VI. — Floriculture
Nous ne pourrions suivre le développement de la floriculture dans les classes aristocratiques, bourgeoises ou populaires ; c’est un véritable engouement. Le nombre et l'importance des Sociétés
d'horticulture en sont la preuve la plus évidente.
La capitale a donné l'exemple, en meublant ses jardins publics des richesses florales qui caractérisent notre temps.
Les fleuristes ont augmenté leurs serres et leurs bâches, et arrivent diflicilement à donner satisfaction complète à leur clientèle, Il
s'agit teajours de végétaux de serre pour les conservatoires vitrés, de plantes à feuillage pour les appartements, et de plantes toutes fleuries pour les corbeilles ou les Parterres. (Eillets, Rosiers, Muguets, Cannas, Nymphéas, Montbrétias, Glaïeuls, Résédas, Violettes, Pensées, Héliotropes, Giroflées, Violiers, Calcéolaires, Cinéraires, Primevères, Perce - neige, Pélargoniums, Fuchsias viennent orner les jardins à l'intérieur, ou passent la frontière. L'importation s'exerce avec les plantes de luxe, les ognons à fleurs, les semences florales ou potagères.
Les plantes alpines ont déjà recr Le succès de la fleur dormir les habit
uté une légion de fervents.
cueillie en Provence devait empêcher de
ants des gorges échauffées par le soleil et la population des rivages maritimes. Aujou
rd'hui, le littoral prépare des envois de fleurs à bouquets e
t à garnitures, dirigés vers les grandes villes de l'Europe septentrionale, et, le croirait-
on, vers l'Italie, qui ne peut suflire à la commande de ses propres produits.
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VIT. — Parcs oublics ou privés
En lisant les récits des Voyageurs à travers l'Europe, Etienne Masson (1843), Edouard André(1866), Ernest Bcrgman (1886), à chacun vingt années d'intervalle, on constate une extension notable dans l'art paysager austro-hongrois qui a créé de véritables modèles de l'architecture des pares et des jardins, secondé, il est vrai, par le goût éclairé des administrations et des propriétaires,
Il nous sera permis d'invoquer le souvenir du maître français, de Barillet-Deschamps, appelé à la restauration du Prater, à Vienne, que l’on assimile à nos Champs-Elysées.
Les jardins de la cour, à Schœnbrun et à Laxenbourg, occupent un premier rang pour leur étendue: puis les jardins du prince de Schwarzenberg, du comte de Harrach, du baron de Rothschild,
Les pares et jardins du prince de Liechtenstein à Eisgrub ct à Felberg, ceux du baron Nathaniel de Rothschild à Vienne et à la Hohe Warte, ont été dessinés par notre ami Edouard André, de Paris.
Parmi les parcs de la capitale, signalons encore Augarten,
Belvedere et son jardin botanique, Hetzendorf, Rathhauspark, Schœnbornpark, Volksgarten, Votivkirchen Park, Waldsteingarten,
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Parcs des grands de la terre ou jardins et squares urbains, c'est partout le bon goût qui se manifeste et crée de nouveaux prosélytes.
La Hongrie est riche en jardins de luxe; ils datent pour la plupart des temps où le manant travaillait sans salaire pour son seigneur et maître.
Des parcs et des jardins hongrois encore existants, ceux de l'archiduc Joseph à Alcsuth, Fiume et dans l'ile Sainte-Marguerite arrivent en première ligne ; citons ensuite le parc du prince Karoly à Foth, les jardins publics de Budapest, de Temesvar et les jardins des premiers magnats du pays, des comtes Karolyi, Hunyady, Zichy, Csekonics, Festetits, des princes Esterhazy et Bathianny.
Aux environs de Prague, un grand parc nommé « Stromovka », aux ombrages séculaires, est le rendez-vous de la population,
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