‹ L'hôtel de ClunyChapitre 9 sur 84 · Voir Pièces justificatives, n° I · texte numérisé non relu

Voir Pièces justificatives, n° I

Res dut en faire l'achat. IL est probable que ce fut vers 1324 ou 1331, et non vers 1340 comme on l'a écrit : en 1334, en effet, l'Ordre de Cluny était déjà propriétaire de l'emplacement des Thermes, puisque, à cette époque, l’extension de ce domaine devint justement l’occasion d’un procès dont les pièces constituent le second document". Il nous montre qu'un débat était pendant en 1334, entre les maistres de l’'Hôtel-Dieu et les religieux de Cluny. Il s'agissait « d’une place vide en partie et en partie bastie des ouvrages de Sarrazinois ». Elle se trouvait entre les Thermes et le derrière de la maison occupée par les Clunisiens qui la tenaient de Philippe de Mareuil. L'affaire fut terminée à l’avantage des Clunisiens, auxquels ce terrain fut accordé la même année, pour la somme de 40 livres parisis payée comptant”.

Ces témoignages établissent donc la date à laquelle commence l’histoire d’un Hôtel des Clunisiens, situé sur lemplacement des Thermes. Mais si cet Hôtel était celui des abbés de Cluny, ce n’était pourtant pas le même que celui qu’on admire aujourd’hui au même endroit. Quel était donc son nom et son emplacement précis.

Des pièces d'archives reproduites par M. Leroux de Lincy nous permettront peut-être de dégager ces renseignements perdus au milieu des nombreux autres faits qu’elles contiennent. On voudra donc bien excuser les erreurs qui, malgré nos recherches, pourraient se glisser dans des détails si nouveaux.

Il résulte, en effet, de notre travail qu'il y a eu plusieurs maisons situées près des Thermes, et qui, comme propriété des Abbés de Cluny, se rattachent à l’histoire de l'Hôtel. Tout ce qui les concerne est assez obscur et ne nous a été révélé que par un très petit nombre de documents, authen-

tiques il est vrai. Voici les renseignements que nous avons pu recueillir.

1. M. Leroux de Liney, dans sa remarquable étude intitulée : Les Habitants de l'Hôtel de Cluny, à reproduit cette pièce ; mais il n’en a pas étudié ces conséquences, déduites du contrôle et du rapprochement des faits et des dates.

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