VI. — LES BATIMENTS 0B l'hÔTEL-DIBU
près du grand autel, une inscription, gravée sur cuivre> destinée à perpétuer la mémoire des bienfaits prodigués par ce personnage à THôtel-Dieu de Paris^
Un autre bâtiment fut encore élevé à T Hôtel-Dieu dans les dernières années du xiv* siècle. En 1 328, la maison de la Fleur-de- Lys, contiguë, d^une part, à celle du Plomb, et d'autre, à la maison sans désignation adjacente au dortoir des frères, appartenait en partie aux héritiers de Guymar le Breton et en partie au chapitre de Notre-Dame : c Testage par terre, qui est au rés de la chauciée, avecques l'estage de desus et le celier^ faisoit une partie, et les trois estages au desus d'iceus, aveques toutes leurs aparténances et la viz, autre partie » ; douze ans plus tard, la c maison par en haut )» était cédée^ sa vie durant, à Jacques de « Préonnart », bénéficier en l'église Notre-Dame, par Jacqueline de la Salle, qui, rentrée en possession de Timmeuble en i35o, le vendit à l'Hôtel-Dieu vingt livres parisis. Le 23 mars i366, le maître devenait acquéreur du bas de la Fleur-de-Lys, du premier « solier > et de c la tournelle qui y est »; entre temps, la maison sans désignation contiguë au dortoir des frères était entrée dans le domaine de THôtel-Dieu (on Ty trouve dès i35o). Le 14 mars 1398, le chapitre de Notre-Dame accepta Parrangement que lui proposait le maître en vue de décharger des vingt-cinq livres dont elles étaient grevées la Fleur-de^Lys et la maison voisine; ces deux immeubles furent démolis au début de Tannée 1399, et sur leur emplacement fut construite une salle capitulaire^.
1. 8 juillet 1403 : « ... cent cinq solz parisis de rente annuel et perpétuel que, par transport fait aux dis maistre, frères et seurs dud. Hostel-Dieu pour le vestiaire des frères d'icelui hostel par les ezequteurs du testament ou ordenance de dernière volenté de feu Oudart de Maucreux, en son vivant changeur et bourgois de Paris, icelui Hostel-Dieu avoit droit prenrre... en et sur un hostel... assis à Paris, en la rue de la Viez-Monnoie, appartenant aud. Jaques Responde... » (A. P., 211*, n* x86.) — t Aux frères, pour le service de Oudart de Maucroiz, qui ce fiiit par chascun vendredy de l'an, zviu escus d'or, qui vallent, pour ce que les rentes données par led. Oudard sont presque pardues, xix 1. xvi s. » (Comptes, XIV, 188.) — Du Breul a le premier publié, dans son Théâtre des antiquité^ de Paris, p. 57, un texte, rajeuni, de Tinscription ; celle-ci a depuis disparu.
2. « Le xiiii* jour du mois d'avril Tan mil quatre cens et un, après Pasques, je, Guillaume de Rueil, vojer de révèrent père en Dieu monseigneur Tevesque de Paris, mesuré et prins le hault de deux pignons de deux malsons apparteoans à i'Ostel-Dieu de Paris, qui sont entre la chappeUe de Saint-Jehan-rEuvangeliste et le dortouer des frères dud. Hostel-Dieu, au front
l68 PREMIÈRE PARTIE.
En 1410^ des réparations importantes furent exécutées^ pour lesquelles le Roi donna 2,000 écus^
Sept ans plus tard, la sacristie était reconstruite, aux frais d'un pensionnaire de l'hôpital, Jean de la Chapelle^.
En 1446, on dépensa encore en réparations plus de i ,000 livres; on refit notamment le pignon de la salle Saint-Thomas, sur la rivière *.
Un don de 1,000 francs fait à FHôtel-Dieu par Louis XI permit d'agrandir de quelques toises la Salle-Neuve, aux dépens de la chapelle de Petit- Pont, oti ne s^éleva plus dès lors qu'un autel, celui de Sainte- Agnès ; on refit, en outre, les deux portes qui don«
de devers Pesglise de Nostre-Dame de Paris, où îl a, depuis le dessus l'embassement jusques au hault du feste des deux pignons dessusd., sept toises deux pies et deux pousses de haut. — Item, la charpenterie de deux pans de merrien des deux pignons dessuad. ont deux piez et demi et deux pousses de saille oultre le parement du corps du mur fait de nouvel, jusques à l'enbassement à Tensseullement des fourmes. ~ Ce fut fait en la présence de maistre Remon du Temple, maistre maçon juré de lad. église de Paris, maistre Jehan de la Haie, charpentier, Jehan le Soudaier, Jehan du Temple le Jeune et frère Robert le Bègue, religieux dud. Ho8tel*Dieu, et plusieurs autres. — En tesmoin de ce^ j'ay sellé ce rapport de mon seel duquel je use en mond. office. Tan et le jour dessusd. » (A. P., g^S n* 118.) — A. P., liasse 9. — T. II, n" i53, i56, 161.