CHAPITRE III
La décoration des quatre façades. — Les statues des grands hommes et des villes de France. — La statue équestre d'Etienne Marcel. — La Cour Louis XIV.
— La Salle du Personnel. — Les Cours du Nord et du Sud. — Les grands escaliers des Fêtes, leurs paliers et leurs pourtours. — Les escaliers Henri II.
— L'Escalier d'honneur.
La façade du nouveau monument donnant sur la place de l'Hôtel-de-Ville, où elle mesureune longueur de i43 a ,20, montre, dans sa partie centrale, l image, sur une plus grande échelle, de ce qu'était la construction édifiée par Dominique de Cortone, en i 533. Les bâtiments contigus à cette construction, représentent aussi, à peu de chose près, les agrandissements de 1846. Ainsi en a décidé le Conseil municipal dans les délibérations que nous avons reproduites. Cette figuration de l'Hôtel de Ville de la Renaissance, afin de s'imposer plus directement à la vue et à l'esprit, se détache en une large saillie dominant de six mètres les façades voisines, contrairement aux adjonctions de Godde et Lesueur, qui étaient à son alignement. Les architectes qui l'ont édifiée lui ont conservé, dans ses détails généraux, dans ses lucarnes à frontons ornés de figures sculptées, dans ses colonnes cannelées à chapiteaux composites et à bases de losanges, dans ses niches à culots et à dais finement ouvragés, dans ses fenêtres à meneaux, tout le caractère du style du xvi e siècle. (Pl. 4).
C'est un bâtiment central à comble aigu, coiffé d'un campanile s'élevant au-dessus d'une horloge monumentale. Cette dernière est entourée de deux figures debout : V Instruction et Le Travail^ par M. Hiolle; de deux autres figures couchées symbolisant la Seine et la Marne, par M. Aimé Millet, et surmontée de la Ville de Paris, par M. Gautherin. Au-dessus de celle-ci, est un fronton triangulaire décoré de deux statues couchées, La Vigilance et La Vérité, de M. Gauthier.
L'horloge dont il est question, fabriquée par M. Lepautc père, fut offerte gracieusement à la Ville, et acceptée par délibération du Conseil municipal, du 26 juillet 1882. C'était déjà le même horloger qui avait exécuté la précédente, détruite en. 1871, et c'est cette considération qui fit accepter son offre.
Les deux figures de M. Hiolle ont été payées 24.000 francs; celles de M. Millet, 16.000 francs; La Ville de Paris, de M. Gautherin, 6.000 francs, et celles de M. Gauthier, 14.000 francs.
Des deux côtés de ce bâtiment, se dressent deux pavillons, coiffés également de toits élevés et pointus, avec répétition des mêmes lucarnes, une par pavillon, que les deux qui se trouvent de chaque côté de l'horloge. Ces pavillons sont euxmêmes flanqués de deux tourelles en échauguettes dont les combles aigus n'existaient pas dans l'ancien Hôtel de Ville. Les fenêtres à meneaux du premier étage de la partie centrale, sont séparées par des niches surmontées de dais cintrés à frontons circulaires, dans lesquelles on a placé les statues des personnages ci-après : Jean Goujon, par M. Allar ; Guillaume Budé, par M. Tony Noël; Pierre de Monlreuil, par M. Marqueste ; Achille deHarlay, par M. Thabard ; Jean Bullant, par M. Allar ; Charles Dumoulin, par M. Daniel Dupuis; Henry Estienne, par M. Alasseur; Pierre de Violle, par M. Schrœder; François
Miron, par M. Iselin ; Michel de Lallier, par M. Aubé ; Mathieu Molé, par M. Daniel Dupuis ; Pierre de VEstoile, par M. Thabard ; Étienne Boyleau, par M. Allouard ; Le Boccador, par M. Blanchard ; Pierre Lescot, par M. Injalbert, et Germain Pilon, par le même.
A propos de l'effigie du Boccador, nous rappellerons que, avec une intention qui ne manque pas d'à-propos, l'artiste a placé sur les épaules delà statue de l'architecte du premier Hôtel de Ville, la tête de M. Théodore Ballu, architecte du dernier.
