‹ L'Hotel des haricots, maison d'arret de la Garde nationale de ParisChapitre 10 sur 17 · MÉDITATION AU N · texte numérisé non relu

MÉDITATION AU N

J'avais pensé me révolter Contre V arrêt qui me condamne, Et d'un vers sanglant molester Mon sergent-major, que Dieu damne !

Mais les peintres ont escompté Ma colère sur leur palette ; Les poètes m'ont dégoûté De suivre leur veine indiscrète.

Ils n'ont déjà que trop sali Le mur (en vers faux) de leur peine, Quand d'autres l'auraient mieux rempli Des grâces de la forme humaine.

Et toute ma rancune meurt, Je ne maudis plus la consigne, Je chante d'une douce humeur Le sergent-major et la vigne.

La vigne et le sergent-major!

Le printemps et les jeunes femmes, La rose et puis la pipe encor, Tout ce qui parfume les âmes !

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