BEAUVAIS DE GENTILLY
Armes. — Anciennement : d'azur à un cœur d'or soutenu d'un croissant d'argent et surmon té d'une nuée du même.
— A présent : D'argent à une face de gueules chargée de trois roses d'argent posées 1 et 2, côtoyées de deux coquilles d'or.
MARTIN DE BEAUVAIS, mentionné en qualité de propriétaire d'une saulsaye au faubourg Saint-Marcel, à Paris, dans des actes de 1518 et 1520. Femme Jeanne Vallée vivante le 26 mars 1538.
CLAUDE DE BEAUVAIS, mentionné dès 1525, maître hostelier et bourgeois de Paris, était marié en 1555 à Claude Huberson, sœur de Pierre Huberson, aussi maître hostelier à Paris.
JACQUES DE BEAUVAIS, seigneur de Villiers, commissaire au Châtelet de Paris en 1544, greffier des présentations de la cour de Parlement et bailly de Maux en 1568, conseiller notaire et secrétaire du roy par lettre du 16 février 1569, mort le 28 avril 1589 et enterré à Saint-Sulpice. Il est qualifié dans les actes : Noble homme Jacques de Beauvais. Il avait épousé, par contrat du 28 mars 1552, Ambroise Regnot, fille de Jacques Regnot, commissaire examinateur au Châtelet. Elle mourut lé 23 janvier 1 572 et fut inhumée aux Carmes.
Enfants : — Jacques, maître des comptes, à Rouen, mort en 1597, inhumé à Sainte-Croix de la Bretonnerie.
— Pierre, qui suit.
— Philippe, seigneur de Martinsart, pourvu par le duc de Mayenne de la charge de conseiller notaire et secrétaire de la maison et couronne de France. Confirmé dans cet office par le Roi, par lettre du 2 juillet 1594.
— Catherine épousa Jean Brûlé, contrôleur de l'artillerie.
— Marguerite épousa Léonard Foullé, greffier des présentations du Palais.
ADDITIONS ET CORRECTIONS
PIERRE DE BEAUVAIS, avocat au Parlement, et depuis premier substitut du procureur général, obtint en 1589, avec son frère Philippe, un arrêt du grand-conseil qui les confirma dans les privilèges de noblesse, comme ayant justifié que leur père avait été revêtu de la charge de conseiller notaire et secrétaire du Roy. Il épousa, par contrat du 2 juin 1597, Cassandre Alixant, fille d'un conseiller au Parlement de Bretagne.
Enfants : — Jacques, avocat au Parlement, puis substitut du procureur général, résigna celte charge à son frère et fut reçu conseiller au Parlement de Metz en 1633.
— Pierre, qui suit.
PIERRE DE BEAUVAIS, seigneur de la Tour-Carrée, de Gentilly, de la Boissière, etc., fut d'abord avocat au Parlement et bailly de l'arsenal et de l'artillerie de France, puis substitut du procureur général, pourvu le 24 octobre 1626 en remplacement de son père et de son frère.
Épousa depuis (en 1654) CATHERINE HENRIETTE BELLIER, connue sous le nom de Catherine la Borgnesse, femme de chambre et favorite de la Reine-mère; fille de Michel Bellier dit Filandre, huissier du cabinet de la Reine, anobli (l),et de Marie Chesneau, remueuse des enfants de France en 1607, puis première femme de chambre de la Reine en 1617. Pierre de Beauvais fut pourvu de l'office de lieutenant-général en la prévôté de l'hostel, le 25 octobre 1630, et reçut, par lettre du 11 juin 1645, le titre de conseiller d'État du Conseil privé.
