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Fenêtre éclairant l'escalier qui se trouve dans la grande tour en saillie sur la cour d'entrée.
Un bail du 15 avril 1771 établit que Philippe Vincent logeait alors dans cette habitation ; c'était un typographe de mérite, qui céda son établissement à Pierre-François Didot, dit le Jeune, père de Firmin et d'Henri Didot. Vincent occupait à cette époque des ateliers et un logement repris en 1779 par Moutard, imprimeur de la Reine, qui y exécuta notamment l’Æistoire universelle en 126 volumes in-8°. À l'expiration du premier bail de Moutard, le cardinal Dominique de la Rochefoucauld, archevêque de Rouen, lui passa un bail emphytéotique de 99 ans, le 7 mars 1789, « pour le bien, utilité et avantage de lui et de ses successeurs abbés de Cluny et en cette qualité. » Ce baïl n’excepte que la terrasse et son emplacement qui,
jusqu'à ce moment, avait fait partie de
l'Hôtel de Cluny. Elle formait la partie suspendue de la voûte de l'Hôtel de la
Croix de Fer, donné à bail emphytéotique au sieur Falaise, maitre tonnelier
à Paris, et à sa femme.
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L'état des lieux qui devait être joint à cet acte manque aux pièces que nous avons consultées, mais nous y suppléerons, en ce qui concerne la chapelle, par la description de Piganiol. Voici ce que dit Piganiol * :
« Tout ce qui reste entier de remarquable dans l'Hôtel de Cluny, c’est la chapelle qui est au premier étage sur jardin. Le gothique de l'architecture et de la sculpture en est très bien travaillé, quoique sans aucun goût pour le dessin. Un pilier rond ? élevé dans le milieu en soutient toute la voûte très chargée de sculptures, et c’est dans ce pilier que naissent toutes les arêtes. Contre les murs sont placées par groupe des mausolées, les figures de toute la famille de Jacques d’Amboise, entre autres du cardinal; la plupart sont à genoux avec les
habillements de leur siècle très singuliers et très
bien sculptés *.
L’autel est placé contre le mur du jardin, qui
Plan de la Chapelle
est ouvert dans le milieu par une demi-tourelle en D Er ts = 1 à - et de la Chambre dite des Abbés saillie, fermée par de grands vitraux dont les vitres, ou de la Reine blanche
assez bien peintes, répandent beaucoup d’obscurité.
En dedans de cette tourelle, devant l’autel on voit un groupe de quatre figures de grandeur naturelle où la Sainte-Vierge est représentée tenant le corps de Jésus-Christ détaché de la croix et couché sur ses genoux; ces
figures sont d’une bonne main et fort bien dessinées pour le temps. On y
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