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Martinique », pour menuiserie ;
COLONIES FRANÇAISES 56t
Martinique.
988 kilomètres carrés. — 199,900 habitants.
La Martinique possède, depuis le 19 février 1853, un Jardin des Plantes, au pied de la montagne dite « le Parnasse ». Ce jardin est destiné à la culture des plantes utiles, exotiques ou indigènes, à l'amélioration des fruits de l'ile et aux approvisionnements des Antilles et de l'Europe.
Une exposition permanente, créée par arrêté du 21 janvier 1856,
et établie depuis 1869 dans la partie du Jardin de Tivoli, est ouverte au public deux fois par semaine.
M. Nollet fils est le Directeur de ce Jardin,
Par décision du Conseil général, le 19 novembre 1884, un Laboratoire agricole est rattaché au service du Jardin des Plantes.
Le Jardin botanique de Saint-Pierre a récemment fait une plantation de Cinchonas qui a réussi et promet de beaux résultats,
M. Armand Thierry, son ancien directeur, a contribué à l’acclimatation du Quinquina, de la Ramie et de l'Indigo, dans la colonie.
La flore de la Martinique a les plus grands rapports avec la flore de la bande équatoriale de l'Amérique du Sud.
Palmiers, Fougères arborescentes, Acacias, Cedrelas, Catalpas ou Chênes des Antilles, Bois de Campêche, Mimusops, Bambous gigantesques ; tels sont les éléments principaux des splendides forêts.
Le commerce des bois apprécie beaucoup les essences utiles :
Achras « Balata », pour moulins et Constructions navales ;
Adenanthera pavonina « graine à collier », pour menuiserie ;
Calamus, fournissant le rotang ou rotin.
Bursera gummifera « Gommier », pour fabrication de pirogues ;
Calophyllum Calaba « Calaba », bois de marine, incorruptible ;
Chimarrhis cymosa «bois de Rivière », charpente et ébénisterie :
Cordia Gerascanthus « bois de Chypre », pour meubles ;
Crescentia Cujete « Calcbassier », fournit de belles planches ;
Homalium racemosum « Acomat », bois presque incorruptible ;
Hedwigia balsamifera « Gommart balsamifère », arbre à baume;
Hymenæa Courbaril, bois de construction ;
Oreodaphne cupularis, Laurier canellier, écorce industrielle ;
Simaruba amara « bois de Cayenne », écorce pharmaceutique ;
Sloanea Sinemariensis et Massoni €Ghâtaigniers coco et de la
Talauma Plumieri « Bois Pin », pour constructions et marquetterie,
56a COLONIES FRANÇAISES
La floriculture arborescente a des éléments sérieux avec les Aralia, Capparis, Cassia, Cestrum, Charianthus, Citrosma, Citrus, Homalium, {pomea, Lantana, Miconia, Phytolacca, Pilea, etc.
N'oublions pas l’'Hippomane, le fameux et terrible Mancenillier….
Des arbres de moindres dimensions : Magnolias, Rhododendrons, et des arbres de nos forêts se développent même sur les plateaux.
Il y avait, en 1891, environ 24,000 hectares de forêts.
La Canne à sucre convrait, le 1°" janvier 1888, plus de 21,300 hectares (35,000 actuellement) et occupait 28,000 ouvriers.
Les cultures vivrières croissent en importance. Elles s'étendaient, en 1888, sur 17,150 hectares. L’Igname, la Patate, le Colocase ou Chou caraïbe, le Manioc, la Vanille, sont toujours lucratifs.
Nos légumes viennent parfaitement à une altitude de 500 mètres.
Les fruits : Mangues, Ananas, Avocats, Anones Pomme de Cythère, Cachiman et Barbadine sont aussi variés qu'appréciés.
Les Mangues préférées portent les noms de Julie (précoce), Martin, Divine, Mangue d'Or, Crassous et la tardive Freycinet ; on les propage par la greffe, sur les plants venus de graines.
La Banane demande une chaleur de + 24° pour arriver à maturité, et une période de 12 à 18 mois.