Les deux pavillons accostés à ce bâtiment du milieu, et dont le style répond exactement à celui de ce dernier, puisqu'il représente la même époque, sont également décorés des images d'hommes illustres qui sont, pour celui du Nord, au rez-dechaussée : Molière, par M. Moreau-Vauthier ; Turgot, par M. Oliva ; au second étage : Jules Hardouin-Mansart, de M. Allouard ; de Thou, de M. Amy. Au pavillon du Sud se voient, au rez-de-chaussée : Lapoisier, par M. Idrac; Voltaire, par M. Coûtant. Les figures du second étage sont celles de : Estienne Pasquier, par M. Guitton ; Le Nostre, par M. Marcellin. Chacune de ces statues fut payée 4.000 francs.
Sur la crête des toits de ces deux pavillons, sont campés quatre chevaliers-bannerets, en cuivre doré, deux par toit, cuirassés à la mode du XV e siècle, et dessinés par MM. Perrey et Tournier. Le comble du bâtiment central en supporte également six, des mêmes artistes, trois de chaque côté du campanile, lequel est, lui-même, décoré de chimères en plomb, œuvre du sculpteur Auguste Cain. Les modèles des chevaliers furent acquis au prix de 4.000 francs, et ceux des chimères, 7.000 francs. (Pl. 5).
En avant de cette partie centrale, sur le sol, une balustrade de pierre augmentée de belles grilles en fer forgé, exécutées par la
maison Baudrit père et fils, protège une vaste plate-forme servant de parvis, laissée libre entre le monument et la place, et sous laquelle passe le saut de loup. (Pl. 3).
La porte du milieu de cette façade, située en haut d'un perron de quelques marches, est un beau travail de menuiserie avec incrustations de têtes en bronze et de heurtoirs à mufles de lion. Au-dessus, dans Tare doubleau, ainsi qu'au monument de la Renaissance, sont sculptés en pierre le chiffre de François I er et la salamandre couronnée. Les deux autres grandes portes des deux pavillons ont été exécutées en fer forgé, du plus beau travail, par le serrurier d'art Préaut, avec des tympans aux armes de Paris. (Pl. 6).
Le dessin des candélabres en bronze qui éclairent le parvis, a été demandé à M. Formigé, tandis que leur exécution était confiée aux sculpteurs Hector Lemaire, Allar et Eug. Dubois.
Au centre de la balustrade de pierre, vis-à-vis de la porte en menuiserie, deux statues de bronze: l'Art, de M. Marqueste, au Sud, la Science, de M. Blanchard, au Nord, dont les modèles furent payés 9.000 francs l'un, semblent convier le visiteur à pénétrer dans le somptueux palais. (Pl. 8).
De chaque côté de la partie que Ton vient de décrire, et qui représente l'ancien Hôtel de Ville, se dressent, à droite et à gauche, deux bâtiments qui viennent se souder auprès des cchauguettes et qui se terminent par deux gros pavillons, aux coins de la rue de Rivoli et du quai. Ces adjonctions, dont la base donne dans un saut de loup profond, complètent ainsi la façade de la place. Il est très visible que, pour leur édification, comme d'ailleurs pour celle des trois autres côtés du monument, les architectes ont suivi les desiderata du programme, en s écartant sensiblement, pour mieux affirmer la transition, du style de l'Hôtel de Ville de François I".
L'ordonnance de ces bâtiments intermédiaires est composée, au rez-de-chaussée, de baies cintrées encadrées de pilastres ioniques unis ; au premier étage, de baies rectangulaires flanquées de colonnes engagées d'ordre composite, et cannelées ; à 1 étage des combles, de trois lucarnes en pierre, de style Renaissance, alternant avec trois lucarnes de plomb.
Le côté regardant la place, des deux pavillons des extrémités, comporte, au rez-de-chaussée, une baie en plein cintre flanquée de pilastres ioniquesunis ; au premier étage, la même baie entourée de pilastres cannelés à chapiteaux composites ; au second étage, une autre baie cintrée à balcon décoré de balustres, et accostée de pilastres et de demi-colonnes cannelés, à bases ornées de guirlandes sculptées et à chapiteaux composites. L'entablement du toit est pourvu d une fenêtre en pierre à fronton triangulaire, dont les montants sont décorés de colonnes engagées cannelées, à bases aussi sculptées de guirlandes et à chapiteaux ioniques. Les deux angles du dit entablement sont ornés de motifs à écussons et à couronnes murales. Cette décoration se reproduit dans les quatre pavillons d'angle.
