison ; ces deux dernières en plein air ou sous verre, Le pays du soleil a, lui aussi, ses primeurs et ses forceries de Roses, de Lilas, d'Œillets, de Jasmins. d'Anthémis. de Giroflées, de Violettes, de plantes bulbeuses, L'arrondissement de Grasse est le centre des usines qui distillent les fleurs ou les feuillages des O angers et Bigaradiers, du Myrte, des divers Jasmins, de la Cassie ou Acacia de Farnèse, du Géranium ou Pélargonium rosat, de la Violette, du Réséda, de la Sauge, du Thym, de la Lavande, du Lippia odorant dit Verveine citronnelle, du Basilic, de la Menthe, de la Mélisse et du Narcisse Jonquille. Grasse absorbe de cette façon r,200,000 kilogr. de fle autant de Roses ; 70,000 kilogr. de V iolettes, autant de Jasmins ; 30,000 kilogr, de Tubéreuses, autant de Résédas, dans une année. Nous n'aurions garde d'oublier les Immortelles, Lancé depuis 1815, l'Hélichryse ou Gnaphale d'Orient a fini Par se substituer aux Céréales dans les sols caillouteux de Bandols, le Beausset, La Cadière, Ollioules et Saint-N azaire, près de Toulon, où ii épanouit ses capitules coriaces et jaune doré. La production en est immense ; que l’on

urs d'Oranger,

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b14 FRANCE

juge d'après les funérailles nationales où les fleurs françaises ont été la sympathique expression des sentiments universels !

Le littoral est couvert de Violettes; Grasso et Pégamas, entre autres, ne peuvent plus répondre aux commandes toujours pressantes, Les jardiniers de Toulouse et d'Angoulême se sont livrés à cette culture facile et lucrative, surtout en hiver, avec un simple abri vitré : des maraîchers y consacrent jusqu'à 2,000 mètres carrés,

Nous terminerons cette rapide revue florale par le dernier épanouissement de l'année, le Chrysanthème. Tout en gardant ses cantonnements et stations à Toulouse, Valence, Grenoble, Lyon, Chàlon, Paris, Troyes, Bourges, Épernay, Nancy, jusqu'à Douai, Roubaix, Lille, Arras, la « Fleur d'or »a envahi le territoire, y faisant naître des spécialistes, des livres, des expositions, et passant du champ du repos au salon ou à la salle des fêtes avec un égal succès!

Culture forcée des plantes à fleurs.

L'énumération qui précède laisse entrevoir les spécialités et la localisation des cultures de plantes forcées à fleurir à contre-saison, Le forçage des fleurs, industrie née avec le siècle, réclame un talent d'observation et des aptitudes spéciales chez les cultivateurs,

Chaque espèce a son tempérament et sa manière de développer ses inflorescences.

L'expérience, seule, indique au praticien les travaux préalables ou complémentaires de l'éducation première de la plante, de sa préparation au sacrifice, en la laissant jeûner ou en l’engraissant, la taillant ou la conservant intacte, simplifiant ou multipliant les empotages, réglant les composts, les mouillages, obstruant ou favorisant les courants d'air et les rayons de soleil, et surtout fixant le degré graduel ou régulier de la température et la durée du supplice.

Tout cela exécuté avec une surveillance continuelle et minutieuse,

C'est mieux qu'une industrie, c'est un art ; en tout cas, c’est un travail utile à la population, et fructueux pour celui qui l’exerce.

Veut-on quelques exeriples ?

Le Staphylier de Colchide, aux grappes nacrées, et la Viorne Boule de Neige, dont le nom est suflisamment caractéristique, fleurissent au bout de quinze jours, étant bien aérés, et se contentent de + 15°, tandis que le Lilas blanc se refuse au forçage, et que le Lilas rouge produit des grappes blanches, sous + 30° pendant vingt-deux jours, sans redouter l'obscurité.