Le Cocotier est cultivé en vue de la production de Noix fraîches,
En plein été, le marché aux fruits est bien pourvu : Avocats, Mangues, Mangoustes, Anones Corossol, Quennettes (Melicocca), Sapotes, Grenades, Abricot des Antilles (Mammea), Oranges et Citrons, Caïmites (Chrysophyllum), Anacardes (pomme d’acajou), Goyaves de Cayenne, et des espèces locales dites Cerises des Antilles (Malpighia) ou du Sénégal(Sapindus), Prunes de Chili (Chrysobalanus) ou de Madagascar (Flacourtia). Les étagères de légumes reçoivent : Ananas, Choux caraïbes, Ignames, Patates, Manioc, Chrystophines ou Chayotes, Arracachas ou Céleri-Carotte, d’autres encore.
Les potagers et les caféières ont donné une plus-value au sol.
Au nord de l’île, le Cacaoyer, le Coton, le Tabac et les plantes aromatiques enrichissent Le planteur.
Parmi les milliers d'espèces végétales de la flore indigène, la famille des Orchidées a quelques bons types épiphytes ou terrestres, et de magnifiques Fougères meublent le mont Pelé, à 1,000 mètres d'altitude, près des mornes et des étangs supérieurs.
Les conseils pratiques, publiés par le Manuel du Bon Jardinier aux Antilles, du botaniste Hahn, ont rendu service aux planteurs.
Et le Caféier...? Quand donc sera réalisé l'arrêté du Préfet colonial, en date du 30 pluviôse an XI, décidant qu'un monument serait élevé à Saint-Pierre, à la mémoire de Desclieux, lieutenant du Génie,
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* CN 1712, d’un oflicier nos colonies le « dépôt précieux du Jardin du Roi riches plantations du Caféier aux Antilles.
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Guyane.
121,400 kilomètres carrés.
français portant à » est la source des
— 29,650 habitants.
, dé Pénitencier de Cayenne ; sont attachés à la culture du Caféier,
Un Jardin colonial a été créé, en 1880, aux envir près du camp de Saint-Denis, Le (Rhizophora », Palétuvier ou Manglieraux se pullule sur le littoral, chargé de’soude, dans les accrues marines. Les terres Moyennes, également de formation al moins récente, sont tantôt fertiles, tantôt d’une Les terres hautes accentuent le relief du pluies torrentielles, elles perde tout l'humus que ne retient point la végétation, Les forêts sont peuplées d'essences rares et pré entre autres : l'Hymenæwa Courbaril, exsudant 1] Résine de Courbaril; le Diplotropis, Il serait intéressant d'essayer ‘ssences à fortes racines, sur de marée, et sur les savane par les lames du large.
ons de Cayenne, mences tannifères,
luvionnaire, mais stérilité extrême.
Pays. Lavées par les nt en faveur des régions inférieures
cieuses; telles sont, a Résine copal, ou au bois très dur, etc,
les plantations d'Eucalyptus et le littoral tourmenté par s échelonnées Je long de 1
autres de violents raz a côte balayée
OCÉANIE
Nouvelle Calédonie et dépendances
ILES Loyauré, Ice DES PINS, Erc.
19,823 kilomètres Carrés. — 65,750 habitants. La Nouvelle Calédonie est dotée d'une Chambre d'agriculture composée de 30 membres, dont 15 sont nommés à l'élection et 15 sont désignés par le Gouverneur de la Colonie,
Les principales cultures sont celles des Haricots, du Maïs, du Riz, du Manioc, du Coton, du Tabac, du Blé d'Australie, importé en 1887 par M. Perret, inspecteur des cultures. Ce blé a donné 38 hectolitres à l'hectare. — Les Haricots de Païta et de Lima y sont populaires,
Le Manihot doux rend 100 tonnes de Manioc à l'hectare; l’administration a fait détruire les plantations du Manihot industriel, quoique d'un rendement double, craignant que les condamnés n’emploient sa racine vénéneuse... d'une façon criminelle.
L'Ananas, importé de Tahiti, est ici délicatement parfumé.
La Canne à sucre réussit partout, même en terre médiocre.
Le Cocotier prospère dans le Nord calédonien ; il est à sa limite de fécondité à l'ile des Pins. Sa production est de 50 à 85 cocos; 600 à 650 noix fournissent 100 litres d'huile, Un hectare rapporte de une à deux tonnes de coprah, que l'on vend de 200 à 300 fr. la tonne.
