V. — Groënland et Cap Nord
En Islande et aussi sur un point du Groënland qui est cultivable {60° latitude), les habitants sont obligés de demander leurs semences à Alten et sur le littoral de la mer Blanche. En employant la graine du pays, ils ne verraient pas mûrir leur récolte : d'ailleurs,
tous les deux ‘1 trois ans, ils doivent ajeunir la semence, sous peine
de voir dégénérer ses précieuses qualités de précocité.
Plus au Nord, la température rigoureuse ne permet plus que des cultures de Choux, de Navets, de Pommes de terre, d’Ails, de Ghinoa. L'Avoine et l'Orge même ne peuvent mûrir leurs épis ; on les cultive comme fourrages, avec la Spergule.
Le seul fruit récolté dans ces pays déshérités est celui d’une espèce de Framboisier ou Ronce sauvage, ct, par hasard, quelques Groseilles, des Fraises et des Myrtilles.
En fait d'arbres, on ne rencontre que le Bouleau ct le Peuplier Tremble, plus où moins rabougris, et le Pin de la région du Sapin.
Les industriels — et les hôteliers — ont cependant facilité l'accès dans cette zone quasi-glaciaire, permettant au touriste d'accomplir et les expéditions d'été au pays du soleil de minuit et les expéditions d'hiver au pays des aurores boréales,
Des châlets de laiteries dispersés au milieu de broussailles fructifiantes de Framboisiers, de Groseilliers, d'Airelles, de Rosiers, de Merisiers à grappes, de Sorbicrs et des tapis de la Fraise des Alpes, sont autant de stations de repos offertes aux voyageurs appelés à jouir de la vue de panoramas pittoresques égayés par Les grands bois et les chutes d'eau, ou attristés par les soulèvements du sol pierreux. échancré et dénudé.
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l — Coup d'œil général.
Lima, capitale du Pérou, possède un Jardin botani l'étude des végétaux indigènes ou exotique d'agriculture où l'arboriculture, la viticulture et la ma trouvent démontrées d'une façon théorique et pratique.
Le journal Revista de l'Agricultura s'occupe produit des champs, des bois
La Flore péruvienne est trè
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Spécialement du , des jardins et des vignes,
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Nous examinerons le Pé
Soleil, Tacsonia
sont répandues dans nos jardins.
FOlL sous ses trois aspects bien distincts :
1° La région de la Costa, s'étendant du nord au sud, depuis le sable
du littoral, jusqu'à 2,000 mètres :
20 La région de la Sierra, située entr
e la Cordillère occidentale et la Cordillère orientale, à une
hauteur de »
3 La région de la Montana, le)
tique, (par l'Amazonc), s'éleyan
,000 à 4,000 mètres ;
immense zone du versant de l’Atlart de 500 à 2,000 mètres,
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Il. — Région de la Costa,
Frurrs. — Nous sommes en présence d'espèces locales. A l'exception des Péchers et de la Vigne, nos fruits ne sont guère popularisés au Pérou. L'Europe les lui expédie en conserves.
L'Olive entre dans la Consommation, mais non à l'huilerie,
La Bibace porte le nom de « Nispero », et les indigènes mangent la pulpe qui entoure les graines du Pacay Inga ou réticulé.
La Datte est récoltée sur divers points de la côte,
Un Malpighia porte une baie nommée Cerise du Pérou.
Le Tuna, fruit du Cactus Opuntia, figure sur les marchés.
Les fruits d'autres pays chauds ou subtropicaux s'y sont acclimatés. Tels sont les Anones, Avocats, Bananes, Citrons, Grenades, Grenadilles, Goyaves, Litchis, Oranges, Mamméis, Mangoustes, Mangnes.
Le Zapoté, produit par l’Achras ; le Caïmito, par le Lucuma ; la Giruela, par les Spondias et Brunchosias y sont répandus.