Celui qui est situé à l'angle du côté Sud, est décoré, sur sa façade regardant la place, de niches dans lesquelles sont les statues suivantes : au rez-de-chaussée : Pache, par M. Caillé; Michelet, par M. Turcan ; Fourcroy (en retour), par M. Franceschi. Au premier étage : Louis David par M. Baujault ; Herold, par M. Chapu; La Bruyère (en retour), par M. Just Becquet. Au deuxième étage : Câlinât, par M. Massoule; Tourville, par M. Peynot ; Rollin (en retour), par M. Début.
L'autre pavillon d'angle du côté du Nord est également décoré, sur sa façade regardant la place, de niches dans lesquelles sont les statues ci-après : au rez-de-chaussée : Ledru-
LA CHANSON BACHIQUE, PAR M. M lloMMER.
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Rollin, par M. Longepied; Bailly, par M. Aizelin ; Pigalle (en retour), par M. Loison. Au premier étage : d'Alembert, par M. Rodin ; P.-L. Courier, par M. Houssin ; Fagon (en retour), par M. Barthélémy. Au deuxième étage : Richelieu, par M. Turcan; Le Sueur, par M. Bourgeois; Sauvai (en retour), par M. Boucher.
Les bâtiments intermédiaires de cette façade, situés entre les pavillons, sont en outre ornés de statues allégoriques des Villes de France, dressées sur l'entablement des toits, savoir : côté du Nord, Amiens, par M. Carlier; Rouen, par M. Chrétien; Le Havre, par M. Chabrié; Caen, par M. Le Duc ; Le Mans, par M. Bareau ; Reims, par M. Démaille; Brest, par M. Bailly ; Nantes, par M. Le Bourg. Côté du Sud : Bourges, par M. Martin; Orléans, par M. Chambard ; Tours, par M. Godin ; Poitiers, par M. Taluet; Limoges, par M. Sobre ; Bordeaux, par M. Maillet; Toulouse, par M. Prouha; Montpellier, par M. Lavigne.
Passons au côté situé sur la rue de Rivoli.
La façade sur cette rue, longue de 80™, 25, se compose de deux gros pavillons limitant ses deux extrémités, et encadrant un bâtiment en retrait, devant lequel règne, en bordure du saut de loup, le hall vitré de la Caisse municipale, formé d'un rez-de-chaussée à arcades séparées par des pilastres ioniques unis. Ce bâtiment est recouvert d'un comble aigu à lucarnes sculptées ; ses doubles ouvertures, de forme rectangulaire, sont séparées par des pilastres composites, dont les chapiteaux, à l'entablement du toit, supportent des vases décoratifs en pierre. Les deux pavillons, formés d'un rez-de-chaussée, de deux étages et d'un comble à la Mansart, semblables, d'ailleurs, comme style, à celui décrit plus haut, sont aussi agrémentés de niches
6o L'HOTEL DE VILLE DE PARIS
destinées à recevoir des statues de grands hommes. Celui du côté Est contient, au rez-de-chaussée, celles de : Firmin Didot, par M. Carlier; Berryer, par M. Dumaige. Au premier étage : Foucault, par M. Garnier; Perronet , par M. Hugoulin ; Hérault de Séchelles (en retour), par M. Capellaro. Au second étage : Boulle, par M. Dampt ; Ballin, par M. Rass ; Paul Delaroche (en retour), par M. Fourquet; Bachelier (en retour), par M. Paris.
Le pavillon du côté Ouest montre, au rez-de-chaussée, les statues de : G. Cavaignac, par M. Dumilâtre ; Viollet-lc-Duc, par le même artiste. Au premier étage : Eugène Sue', par M. Chevalier ; Horace Vernet, par M. Oudiné ; Tronchet (en retour), par M. Vital Dubray. Au second étage : UAnville, par M. Grégoire; 5. deSacy, par M. Leroux ; Corot (en retour), par M. Lombard; Wilhem (en retour), par M. Richard. (Pl. 9).
Nous voici devant la façade sur la rue Lobau.