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FRANCE 5r5

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Un mois de serre suflit à l'Œillet, ave point ; il faudra quatre mois au Pélargor initiale de + ge qui s'élevera à + 160,

Plus ligneux, l'Hortensia réclame + 20° une aération bien comprise et des arr plus tendre, préfère des bassinages

Capricieuse sur le calcaire, la Jacinthe de Hollande redoute les poteries neuves ou non baignées Préventivement, La mise sur couche

lui est indispensable, comme aux Tulipes hâtives, alors que la Jacinthe romaine peut s'en passer,

Au-dessus de + 199, le Diélytra perd la fraicheur de son teint, Le double de chaleur et l'engrais liquide favorise des thyrses charmants de l'Hotéia, dégage son parfum, tout l'hiv

Le choix des variétés n'e veul pas s'exposer à perdre

L'Œillet remontant s'é

C +6 à 12°, pour arriver à um, et une température

et six semaines de chauffe,

osages au purin, Le Gloxinia, à l'eau d'égout,

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tandis que la Violette de Parme

‘1, Sous un châssis froid.

st pas une valeur négligeable, si l'on no

temps et argent,

Panouit docilement, à la chaleur artificielle,

On n'éprouve aucune déception en choisissant Parmi les suivants : Coloris blanc : La Neige, Madame Charles Molin, Miss Moore ;

Carné : Enfant de Nice, Madame Dutfoy ;

Strié : Madame Biessy, Giraud, Lafontaine, William Harwey ;

Canari : Comtesse de Paris ;

Rubané : Jean Sisley, Laurent Pellet:

Rose tendre : Châteaubriand, Madame Ernest Bcrgman, Merveilleux, Pierre Forelle :

Rouge : Alégatière, Jean-Pier

Pourpre et violet : Docteur Raymond, Roi des Violets,

Une fleur non moins fine et parfumée, le Muguet.… fait remuer des millions de francs, en F ance, dont un million pour la capitale.

Comme lui, la Violette de Parme et d'autres variétés sont recher. chées, que le bouquet soit ample... où simple miniature,

Le Cyclamen suit leurs traces, et tient sa place au salon et dans les corbeilles de fêtes, après une élaboration de dix-huit mois à l'oflicine horticole.

À côté de l'obscur Réséda, aux senteurs agréables, toujours bien accueilli, le fleuriste de banlieue élève des Orchidées pour le Quai, à tout vent, La spéculation en a été d'autant plus fructueuse que la

leur, sur pied ou Cueillie, « tient bien » Jusqu'ici, elle était restée l'apanage de l'aristocratie, I] a fallu ce

hercher des espèces avanta.

gcuses à cultiver pour Le Producteur, faciles à conserver par l'acheteur,

re Nugue, Roi des rouges :

Les genres Aerides, Cattleya, Cœlogyne, Cypripedium, Dendrobium, Épidendrum, Lælia, Lycaste, Masdevallia, Odontoglossum, Oncidium, Phalænopsis, à floraison souvent hivernale et parfumée, ont réalisé ce double désir.

Déjà l’'Odontoglossum Alexandræ, hôte exclusif des serres basses, ajoute une note élégante au bouquet de cérémonie, au service d’une table à la mode, à la toilette simple ou savamment combinée de la femme.

Ah ! si l'on connaissait toutes les ressources, tous les secrets de l’art rafliné de la bouquetière ! A ses fournisseurs elle commande les fleurs qu'elle est certaine de faire valoir au magasin, par une apparence toute naturelle, ou montées en gerbe, en couronne fardée d’un simple nœud de ruban, ou jetées sur une vulgaire vannerie.

Et l'artiste chargé de décorer une salle de gala, de réception ? Avec quel sentiment délicat, il groupe les verdures et les fleurs ! Quel luxe de festons, de guirlandes et d'astragales chamarrés de Lilas, de Roses, d'Hortensias, d'Œillets, de Pivoines, de Camellias, de Boules de Neige, de feuillages et de Fougères.

L'Horticulture peut produire à profusion. La consommation est en mesure de lui répondre.

Combien d'espèces ont été essayées par le praticien ; une fois le stage fini, la situation acquise, combien de variétés passent chez le petit cultivateur et gagnent le Quai aux fleurs, l'étiquette du nom étant trop souvent dénaturée ou absente ?

