‹ L'Hotel des haricots, maison d'arret de la Garde nationale de ParisChapitre 8 sur 17 · LE GARDE NATIONAL · texte numérisé non relu

LE GARDE NATIONAL

AIR DE : la Parisienne

Vive à jamais le Garde- Nationale, Arc-en-ciel de nos libertés!

Si' n' fait pas d' bien, y n fait pas de maie, Voilà pourquoi qu'il a mon amitié S'il faut qu'y s présente une émeute, Bien loin que son grand cœur s'en émeuve, Prend son fourniment, Son fusil r luisant, Quitt' sa femme, son comptoir et même ses enfants, S'il pleut, he ben y s' mouille.

Faisant sa paterouille !

Il faut le voir défiler dans la rue, Conduisant bravement son drapeau!

S'il a 1' bonheur d'être d'eun' revue, Ah! ce jour-là, combien il est plus beau ! Ilemboit' le pas comme un ange, Pour lui gn'y a rien qui le dérange!

L' tambour fait plan plan Rata plan plan plan Il est content d'employer ainsi son temps Au son de la musique Bien quy pour la République .

Sitôt qu* la revue est finite,

I rentr gaiment dans son foyer, De le voir sa famille est réjouite Et lui fait vil' son joli dîner!

II raconte ce qu'il a vue A cette étonnante revue,

Puis bais' ses enfants, Se couche content D' sa femm' prend le conseil tout en s' endormant D' jamais dans sa boutique S' permetr' d' la politique !

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