Celle-ci se compose d'un haut bâtiment central abritant la salle Saint- Jean, au rcz-dc-chaussée, et la grande salle des fêtes, au premier étage. Elle est flanquée de deux pavillons coiffés de combles à la Mansart, comportant chacun une porte cochère gardée par deux lions en bronze : de Jacquemart, pour le côté Sud. (Pl. 10), de A. Cain, pour le côté Nord, et dont les modèles ont été payés 6.000 francs l'un. A ces deux pavillons se soudent, à droite et à gauche, deux bâtiments intermédiaires en retrait, dont le rez-de-chaussée est formé de baies en plein cintre à pilastres ioniques unis, et le premier étage, des mêmes baies, encadrées par des pilastres composites à fûts cannelés. Six groupes, payés 6.000 francs chacun, couronnent ces pilastres, au-dessus du premier étage : Les Beaux-Arts, de M. Becquet; Les Sciences, de M. Lafrance ; Les Lettres, de M. Blanchard, du côté du Sud. Le Génie civil, de M. Morcau-Vauthier ;
L'Industrie, de M. Marqueste; L'Agriculture, de M. Tony Noël, du côté du Nord. Aux deux extrémités de ces bâtiments intermédiaires, ont été édifiés deux gros pavillons semblables à ceux qui terminent les côtés déjà décrits. Au pied de toute cette façade, qui mesure I43",20 de longueur, se retrouve le saut de loup protégé par une grille en fer. Le bâtiment central comprend un rez-de-chaussée formé de baies en plein cintre encadrées par des colonnes engagées ioniques unies, un premier étage ayant des baies semblables, que flanquent des colonnes composites engagées et cannelées, un étage d'attique avec combles. Il est décoré de statues allégoriques des Villes de France, surmontant les pilastres, à la hauteur de l'entablement, et encadrant, deux par deux, un motif à fronton, centré d'un œil-de-bœuf, alternant avec des armoiries de villes en mosaïque sur fond d'or. Les figures allégoriques sont les suivantes : Nice, par M. Lenoir; Marseille, par M. Saint- Joly ; Nîmes, par M. Power; Grenoble, par M. Chappuy; Chambéry, par M. Louis Noël ; Saint-Êtienne, par M. Destreez : Clermont, par M. Geoffroy; Lyon, par M. Marioton ; Besançon, par M. Roger; Dijon, par M. Lormier; Troyes, par M. Janson; Nancy, par M. Massoulle ; Reims, par M. Pallez; Lille, par M. Mabille.
De nombreuses statues d'hommes illustres, peuplent les niches des quatre pavillons de cette façade, savoir :
Pavillon Nord, au rez-de-chaussée : Biot, par M. Chervet; Camus, par M. Tournois. Au premier étage : Quinault. par M. Gruyère ; Lancret, par M. Truphème. Au deuxième étage : Bougainpille, par M. Truffort; Clairaut, par M . Hipp. Moreau.
Pavillon de la porte Nord, au rez-de-chaussée : Decamps, par M. Alfred Lenoir; Villemain, par M. Lequien ; Cochin (en retour) , par M. Déloye. Au premier étage : Burnouf, par
M. Lefevre-Deslonchamps ; Daubigny, par M. Plé ; Sedainc (en retour), par M. Captier. Au second étage : Chardin, par M me Léon Bertaux; Regnard, par M. E. Hébert ; Malebranche (en retour), par M. Debrie.
Pavillon Sud, au rez-de-chaussée : Gros, par M. Chaplain ; Talma, par M. Gugiielmo. Au premier étage : Boileau-Despréaux, par M. Delorme; Saint-Simon, par M. Eude. Au deuxième étage : Gabriel, par M. Jouandot ; Arnauld, par M. Gaudran.
Pavillon de la porte Sud, au rez-de-chaussée : Henri Regnault, par M. Chaplain; Jacquemont, par M. Damé; Barye (en retour) par M. Decorchemont. Au premier étage : Halévy, par M. Sanson ; Théodore Rousseau, par M. Gaudez ; Scribe (en retour), par M. Marquet de Vasselot. Au second étage : L.-B. Picard, par M. Félix Martin; Lekain, par M. Delhomme ; Cassini (en retour), par M. Dubois.
Les deux entrées monumentales de cette façade, faisant communiquer la rue Lobau avec les cours Nord et Sud, sont desservies par deux voûtes décorées d une ordonnance de colonnes doriques cannelées formant trois nefs, et qui servent de péristyle, d'un côté, à la porte de la salle Saint-Jean, de l'autre, à la porte des Bureaux. (Pl. 7).
Nous arrivons à la façade donnant sur le quai de l'Hôtelde-Ville.
