INTRODUCTION
Les Invalides comptent au nombre des plus beaux monuments de Paris et du monde.
Ils renferment des chefs-d’œuvre de Part ; cependant, c’est à peine si le public s’en doute. Dans la visite qu’on fait à ce monument, l’attention donnée au tombeau de Napoléon empêche de regarder le reste. Ce reste est presque tout : c’est donc surtout ce reste qu’une description des Invalides aura pour résultat de faire connaître au lecteur. Elle l’obligera de considérer l’un des chefs-d’œuvre de l’art français à la fin du règne de Louis XIV, et le plus
l’hôtel des invalides
parfait échantillon du style qui produisait à la même époque les décorations du Vœu de Louis XIII à Notre-Dame de Paris et la Chapelle de Versailles.
La première description connue des Invalides est celle de Lejeune de Boullencourt parue en i683 sous ce titre : Description générale de V Hôtel royal des Invalides^ avec un grand nombre de planches. En 1702 et 1706 Félibien des Avaux publia deux volumes in- 12 intitulés, Lun : Description de la nouvelle église de V Hôtel royal des Invalides ; l’autre : Description des peintures et des divers autres ornements de l’Église royale des Invalides. Ce second volume, formé des additions que le progrès des travaux en cours obligeait de joindre au premier, parut en même temps petit in-folio, avec des gravures de la plus grande beauté. Enfin l’ouvrage de l’abbé Pérau : Description historique de VHôtel royal des Invcdides^ in-folio 1766, avec des gravures de Cochin père, fut comme la publication officielle et dernière de tous les ornements et de toutes les peintures que cet édifice contenait.
Le grand nombre de petits guides imprimés depuis un siècle pour le service des visiteurs ne fournirait ici qu’une revue inutile. Ces livrets se copient les uns les autres ; tout au plus quelquesuns se font-ils rechercher en témoignage de l’état où se trouvaient les choses quand ils parurent; encore ce témoignage est-il fort incertain.
Des trois notices qui sont aujourd’hui dans le commerce, une seule demande d’être signalée. Elle est de M. Vacquier, et porte ce titre : Visite aux