(1) Anoblissements extraits des registres de la Chambre des Comptes de Paris et de la Cour des Aides. (Mss. Bibl. de l'Arsenal, n»' 698 et 700. H. in-fol.) :
<i Lettres de noblesse en faveur de Michel Bellier, sieur de Filandre et de Plat- « Buisson, fils de feue la dame de Bellier, première femme de chambre de la reine. « En considération des services par luy rendus tant au feu roy Henri IV qu'au roy a Louis XIII ; et aussi en considération des services rendus par sa défuncte mère « et de ceux de la damoiselle de Filandre son épouse, en qualité de première « femme de chambre de la Reine. Données a Saint-Germain en Laye au mois de « juin 1638. Enregistrées en la cour des Aides, pour jouir par l'impétrant de l'effet « d'icelles, à la charge de payer 60 livres d'aumosne. Le 5 juillet 1659. »
Armes : d'azur à trois croissants d'argent, au bélier passant d'or en chef.
— Ces armes, différentes de celles des Bellier, échevins, tendraient à prouver qu'ils n'étaient pas de la même famille comme nous l'avons supposé.
Enfants : — Étienne François, conseiller-clerc au Parlement de Rouen, reçu le 15 mai 1677; mort en 1720, doyen des conseillers-clercs et abbé de Montmoj-el, au diocèse d'Avranches; aumônier du roi, en aolit 1667 (1).
— Louis, qui suit.
(1) Nous lisons dans la Muse historique du 14 février 1663 :
J'ai sceu qu'à l'instance et prière De l'obligeante Reine-mère, Louis, modèle des grands rois, Donna, le neuf du présent mois.
Une abbaye et belle et bonne, A la jeune et sage personne De Monsieur l'abbé de Beauvais (").
Non pas située à Beauvais Sur les confins de Picardie, Mais dans la Basse-Normandie, Que l'on appelle Montmorel, Et dont, dit-on, le temporel. De quel côté que le vent vente.
Est de vingt mil livres de rente.
Cette reine ayant obtenu
Ce notable et beau revenu, ^
Pour guerdon et reconnaissance
De la longue persévérance
Et des services assidus
Qu'en faisant sa charge a rendus
de Beauvais, la mère Do ce jeune abbé titulaire, Fort prudent et bien élevé, Ft qui, dans son cœur a gravé Une chrétienne et sainte envie De consacrer à Dieu sa vie. , Étant vertueux et savant ; Et mèmement auparavant, Par une autre grâce royale, Chanoine en notre cathédrale.
Montmorel près d'Avranches, était une abbaye de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. L'abbé de Beauvais en prit possession au mois de juillet suivant. Il disputa toute sa vie à ses chanoines leur meuse cauonicale (le tiers du revenu de l'abbaye) avec une telle âpreté que, plus d'une fois, ces religieux se virent obligés de quitter leur maison qui menaçait ruine faute de réparations. Après sa mort seulement, les bâtiments conventuels purent enfin être restaurés. — Gnllia Chrisliana, T. xi, p. 540.
(*) Agé de 21 ans. (Noie de Loret.)
ADDITIONS ET CORRECTIONS. 95
— Charles-Ambroise, S'' de la Boissière, capitaine de frégate, marié à N. du Bois Launay.
— Anne-Jeanne-Baptiste épousa Amador Jean-Baptiste de Vignerot, M'* de Richelieu. Morte à 27 ans, en 1663. Leur fils Louis, M'^ de Richelieu, épousa Marie Charlotte Mazarini, fille d'Hortense Mancini.
— Angélique, première femme de chambre de la Reine-mère en survivance. Après la mort d'Anne d'Autriche, religieuse des filles Sainte-Marie de Chaillot, supérieure en 1697.
LOUIS DE BEAUVAIS, S'deGentilly, dit le baron de Beauvais, maître d'hôtel du Roy, capitaine des chasses de La Muette et du Bois de Boulogne, épousa le 15 juin 1679, Anne Berthelot de Brinvillé; il mourut d'apoplexie le H aolît 1697 et fut inhumé à Gentilly.
Enfants : — Louis, né en mai 1680, filleul du Roi et de la Reine (mort jeune sans doute).
— Michel- Gabriel-Raphaël, qui suit.
— Anne- Catherine, religieuse à l'Abbaye-aux-Bois.
— Marie Anne-Catherine, mariée en 1707 à Marc-Antoine - Scipion de Savigny d'Anglure, guidon des gendarmes de Bourgogne; morte la même année, à l'âge de 19 ans.