‹ L'Hôtel de Beauvais (rue Saint-Antoine)Chapitre 24 sur 30 · GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE BEAUVAIS · texte numérisé non relu

GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE BEAUVAIS

Tous les contemporains, Gui Patin, Bussy et Saint-Simon en tête, s'accordent à nous présenter les Beauvais comme gens de très-basse origine. Mais Catherine Bellier était-elle bien issue de friperie et Pierre de Beauvais avait-il siégé dans un comptoir du Palais, avant de voir s'ouvrir devant lui les portes dérobées du Louvre et des maisons royales? Une généalogie que nous avons malheureusement découverte trop tard, vient démentir formellement ces imputations. Il est vrai qu'en pareille matière la notoriété publique est presque une autorité, et que la vérité vraie se trouve plus souvent du côté de la chronique médisante que du côté des titres soi-disant authentiques. En outre, le document en question, dressé vers 1720, quand les Beauvais étaient depuis longtemps déjà dans les honneurs de la cour, nous paraît fort suspect pour les degrés antérieurs à Pierre de Beauvais. Les doubles armoiries semblent même trahir le procédé ordinaire, qui consiste à greffer la famille en question sur une autre famille du même nom éteinte ou éclipsée, remontant à une époque suffisamment reculée. Quoi qu'il en soit, nous mettons sous les yeux de nos lecteurs un résumé de cette généalogie, conservée au Cabinet des titres à l'état de simple brouillon. Elle donne sur les personnages qui nous intéressent, particulièrement sur Pierre de Beauvais, Catherine Bellier et leurs enfants, des renseignements précieux que l'on chercherait vainement ailleurs, et de nature à atténuer ce que nous avons avancé sur la foi de Gui Patin et de l'autenr anonyme de la Clef des Caractères.

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