Ç4 L HOTEL-DIEU
Cl), gtst. mhit. tfams. 'bat. (Suigone. W. .^ttlius. ti. ïîe. îliene. y^suie. U. feu. uobU.
jaVx$. c\)acdr. 'ï»e. iBcurg"®. a. son. vivat *
ieu. laqudU. i). itsspassa. k. wl'^Jtl® jor. ïre. t.mb«. lauM.eCCC.f ^a*. pë], put).
p0^ tulr. (1).
Les hospitalières unirent dans leurs oraisons le souvenir de Guigone à celui de Nicolas Rolin. Chose remarquable et digne de louanges, le Chancelier et la Chancelière portèrent dans leur fondation le désintéressement si loin qu'ils se contentèrent de se recommander aux prières des servantes des pauvres sans réserver une seule messe pour le repos de leurs âmes. Les sœurs et l'administration ont suppléé à ce généreux oubli ; chaque année un service solennel est célébré pour les fondateurs et les bienfaiteurs de l'Hôtel-Dieu ; et chaque soir, un malade, au nom de tous, récite dans les salles un Pa/er et un Ao^e Maria à cette intention.
L'œuvre de Nicolas et de Guigone est achevée. Elle mérite que nous nous écriions avec un poëte :
Qui conçut cet hospice a fait une œuvre insigne ; Et ceux qui l'ont doté, firent une œuvre digne. Gloire à son fondateur, le chancelier Rolin 1 Gloire à sa veuve aussi, Guigone de Salin (2) !
(1) Collection de M. Laubespin, Paris. Ancienne Bibliothèque Joursenvault. Communiqué par M. Ch. Bigarne. — Nous donnons cette inscription complète aux personnes qui ne seraient point familiarisées avec les abréviations gothiques : « Cy gist iicble dame, damoiselle Guigone de Salins ci de 'Vienne, vesve de noble et puissant seigneur Messire zJ^icolas Rolin, chevalier, jadis chancelier de Bourgogne à son -vivant, fondateurs de ce lieu^ laquelle y irespassa le 24' joar de décembre, l'an mil quatre cent soixante-dix. Prie:^ Dieu pour eux. »
(2) Tamprcs de Bourgogne, par M. Simon Gauthey, p. loS.