VI. — Floriculture
La flore de la Suède, déjà bien variée, s'est augmentée de charmantes espèces de fleurs, provenant de localités plus chaudes ; la région occidentale, grâce à la douceur relative de son climat, à surtout bénéficié de ces importations.
Toutes ces plantes sont venues se confondre avec les indigènes ou originaires de climats analogues, diaprant les pelouses des demeures opulentes de leurs multiples coloris ; lors de la période limitée de la végétation septentrionale, elles concourent à faire de la Suède un séjour heureux qui contraste singulièrement avec la saison des glaces et des neiges,
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ours verts de s, de Houx, de otonéasters, de 3aguenaudiers, , d'Aralias, du rs, de Rosiers.
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L — Action de l'État,
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L'enseignement des Principales e d'horticulture et d'agricultnre,
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I — Écoles d’horticulture.
Après l’enseignement primaire ou secondaire, nous retrouvons la viticulture et l’arboriculture fruitière au programme de l'École polytechnique de Zurich.
Les Écoles d'agriculture de la Rütti, du Strickhof, à Zurich, de Lausanne, de Cernier, ete., ont des cours théoriques et pratiques d’arboriculture, de culture potagère, de sylviculture, de viticulture.
Deux Écoles spéciales d'horticulture sont installées aux portes de Genève et de Zurich, celle-ci fait les cours en langue allemande, et celle-là, en langue française.
L'École cantonale d’horticulture de Genève, dirigée par M. Edmond Vaucher, ancien président de la Société d’horticulture de Genève, a des professeurs et des chefs de pratique sur les différentes branches de l'horticulture, de l'apiculture, de l'exploitation du vignoble et des bois, de l’arpentage, de la comptabilité.
L'instruction est donnée toute en langue française.
Les élèves sont admis dès l’âge de 15 ans.
La durée des cours est fixée à trois années.
Quelques étrangers figurent parmi le personnel scolaire.
Ovtre la somme inscrite au budget du canton de Genève, l'École reçoit des subsides de la Confédération suisse et des cantons de Berne, de Fribourg, de Vaud.
Par suite de conventions avec la commission de surveillance, le Département fédéral de l'Industrie et de l'Agriculture prend à sa charge la moitié des frais de l'enseignement théorique ou pratique et des dépenses du matériel. Le budget des cantons fait le reste.
L'École d’horticulture de Wädensweil-Zurich, dirigée par M. le professeur D' Müller, de Thurgovie, en même temps station d'essais, reçoit des subventions s'élevant de 15,000 à 20,000 francs.
Les quinze cantons qui concourent à la fondation de l'École envoient des délégués au Conseil de surveillance, et les indemnisent.
L'instruction, toute en langue allemande, est gratuite.
Les élèves ont la faculté de recevoir la nourriture et le logement, moyennant une redevance de dix francs par semaine.
Consacré à l'arborieulture, à la viticulture et à la pomologie, le premier cours dure huit mois de la belle saison.
Au deuxième cours, qui comprend le surplus de l'enseignement, sont admis les garçons jardiniers âgés de 17 ans.
Les apprentis peuvent suivre les leçons et les démonstrations.
Au total, une centaine d'élèves.
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| Il, — Sociétés d’horticulture.
La Suisse compte un certain nombre d'associations et de syndicats de cultivateurs et d'amis des jardins qui s’instruisent en faisant de la Propagande au moyen de conférences ou de concours locaux,
Tout en gardant leur autonomie plusieurs Sociétés se sont réunies en
Fédération des Sociétés d’hor
Fédération des Sociétés d mande.
La Fédération de la Suisse romande compte neuf
Société helvétique de Genève ;
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et leur propre réglementation, deux faisceaux sous le titre :
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— — du canton de Vaud ;
— — — de Fribourg ;
— — de la Côte (Vaud) ;
— — de Neuchâtel, ville et vignoble ; — — du Val-de-Travers ;
— — de la Chaux-de-Fonds ;
Association des Mmaraîchers de Genève.
Ce groupe réunit près de 2,500 adhérents sur la cotisation desquels un prélèvement de o fr, 25 est acquis à la Fédération.
Les bibliothèques de chaque Société se sont enrichies de nouveaux volumes, et plus de 4,500 personnes ont suivi les cours de 1893.
