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semblent heureusement placés de manière à ne pas interrompre la suite des
appartements et ils ont été répartis ici avec une grande habileté. D’après
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7 A Plan de la toiture de l'Hôtel de Cluny 4, NZ à
77 LE (d'après le relevé de l'auteur).
une disposition assez fréquente dans les châteaux et les demeures de la même époque, l’escalier d'honneur est établi dans une tour formant saillie (10); on a placé les escaliers de service dans les tourelles qui occupent les angles de l'édifice.
La cour du château de Blois offre un exemple, sur de gigantesques proportions, de ces escaliers saillants en forme de tours et tourelles. Nous avons constaté par des études sur l'architecture en France, qui nous ont amené à parcourir tout notre pays, que le souci de l'indépendance des pièces se rencontre rarement dans les logis d'autrefois.
Les caves sont d’origine romaine; elles s'étendent sous le square, nous faisant pressentir ainsi l'importance de l'édifice romain dont une faible partie demeure seule au dessus du sol. Le reste a été remplacé par l'hôtel, les rues, le square et les maisons avoisinantes.
La porte du square qui donne passage de la cour du Musée aux jardins qui l'entourent est du xvr° siècle. C'était la porte d'entrée d’une maison dite de la Reine Blanche, rue du Foin-Saint-Jacques, construite sous le règne de Henri Il; elle fut démolie en 1858 pour l'ouverture du boulevard Saint- Germain et le dégagement du Musée des Thermes et de l'Hôtel de Cluny. Elle porte au catalogue le n° 208 (édition de 1883).
Il importe de faire remarquer que le plan de la maison est construit entre cour et jardin, ce qui distingue, selon Viollet le Duc, l'habitation du citadin, du commerçant et du fabricant, d'avec celle d’un personnage important. L'homme noble en effet ne veut point, comme le citadin, vivre sur la rue ; il tient à élever son logis en arrière, le séparant de la voie publique par un mur de clôture comme celui de l'Hôtel de Cluny, ou par des communs constitués ici par la cuisine et la conciergerie. D'ailleurs d’autres habitations seigneuriales furent de même élevées entre cour et jardin; les hôtels de Saint-Pol, des Tournelles, de Bourbon, de la Trémoille, de Sens, de Guise, établissent encore combien est fausse l'opinion de quelques-uns, qui ont prétendu attribuer à la marquise de Rambouillet l’honneur d’avoir été la première à Paris qui eut l’idée de se faire bâtir un hôtel entre cour et
jardin.