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Maison figurant au tableau A sous le n9 11, 100 s

CITÉ.] LE DOXAINB PARISIEN DE L^h6tBL-DIEU. 21 J

4. Maison à Penseigne de PÈcu de France (1477). Rue-Neuve. (S.). 29 s.

L'Écu de France se composait de c deux maisons entretenans, chascune à deux pignons, l'un pignon devant, l'autre derrière, aboutissant par derrière et ayant issue en la rue du Sablon, estimées vi« 1. t. » (i5o3); propriété de Jean Guymier, libraire, en 1477, et en i5o5, de son gendre, Jean Trepperel, aussi libraire. En 1498, Tassine, veuve de Jean Guymier, avait donné à THôtel-Dieu 4 1. de rente sur cette maison et sur l'Écude France du Parvis Notre-Dame, c à condition que d'icelle rente n'en sera paie durant la vie de lad. Tassine et iiiizz XIX ans après son trespas que lviii s. de rente. » — Comptes, XXVI, 17. — A. P. i4oMm. — Doc. hospiu, III, ii3.

*6. M. p. Maison sans désignation (1370), à V enseigne de /'Image Saint-Christophe (i5o5). Coin méridional de la Rue-Neuve et de la rue du Marché-Palu et coin septentrional des rues du Sablon et du Marché-Palu. 4 1. et 4 1.

Cette maison s'élevait « devant et à Topposite de l'ostel de l'Image d'alebastre, qui fait l'autre coing d'icelle Rue-Neufve Nostre-Dame»; depuis 1446, elle avait successivement appartenu à un patinier, Raimbaut Arnoul, à un libraire, Pasquier Bonhomme (1477), à un drapier, Nicolas Charpentier (i5o5). — Comptes, I, 269; XV, 5; XX, 145; XXI, 206, 207; XXII, 559. — A. P. 143*. — Doc, hospiu, III, 7. — Registres des délibérations du Bureau de la ViUe^ I, i33, publié par Fr. Bonnardot, coll. de VHist. génér. de Paris.

*6. Masure (1457). Rue du Sablon (S.). 24 s.

Après le Chat-qui-péche, qui fEÙsait le coin du Marché-Palu, et l'issue du Chef Saint-Quentin, on rencontrait < une masure et jardin, aboutissant par derrière sur la rivière de Seine », que F Hôtel-Dieu avait, en 1457, cédée pour 32 s. à Jean Guymier, libraire, sa vie durant, celle de sa femme et de ses trois enfisints, Geneviève, Marion et Côme. — Comptes, XXI, 207. — A. P. 6V.

*7. Maison sans désignation (1246), à l'enseigne du Veau (i5o5). Même rue (S.). 4 1.

Cet immeuble, qui s'élevait au coin de la ruelle < par laquelle on souloit aller aux chambres - l'evesque » et qui, en i5o5, c souloit estre applicqué à escorcherie », se composait de deux maisons, autrefois distinctes, comprises entre la ruelle et une maison qui, après avoir appartenu aux « dames de la Sauçoye de lez Villejuye », fut acquise par T Hôtel-Dieu en i33o. La maison du coin de la ruelle fut donnée, en 1246, par Gilbert de Petit- Pont, chanoine de Saint- Étienne-des-Grés, à Jeanne Hongarisse et à son fils Richard, plus tard chanoine de Saint-Denis-du-Pas, qui la céda, à son tour, en

2l8 PREMIÈRE PARTIE. [tABL. B.

1270, à un boucher du Parvis, Pierre Quetin, pour 6 1., rente dont il fit don à l'Hôtel- Dieu en 1292. Pierre Quétin vendit la maison, pour 80 L, à un épicier, Jean Philomène ou Rossignol (i3o7), qui acheta l'autre maison, en 1 3 16, de Thibaut de c Segay • pour 40 L petits tournois; THôtel-Dteu devint propriétaire de Tune et de l'autre par donation de Jean Rossignol, en i325. Les deux maisons ainsi réunies furent cédées t à feu Jehan Chiede, à la vie de luy, de sa femme et de sa fille Marguerite, pour uii 1. p. de rente viagère, de laquelle fille la vefve feu Pierre Malaisié a le droit • (i5o5). — Comptes, XXI, ao8. — A. P. 3Tt. Xx, z^ Bbb, c«>.