La Vanille se plait dans toutes les régions humides.
Le Mûrier multicaule est le seul des Mûriers importés qui réussisse; encore ne vient-il que sur les coteaux.
Un très beau vignoble a été planté à Koé, On évalue à 500 francs les frais de culture d'un hectare, produisant 100 hectolitres de vin.
Les légumes d'Europe prospèrent à merveille. La Pomme de terre donne deux récoltes; la colonie en exporte annuellement pour 100,000 francs. Le Pois Pacay «Inga » y réussit parfaitement.
Tous les villages ont des plantations d'ignames ; il en existe plus de 50 variétés ou formes distinctes, et presque autant du Colocase « Taro », plante alimentaire de la femille des Aroïdées.
La racine de l’Igname à tige épineuse € Ouale » où « Ouare », dit Griffe-de-chat, Dioscorea aculeata, est réservée aux chefs.
Un Pachyrrhizus angulatus «Maniania», sorte de Dolique tubéreux, donne également une racine alimentaire.
L'Ananas acquiert aussi un parfum délicieux à la Foa.
L'Oranger, le Citronnier, le Manguier, le Bananier, le Litchi, l'A vocatier, le Goyavier, le Pêcher donnent des résultats satisfaisants.
Le botaniste Pancher, du Muséum, a introduit des végétaux utiles dans nos possessions néo-calédoniennes.
M. de Greslan a planté, à la Dumbéa, d’autres arbres fruitiers exotiques, entre autres les Eugénias, Anones, Manguiers, Figuicrs, Mangoustans, Citronniers et Mandariniers, Bananiers, Anacardiers, Passiflores, Grenadiers, Amandiers, Cognassiers, Plaqueminiers, Jacquiers, Opontias, et une foule d'essences de première utilité.
A la ferme de Koé, la mission Raoul plantait, en 1886 et 1887, la série de végétaux industriels ou alimentaires suivants :
Le Bassia, beurre végétal de l'Inde ;
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lu Maïs, du Riz, importé en 1887 né 38 hectolitres
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Les Palmiers Ceroxylon, à cire ; Elæis, Sagus, Acanthophænix, Aréquier à chou comestible, de M
Les beaux Palmiers Oreodoxa de palmiste ; Latania de la Réunion ; Aréca de la Nouvelle-Zé
Le Dalbergia ou Palissandre de l'Inde ;
Le Swietenia, Acajou de Saint-Domingue ;
Le Cedrela, faux acajou, pour les boîtes à cigares ;
Le Mammea, dit Abricotier des Antilles, à gros fruit comestible ;
Le Myristica, Muscadier des Moluques, bien vigoureux ;
Le Caryophyllus, Giroflier, des mêmes parages ;
Le Ravenala, l'arbre du Voyageur, au pays des Malgaches ;
Le Myroxylon, baume du Pérou, promptement acclimaté ;
Le Tectona, fournissant le bois de Teck, nerveux et incorruptible ;
Le Cola, donnant la noix de Kola, tannifère ;
L'Hymenæa Courbaril, arbre à Copal, de Madagascar ;
Des Bambous, des arbres à soie, à coton, à parfums, etc., et sur les montagnes des Acacias à tannin et des Cinchonas divers.
Quelles métamorphoses pour la primitive population canaque !
rie Jeu +
Nouvelles Hébrides.
15,157 kilomètres carrés. — 72,000 habitants,
lande ;
Les Nouvelles Hébrides, par leur flore et leur culture, se rapprochent de la Calédonie et des iles de la Société, Nous y trouv les genres suivants :
Le Goyavier, le Bananier, le Châtaignier austre mum », des Palmiers Variés, le Palmiste
ons encore
lien « Castanosperà chou, le Sagoutier, l'Ivoire végétal, le Dracéna, le Frangipanier « Plumiera », le 1 Le Ficus « Banian », le géant des arbres de cette élend au-dessus des cases des naturels ses Les principales cultures sont celles l'Igname, du Manioc, du Café, du Tabac.
La femme indigène travaille à la terre, souve
’alétuvier,