La Fédération de la Suisse allemande a r
Société d’horticulture d’Argovie ;
éuni sous sa bannière :
—— — de Bâle ; — — de Berne ; = —— de Thoune :
— d’arboriculture de Bienne ; — d’horticulture de Berthoud :
— d’Interlaken 3
—— — de Lucerne :
— — de Rorschach ; — — de Saint-Gall:
— — de Schaffouse ; — me de Soleure ;
— — de Winterthur ; — —— de Zurich (Flora),
Plus de 900 sociétaires a
Ppartiennent à ce groupe.
Avec une pareille solidarité les adhérents, fortifiés dans leurs moyens d'actions, acquièrent la reconnaissance de l'État, au même titre que les Fédérations des Sociétés d'agriculture, de sylviculture et de la mise en culture des Alpes.
Le subside annuel du Conseil fédéral est actuellement de 7,000 fr., divisé par moitié à chaque Fédération. Celle-ci répartit la somme entre les Sociétés adhérentes, suivant le nombre des membres, l'importance des cours publics, l'état de la bibliothèque, les concours ou expositions et les champs d'expériences.
Ainsi, la Fédération allemande a doté les Jardins d'essais toujours utiles des Sociétés d'Argovie, de Berne, de Zurich; tandis que la Fédération romande encourageait la Société fribourgeoise, lors de son concours de vergers suivi d’une exposition importante de fruits. En même temps, cette Fédération décernait des primes supplémentaires à la Société du Val-de-Travers pour ses cultures d'essais et de vulgarisation dans son jardin du vallon de Motiers ; à la Société de Chaux-de-Fonds qui a su acclimater des végétaux sur le plateau jurassien ; enfin, à la Société de la Côte, répandant les bons légumes par de fréquentes distributions de semences.
Les Sociétés libres ou fédérées organisent pour leur propre compte des expositions, des concours, sans négliger les conférences.
Plusieurs d’entre elles publient le Bulletin de leurs travaux.
La section allemande les réunit dans un journal publié à 2,800 exemplaires, Der Schweïserische Gartenbau, rédigé par le professeur Müller,
Quelquefois, les deux groupes se réunissent pour défendre en commun leurs intérêts, par exemple au meeting de 1899, à Lausanne, Un vote unanime sollicita du Conseil national l'admission des jardins et pépinières au bénéfice des contrats d'assurances contre la grêle,
Parmi les Associations indépendantes, signalons :
La Société de Pomologie de Bienne, canton de Berne, dotée d'un verger modèle d'arboriculture et de pomologie, et propageant les bonnes espèces au moyen de cours donnés par des personnes de bonne volonté ou des « Wanderlehrer ».
La Société pomologique de Berthoud est sur des bases analogues.
La Société de pomologie du Val-de-Ruz (Neuchâtel) a projeté la création d'une École fruitière, des conférences publiques et la distribution de greffons. Le siège de la Société est à Cernier.
La Société des anciens élèves de l’École cantonale d'horticulture de Genève, toute de camaraderie et de mutualité,
Enfin, des cercles horticoles de localités moins importantes,
mais fort utiles à la population rurale.
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IV, — Jardins d’études,
Partisan de l'instruction à tous les degrés, le Pays qui a possédé De Candolle, Regel et autres savants, peut s'enorgucillir des Jardins botaniques de Bâle et de Zurich, fondés en 1748, de Berne, 1789, ct de Genève plus récent, en 1817.
Les étudiants les fréquentent et les étrangers les visitent,
La Société Flora de Zurich a créé, en 1890, son Jardin modèle de Hottingen, qui, déjà, rend des services,
Au pa ‘agraphe Précédent, nous de quelques Sociétés ,
Fondé en 1884, p M. Henri Correvon, le Jardin alpin alimenté par des Souscriptions y d'empêcher l'arrachage inconsé touristes ou les spé
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quent de végétaux alpins par les culateurs, d'en réunir les divers types, de les faire connaître au Public, — même la Populaire « Edelweiss », — de les multiplier et les Propager sans crainte d'en détruir Le Jardin de La Linnæa, situé dans 1 appartient à une Société une collection étrangères : c’est Société est M. N.