Combien de Rosiers ont été expérimentés avant que l'on classe, au premier rang de la forcerie, Rose de la Reine et Paul Neyron; puis la France, Madame Boll, Jules Margottin, Captan Christy, Général Jacqueminot, Baronne de Rothschild, Merveille de Lyon, Duchesse de Cambacérès, Anna de Diesbach, Ulrich Brunner, Magna Charta, parmi les Hybrides; la Noisette Lamarque; Portland rose du Roi ; lesIle-Bourbon Mistress Bosanquet, Souvenir de la Malmaison ; les Thé Maréchal Niel, Niphétos, Safrano, Gloire de Dijon, Belle Lyonnaise, Madame Falcot, Homère, Papa Gontier, Paul Nabonnand, Madame Bérard, Madame Chedane-Guinoisseau; le Bengale Sanguine et le Cramoisi supérieur ?

Hâter la floraison du Camellia est facile avec Alba plena, Éclipse, Lavinia Maggi, Variegata, Donckelaari, Nobilissima, Lefebvriana, Chandleri elegans, Tricolor, Swetti de Colville, Iride. Au contraire, la prolongation ou le retard de la floraison s'applique au Prince Albert, Mathotiana alba, Henry Fabvre, la Vestale, Verschaftelti, Robertsoni, Leeana superba, Valtevaredo, Innocenza, Candidissima.,

Parmi les arbustes élevés en terre de bruyère, l'Azalée offre de

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FRANCE Br 7

grandes ressources à la culture forcée ; en première saison : Madame Vander Cruyssen, Pauline Mardner, Sigismond Rucker, Deutsche Perl, Punctulata, Versicolor, Narcissiflora simple ou double, En deuxième saison : Bernhard Andrea alba, Apollon, Mademoiselle Marie Planchon, Joseph Bernard, Alba speciosa plena, Phœbus, Camille Vervaene, Dame Mélanie, Paul de Schryver, Raphaël.

Les Azalea Mollis, lilüflora et pontica, le Kalmia, l'Andromeda se prêtent aussi à la culture hâtée,

Dès novembre, les Rhododendrons précoces : Madame Masson, Clio, Boule de Neige, Altaclarense, Madame Wagner, Rembrandt, Vesuvius, Prince Camille de Rohan, Duc Adolphe de Nassau, Alexandria, Madame Bertin, Princesse Alice, peuvent en serre et tenus au thermomètre, insensiblement jusqu’à + 240, au moment où le bouton s'entr'ouvre. Les Rhododendrons à retarder seraient : Député Georges Berger, Alexander Addie, Lefebvrianum, Evelyn, Madame Didier.

Au Quai, vous trouverez à bonne heure les Pél flores Gloire de Paris, Vénus, Bose, le Printemps,

Le Lis de Harris, dit des Bermudes, épanouit s autres espèces japonaises, sans réclamer be ment au Richardia ou Calla d'Ethiopie.

À partir de décembre, les Freesias pourront être mis à chaud à + 18°, en plusieurs périodes, aussitôt que les feuilles commencent à s'allonger. Un bon compost ordinaire leur suflit, et une serre froide préalable, pendant que l'Amaryllis à rubans se nourrit dans la terre de bruyère et sur couche tiède de + 18, Avant et après le forçage, le mode de végétation des Libonias et du Cytise élégant ou à grappes, de floraison précoce et abondante, autorise le pinçage des ramçaux en sève, mais l’interdit au Chionanthe et au Dierville rose,

À l’un, la chaleur artificielle ; à l'autre, une chaleur de fond, ou le châssis froid. Celui-ci réclame l'étouffée, tel autre préfèr raisonnée, Ici, la sécheresse; là, une saturation réfléchie d'humidité... Ainsi que nous le disions, la pratique seule permet de connaitre ces petits détails, qui ont leur importance pour les résultats,

Sur tous les marchés, on rencontre des pl parfaitement réussies, comme port et floraison ; la plupart du temps, le cultivaïeur en ignore le nom, ct il est bien rare qu'il confie à son voisin ses secrets de travail.

Nous avons indiqué précédemment 1

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argoniums grandi- Gloire de Crimée, a Corolle avant les auCoup d’eau, contraire.

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antes bien dressées,

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mées pour leurs cultures forcées et la nature des végétaux traités de cette façon,

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