Elle a sensiblement le même aspect architectural que celle de la rue de Rivoli, sauf que l'espace occupé par le hall de la Caisse municipale, l'est ici par une partie du jardin du Préfet. Elle se compose donc, à ses deux extrémités, de deux gros pavillons d'angles qui ne sont autres que ceux limitant, au Sud, la façade de la place et celle de la rue Lobau, et aussi d'un grand
bâtiment central, dont le rez-de-chaussée-entresol est occupe par les appartements particuliers du Préfet de la Seine; le premier étage, par les salons à arcades; et le grand comble, par les Bureaux. Sur la totalité de cette façade, qui mesure 8o m ,25 de longueur, et la séparant de la voie publique à l'aide d'une haute balustrade en pierre, règne un beau jardin planté de grands arbres, qui fait partie de l'habitation préfectorale. (Pl. 1 1).
Les baies en plein cintre du rez-de-chaussée du bâtiment central sont séparées entre elles par des pilastres unis, à chapiteaux ioniques ; celles du premier étage le sont par des demicolonnes cannelées, à chapiteaux composites. Ces derniers supportent les statues allégoriques suivantes, payées 4.000 francs à leurs auteurs : La Science, par M. Le Père ; V Histoire, par M. Robert; La Poésie, par M. Cambos; La Musique, par M. Basset; La Tragédie, par M. Ottin; La Comédie, par M. Saint-Jean; La Sculpture, par M. Maniglier; V Architecture, parle même artiste; La Gravure, par M. Merley; La Peinture, par M. Leenhoff; L'Agriculture, par M. Hiolin; L'Industrie, par M. Perrey. L'entablement du comble de ce bâtiment est également orné de hautes lucarnes Renaissance en pierre, alternant avec des lucarnes en plomb.
Au-dessus des baies du premier étage éclairant les salons à arcades, sont sculptés, en bas-reliefs, les douze signes du Zodiaque, sans doute pour rappeler ceux qui figuraient, sous la forme de personnages, dans le salon de ce nom, de l'ancien Hôtel de Ville.
En outre de ces figures décoratives et symboliques, cette façade est, comme les autres, ornée de statues d'hommes et de femmes célèbres, installées de la façon suivante, dans les niches de ses deux pavillons :
Pavillon Est, au rez-de-chaussée : M at Geoffrin, par
M. Franceschi ; M m * de Staël, par M. Maurice Ferrary; M m * Vigée-Lebrun (en retour), par M. Pépin. Au premier étage : Alfred de Musset, par M. Idrac ; Eugène Delacroix, par M. Guilbert; Alexandre Lenoir (en retour), par M. Alfred Lenoir. Au deuxième étage : Laroche foucauld, par M. Début ; Marivaux, par M. Lefeuvre; Fréret (en retour), par M. Greil.
Pavillon Ouest, au rez-de-chaussée : M" Roland, par M. Chatrousse ; M"* de Sépigné, par M. Aizelin ; M™ George Sand (en retour), par M. Bourgeois. Au premier étage : Béranger, par M. Mombur ; Beaumarchais, par M. Boisseau; d'Argenson (en retour), par M. Louis Martin. Au deuxième étage : Perrault, par M. Voyez;/*'. Boucher, par M. Laurent ; Ch. Lebrun (en retour), par M. Renaudot.
Toutes les statues ornant les quatre façades représentent des personnages nés à Paris. Il en a été ainsi décidé par le Conseil municipal, qui a arrêté la liste et désigné les sculpteurs chargésde les exécuter. A propos du choix de cesgrands hommes, le rapporteur du Conseil, M. Ulysse Parent, s'exprimait ainsi en 1879 :
a Allions-nous convertir notre Maison municipale en une sorte de Panthéon français, y appeler toutes les grandes renommées du pays, quel que fût leur lieu d'origine, ou circonscrire notre choix aux personnages célèbres ou remarquables nés à Paris, qui, par leurs vertus ou leurs talents, ont, à travers les âges, le plus contribué à son éclat et à sa grandeur ? C'est ce dernier parti que nous avons cru devoir prendre.
a En effet, Messieurs, si Paris, comme capitale, a su de tout temps, honorer les grandes illustrations de la Patrie française, il ne saurait songer, en tant que municipalité, à les accaparer à son profit et pour sa propre gloire. C'est là un soin pieux qui, plus que jamais, est revendiqué par nos villes de province, et
E8CAUEH i/nonmik KT PORTX-FALOT ÉQUESTRE, K M nu Mil i.
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