Pairiotique
e la source.
a Montagne du Valais, qui a réuni, dans cet endr remarquable de plantes des done un jardin botanique de Claparède, de Genè Avec ses Mouvements de terr de neige ou de gl avissants, la Suisse ne pouvait n aux effets souvent les diplômés de Fr:
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oit pittoresque, Alpes suisses ou alpin. Le président de la ve.
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accentués, ses ho ace, ses Caux, ses
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ges naturels de jardins des élèves ces éléments, iirable par l'alliance
lanquer de parcs et moins prévus, Nos artistes et ince et de Belgique ont su tirer parti de réalisant des Conceptions d'un effet adn de l'Art et de 1a Nature,
Le Pare de Prigny, à M Jardin Micheli, au Crest la preuve évidente,
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Au début de l'année 1893, François Cardinaux,
alors président ulture de Genève,
disait à Propos de visites
« Loin de rester stationnaire, l'horticulture maraîchère et potagère « marche dans une voie progressive qui s'accentue tous les jours « davantage... En effet, malgré une saison tout à fait défa orable, « les jardins et les marais que le Jury a visités étaient garnis de € légumes relativement beaux, bien cultivés, bien variés. La plupart « des cultures étaient d'une propreté irréprochable, — Indice « certain que le progrès s'accomplit ! »
Ces paroles de notre regretté collègue sont vraies, pour quiconque a suivi la marche ascendante de la maraicherie helvétique.
La vieille réputation de l'amour du travail chez le jardinier suisse ne s’est jamais démentie,
IL parait que l'industrie légumière de la campagne de Genève aurait été apportée par des réfugiés français huguenots, il y a deux cents ans environ; leur œuvre bénéficia de l'irrigation des terrains
PS
de Plainpalais, à l'aide de « puiserandes » ou pompes élevant l’eau du Rhône, la force du courant actionnant une turbine qui fait déverser l’eau dans les rigoles d'arrosage.
Depuis, quel développement rapide !
La Suisse, sillonnée par les chemins de fer et les bateaux, a vu s’accroitre sa population industrielle et augmenter, dans une proportion incroyable, le chiffre de ses visiteurs.
Partout, à proximité des villes, sur le bord des cours d’eau, non loin des gares, le cultivateur a fait pousser des légumes, précédé par le jardinier qui établissait une rotation de cultures, perfectionnait les méthodes de travail et surtout variait la nature des espèces végétales pour répondre aux besoins de la consommation.
La Pomme de terre dépasse 9 millions d'hectolit res; les arrivages allemands et français comblent l’insullfisance de la récolte.
Sur le territoire Suisse, combien de mamelons, de rochers, de glaciers, de forêts inaccessibles à la bêche, au plantoir, au châssis ? Combien de potagers agglomérés ou éparpillés dans les 22 cantons !
Ici, sur les alluvions et dans les endroits diflicilement arrosables, l'Asperge, l'Ognon, le Haricot, les Pois et Fèves, le Navet, la Rave, la Pomme de terre, la Scorsontre.
Ailleurs, en terrains frais, les Choux, même pour la choucroute, l’Artichaut, les Épinards, l'Oseille, le Céleri, les Poireaux, les Laitues et toute la verdure réclamée par les hôteliers de ir montagne.
Et la Fraise des Quatre-Saisons succédant à la F aise des Alpes, et la grosse Fraise, quel engouement à leur égard !
Et des Radis en tout temps, et des Choux-fleurs, surtout lorsqu'il n'y en a plus ailleurs ? Et des primeurs pour la population aisée ou flottante ? Quels appétits à satisfaire !
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Bochelette, fruit de Ménage, localisé dans le Jura y Coing, se prête à la cuisson
* AUX Compotes et au cidre ; au Gros de Y € et juteuse, automne, saveur aromatisée, bonne Hansuli, depuis longtemps, bien connue sur Palmapfel ct Sauerg ‘auech, variétés fructifiant à 3,500 mètres d'altitide, bonnes aussi Paradis, d'automne, douce, à cui *e et
Petite Tardive, Pomme blanche, de
De Fer, Particulière De Prince, ferm se Conserve pend Françoise, d’
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Constance, les ausanne, de Zurich ; les es des cantons de ages de l’Argovie et de al, jusqu'aux Pentes du Jura
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MAIN STREET WESSTER, N.Y. 14580