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INAUGURATION ET PRISE DE POSSESSION

matiques événements qui remplissent son émouvante histoire. »

A propos de cette inauguration, une médaille commémorative fut frappée, en vertu de la délibération du Conseil municipal du 3i juillet i883, et l'exécution confiée à M. Chaplain, moyennant le prix de 6.000 francs (Pl. 2).

L'année suivante, exactement le 11 juillet i883, le Conseil municipal, abandonnant les locaux des Tuileries, qui avaient été mis à sa disposition par l'État depuis 1879, y tenait sa première séance sous la présidence de M. Henri Mathé.

Le regretté et si sympathique Président, en rappelant à ses collègues, les paroles prononcées par M. Jules Grévy à l'occasion de l'inauguration du monument, ajoutait :

« On ne peut exprimer dans un langage plus élevé et plus patriotique, les sentiments qui nous animent et nous soutiennent dans la tâche, souvent bien lourde, mais toujours attachante que nous avons acceptée, de gérer les affaires de notre grande et généreuse cité.

« En prenant possession de notre nouvelle salle de délibérations où vont désormais, à travers les siècles, se débattre les intérêts de Paris, je ne puis rien ajouter aux éloquentes paroles que je viens de rappeler.

« Travaillons, Messieurs, travaillons sans relâche à la prospérité de Paris, à son rayonnement constant dans le monde du progrès et de la liberté !

« Notre dévouement, celui de nos successeurs, lui assureront un avenir digne de son passé. »

A partir de cette époque, les services municipaux, également, prenaient, les uns après les autres, possession des bureaux et dépendances qui leur étaient affectés.

Dans ce palais grandiose, digne de sa fortune, de sa puissance, de son génie, Paris renouait ainsi les temps modernes

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avec la tradition glorieuse de son histoire. Semblable au fils héroïque de la Terre, dans sa lutte contre la force brutale, il se relevait de ses ruines et de ses désastres, plus vigoureux et plus actif que jamais !

En ce qui concerne la dépense totale du monument, disons quelle n'ira pas à loin de 34 ou 35 millions, quand tout sera terminé. Déjà, en 1884, alors que les principaux et essentiels travaux étaient réalisés, les architectes Ballu et Deperthes dressèrent un tableau des dépenses s'élevant à la somme de 26 millions environ, moins les œuvres de peinture, de sculpture et de décoration.

Ce document, encore qu'il ne représente pas la situation définitive du coût de l'édifice, n'en est pas moins, selon nous, fort intéressant, en ce sens qu'il donne, à côté des sommes affectées aux différents travaux, les noms des entrepreneurs, industriels, commerçants de la Ville, qui furent, eux aussi, les collaborateurs de la réédification. C est à ce titre que nous le reproduisons ici :

Terrasse et maçonnerie. — M. Vernaud, puis MM. Riffaud et C" : 1 2.092.002*, 72.

Charpente. — M. Sabarly : 64Ô.5i8 ,r ,o3.

Couverture, plomberie et cuivrer ic S art. — MM. Mesureur et Monduit fils : 66 1.537", 46.

Menuiserie. — M" e Lecoeur et C ie : 1 .129. 462", 35. Menuiserie décorative et sculpture sur bois. — M. Mazaroz : 206. 326", 80.

Fumisterie. — M. Righetti : 25.020 francs.

Pavage, asphaltes, granits. — Compagnie des asphaltes de France, M. Delano, directeur: 129.210^,31.

Peinture, vitrerie et tenture. — MM. Lemoro et Bellant, et Belloir : 774.406", 38.

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