I. — Productions alimentaires
La climatologie mexicaine est très
variée, ainsi que la géologie, d'où la division en terres €
haudes, terres tempérées, terres froides ; leur action rejaillit sur la production elle-même.
La farine de Maïs triturée, m Piment compose la « Tortill et constitue la nourriture principale de la population.
Les Pommes de terre, les Tomates, les Patates, les Pois, les céréales, et autres cultures potagères sont installées seulement à la portée des villes et des ports de mer.
Partout, le Haricot et le Piment dominent dans les cultures. Ce sont plutôt les indigènes qui exploitent le potager, alors que la population européenne où métisse tient la pépinière et les fleurs.
anipulée, assaisonnée de sel et de a » parfois associée aux Haricots,
La Chayote «edule, Sechium », Cucurbitacée indigène, fournit, par hectare, plus de cent mille fruits à la consommation, ayant une racine féculente et de jeunes pousses alimentaires,
Les fruits les plus répandus sont les Avocats, les Bananes, les Mangues, les Grenades, les Goyaves, les Oranges, les Plaquemines, la Bibace, le Coco, les Mamméies et les principaux fruits de l'Europe,
Les horticulteurs sont en relations avec leurs confrères européens ou des États-Unis, et ne manquent pas d'améliorer les collections destinées à la vente des sujets de pépinières.
Le Cacao de Soconisco et de la province de Tabasco est réputé, surtout le premier, qui fait l'objet de plusieurs récoltes dans l’année.
Le Café des zones chaudes ou tempérées jouit de la même réputation, surtout les récoltes d’Uruapam (rival du Moka), de Colima, de Coahuila, de Chihuahua, de Cordova, d'Orizaba, de Chiapas. Il en est exporté pour vingt-six millions de francs.
On a calculé qu'une plantation de 100,000 plants de Caféier, y compris l'achat du terrain, des bœufs et du matériel, coûte près de 18,000 fr.; mais à la troisième année, chaque sujet peut rapporter 250 grammes de fruits par an, et ensuite 500 grammes, au minimum,
La Canne à sucre se plait sur les côtes et dans les terres chaudes, particulièrement dans les États de Tabasco et de Morelos.
La température des États de Chiapas, d'Hidalgo, de Galisco, d'Oajaca et de Vera-Cruz est favorable à la Vanille, L'exportation des gousses s'élève à cinq millions de francs.
Aussitôt son affranchissement, le Mexique a cultivé la Vigne, et l'arbrisseau a pris pied dans les États d'Aguascalientes, Chihuahua, Coahuila, Hidalgo, Puebla, Zacatecas où il produit d'excellents vins.
Une usine à conserves de légumes et de fruits s'est installée avec succès au Mexique, pour utiliser le trop plein des récoltes,
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Il. —- Productions industrielles.
En tête des textiles, nous plaçons l’Agave, pour sa rusticité, sa facile propagation et son rendement en filasse et en boisson.
Son exploitation date de 1860 ; depuis, elle a gagné tous les États.
Le Yucatan compte 40,000 hectares peuplés de 64 millions de plants d'Agave « Maguey, Henequen, Lechuguilla », qui constituent la richesse du pays. En 1889, le Trésor mexicain encaissait une somme de 76 millions de francs par l'exploitation de cette Amaryllidée.
La plante approvisionne l’industrie des cordages, des hamaes, des étoffes grossières, et le tronc brusquement privé de son axe floral,
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four : suc abondant qui deviendra une boisson populaire, le Pou célèbre surtout dans la plaine de Apane, état de Tlaxen! \,
\aglais en tirent, pa listillation, le « Mexican Gin ». de-vie, Mezcal, du district de Tequila (Jalisco), est en renom. Cotonnier se it in! ” et sur le littoral des deux dans les États de Chihuahua, Vera-Cruz, La réputation est allée au Coton d'Alcucingo, état de Guerrero, dont la fibre atteint om 037, alors que celu Simojovel, état de Chiapas, reste à 0" 026, Au total, la produc,,on du Coton atteint 45 millions de kilogrammes,
La Ramie, sur un sol frais, irrigable, a vu exporter en Angleterre sa fibre fine, soyeuse et brillante, pour 50 millions de francs,
Le Bromelia « Pita », en Oajaca, est livré à la corderie,
Les textiles ont une bro: :se recherchée par les fabricants de brosses, de balais et tapis. Zacaton, « Chiendent du Mexique », embarque à Vera-Cruz 1,500,000 kilogr., représer
Le Mûrier se propage, pour l'élevage di États de Jalisco et de Puebla.
Océans. Son exploitatio:
Coahuila, Nuevo-Leon, Du gr
11 250,000 piastres, vers à soie, dans les
La région Sud est propice au Myroxilon ou Bananier du Salvador ; le fruit à peine mûr, tranché, séché, écrasé, donne une farine qui se transforme en bon aliment, comme le pain.
Autour de Puebla et de Mexico croît un P
olystachia « Varennea » :
son bois fournit un sue astringent et mé
dicinal ; puis un Rocouyer tinctorial, et le gigantesque Fromager « Bombax Ceiba », Les États mexicains produisent diverses substances médecine : le Tamar indien, le Jalap, extrait du «€ Convolvulus Jalapa », l'Anacahuite du « Cordia Boissieri », le Copal, du Liquidambar et le Baume du Pérou, le Quinquina, la Salsepareille, ete. Après la Havane, le Tabac du Mexique est le plus vanté, Sa culture suiend dans les États de Tabasco, Oajaca, Guerrero, Colima et Vera-Cruz, où il rapporte 2,000 kilogr. de feuilles par hectare, L'exportation annuelle s'élève à six millions de francs,
utilisées en
malle le