LéGuMes. — Ici, nous rencontrons en première ligne la Patate « Gamote », les Pastèques « Sandia », la Momordique « Caïgua », le Piment « Agi », les Melons, le Physalis ou Coqueret, la Tomate, le Manioc, et d'assez nombreuses sous-variétés.
La Pomme de terre, originaire du pays, abonde sur les marchés.
Sale le
Il. — Région de la Sierra.
La Sierra est la partie montagneuse et eulminante du Pérou, celle qui occupe les hautes régions de l'immense Cordillère des Andes.
Le broussin qui en couvre les crêtes et les plateaux, de l'Équateur à la Patagonie, est en majorité formé du Stipa Ichu, le pâturage favori du Lama et de la Vigogne, de l'Alpaca ou Paco et du Guanaco qui vivent à l'état sauvage et viennent ainsi brouter à 4,000 mètres d'altitude.
LéGumes. — L'industrie agricole de la Sierra cultive plusieurs plantes tuberculeuses indigènes qui fournissent aux habitants des aliments féculeux variés, sains et abondants. La Pomme de terre, l'un des produits du règne végétal qui rend le plus de services à l'humanité, est originaire de la Sierra du Pérou,
La Pomme de terre eroit à l'état spontané. Les indigènes des
parties élevées du versant occidental de la Cordillère désignent sous le nom de « Curo » la Pomme de terre sylvestre, distincte de celle qu'ils cultivent, appelée « Papa ». Par sa partie aérienne, le type primitif ne s'éloigne guère de l'espèce améliorée, mais ses
tiges souterraines s'étendent considérablement,
Quand les Indiens labourent la terre, ils recueillent un grand nombre de tubercules que la charrue met à découvert; puis ils parquent leurs pores sur le terrain labouré,
A 3,000 mètres d'altitude, le sol accidenté du département de l'Ancacho est encore favorable à cette Solance, Une variété spéciale
« Chancha » est d'une grande précocité,
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PÉROU 65Yx
Une autre plante alimentaire tubercule de « l'Ullucus tuber racines, assez riches e
de la Sierra est l'Ulluco ou Olloco, osus », famille des Chénopodiacées ; ses n fécule, fournissent un aliment sain et nutritif, La Sierra produit encore l'Oca, « Oxalis crenata », dont les racines tuberculeuses Sont comestibles et très estimées ; enfin l'Arracacha « Arracacia esculenta », Ombellifére à tubercules comestibles, qui, en Colombie sur les hauts plateaux et en Bolivie, remplacent quelquefois la Pomme de terre.
Dans les parties supérieures de la Cordillé plateaux, régions que l’on désigne sous le nom blé et le maïs ne mûrissent pas leur fr trouble la monotomie d'un sol élevé et la « Quinoa », Chénopodiacée dont les l'Oca et la Pomme de terre, servent de nourriture aux habitants de ces hautes et froides régions.
Le Quinoa est le mets favori des dames de Lima.
Dans le département de Puno, sur les bords du lac Titicaca, on conserve les Pommes de terre d’une récolte à l’ au soleil ou en les soumettant à l'action de 1 un insipide aliment qui ne peut être mangé que par les indigènes, où par des affamés qui ne disposent de nul autre comestible, On le désigne sous le nom de « Chudo ».
La Sierra jouit d'une variété les Corossols, Chérimolias, Or
re, sur les grands de « Puna », là où le uit et où pas un arbre ne presque glacé, on cultive graines amylacées, avec
autre, en les séchant a gelée, ce qui constitue
de climats qui lui Permet de récolter anges, Canne à sucre, etc.
On y cultive aussi les Bananes, l'Avocatier, le Manihot; enfin, la plupart des produits des régions tempérées qui ont été acclimatés sur la côte du Pérou : fruits, légumes, céréales, fourrages, ete. Généralement, les cultivateurs de la Sierre
à obtiennent deux récoltes dans le cours de l'année sur
un même terrain, le Maïs, le Blé avec les rre, [ls plantent les tubercules de celles-ci
les recueillent au mois de mai.
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