Remarquons qu’il est polygonal
3. Ces figures, disparues au commencement du xvinf siècle, ont été retrouvées par fragments en 1844, pendant le cours des travaux d'installation du musée; brisées en morceaux, elles avaient été employées pour la construction du mur dans la salle basse située au-dessous de la chapelle; ce mur, servait à dissimuler le charmant escalier qui décore cette salle et dont la rampe fut alors de nouveau rétablie. Mais M. Darcel, directeur actuel du Musée, n’a pu nous renseigner sur ce point. M. Lenoir, auquel nous devons ces détails, croit qu'elles se trouvaient dans les caves. Les journaux de l’époque mentionnent également la découverte de ces statues.
voit encore, comme dans tout cet hôtel, un nombre infini d’écussons avec les armoiries de Clermont et beaucoup de coquilles et de bourdons par une froide allusion au nom de Jacques. On montre dans la cour de cet hôtel le diamètre de la cloche appelée Georges d’Amboise, qui est dans une des tours de la cathédrale de Rouen, et qui est tracé sur la muraillé de cette cour ou l’on assure qu'elle a été jetée en fonte‘. »
Vers l’époque du bail de 1789, les enfants du duc d'Orléans vinrent faire à l'hôtel un pèlerinage artistique sous la conduite de Mme de Genlis. Mais l'heure des dévastations terribles approchait. La fille de M. Moutard, libraire de l'Hôtel, rapporta à M. Du Sommerard ? qu'un maçon nommé Janiot, ardent révolutionnaire, alors chargé des réparations de cet Hôtel, sacrifia ses intérêts et commença l’œuvre de destruction qui lui semblait son devoir. Il était président du comité qui siégeait dans l'Hôtel, encore intact à l’époque des premiers troubles ?: On mutila dans la chapelle le groupe religieux, les écussons ; les belles stalles de bois sculpté furent réunies aux riches boiseries des Mathurins pour former au milieu même de la cour de l'Hôtel une espèce d’auto-da-fé. On put s’en donner à cœur joie avec les statues, avec les écussons d’Amboise et de Lorraine, avec les inoffensives crosses pastorales. Les tympans des lucarnes ne conservèrent plus que la
trace des silhouettes des sculptures qui les décoraient #.
1. Les registres capitulaires du chapitre de Rouen, relevés par M. Ad. Lecoq, de Chartres, contredisent pourtant cette assertion ; ils font savoir que le sieur Castignoles, trésorier du cardinal d'Amboise, présenta à ce chapitre, le 29 septembre 1500, de la part de son maître, une somme de 2,015 ducats. Elle devait servir à fondre, dans l’intention du prélat, la plus grosse cloche qu’il serait possible de faire. Elle devait être fondue à Rouen, au bas de la tour neuve, dans la cour d’Albane, par Jehan le Maçon, fondeur de Chartres.
Nous devons à M. Le Breton, conservateur du musée céramique de Rouen, président de la Société des Amis des monuments rouennais, un renseignement puisé dans les Fastes de Rouen d'Hercule Grisel, qui expose qu’on coula à huit heures du soir la cloche de Georges d’Amboise à la cathédrale de Rouen, dans l'aitre de Notre-Dame, au pied de la tour de Beurre.