^8. Deux maisons sans désignation (1224), maison sans désignation (après 1430), à l'enseigne du Chat-qui-pêche (i5o8). Coin méridional des rues du Sablon et du Marché- Palu. 60 s.

Cette maison, contiguë à gauche au Chef Saint-Quentin, avait été forméç, à la fin du xv« siècle, par la réunion de deux immeubles jusque-là distincts; ceux-ci appartenaient, en 1224, à une bourgeoise de Paris, Béatrix, dite la Bégaude, qui les donna à l'Hôtel-Dieu la même année. En x3o6, l'hôpital céda la maison du coin, pour 16 1., à Thibaut, herbier; Robert Benoche, épicier, la prit pour 6 1. en 1373; en 1420, elle passa à Fremin le May, libraire et « notaire de la court à l'ofiBcial de Paris •. L'autre maison appartint successivement à Arnaud de Périgueux, avocat, et sa femme, Nicole la Poitevine (1298-1310), à Rojpert Benoche, épicier (1373}, à l'Hôtel-Dieu (1400), qui, en 1429, en céda le terrain, c une petite place wide où jadiz ot maison, contenant environ deux toises de large et trois toises de long, assise à Paris au bout de Petit-Pont, tenant d'une part à Fourques de Rosières, [notaire], et d'autre part à Fremin le May, escripvain •, à ce même Fremin pour 70 s. dont 40 payables à l'Hôtel-Dieu. A la fin du xv siècle, le Chat-qui-péche appartint à Pierre Pichore, puis à Jean Laine, drapier (i5o5); en i5o8, il fut adjugé pour i,5oo 1. i Geoffroy le Maître, licencié en droit. — Comptes, XXI, 209. — A. P. 2N, T, V. 2, Bb, Ce. Ee. Qq ; 4A-C,P, 0; 58, T. — Registres

des délibérations du Bureau de la Ville, I, i33.

9. M. p. Maison sans désignation (1259), à l'enseigne de TAnnoncu- TiON, du Croissant (xv* s.), du Croissant d'or (i5o6), de l'Empereur ET LE PoRC'ÉPic (i536). Petit-Pout (O.). 6 1. 10 s. et 6 1. 10 s.

Cette maison s'élevait < sur le bout du Petit-Pont », en face de l'Hôtel-Dieu; elle fiit, en 1259, cédée par Geoffroy Chauveau, bourgeois de Paris, à Jacques, c apothecarius domini Régis », et à sa femme, Hersende, « physica »; le vendeur se réserva toutefois la propriété du moulin établi sous la maison. En 1298, les héritiers de Geoffroy Chauveau, Jeanne la Chauvelle, sa fille, et Geoffroy Chauveau, t scamptio illustrissimi domioi Régis Francie », ce der*

CITÉ.] LB DOMAINE PARISIEN DB l'hÔTEL-DIBU. 21 9

nier agissant comme tuteur d'une nièce ou petite-nièce, cédèrent les i3 l. de rente qu'ils avaient sur cette maison, devenue la propriété de Perrenelle, « apothecaria Régis •, à Marie la Mercière, fille de Osanne de Dijon, contre 10 1. sur une maison de la Croix-du-Tiroir, rue Saint-Honoré, et 60 1. de petits tournois noirs. Ces i3 1. furent données à l' Hôtel-Dieu, moitié au maître et moitié à la prieuse, en i3oo. La maison appartint dans la suite à plusieurs épiciers, et, en i5o5, à Philippe du Château. — Comptes, I, 269; VI, 2; XV, 5; XXI, 209; XXII, 55o. — A. P. 8HI1. — Doc. hospit.^ III, 1, 7.

10. Maison sans désignation (i5o5). Rue du Marché- Palu (O.). 8 1.

Cette maison fut, en 1269, achetée par Jacques, épicier, à Thibaud, fils de Mainfroi, aussi épicier, qui vendit également la maison voisine à un autre épicier, c Jehes du Fîiait. i En i3o3, la fille de Jacques, mariée à un épicier, Mathieu du Mans, donna à FHôtel- Dieu 8 1. de rente à prendre sur la maison de son père : « super domo quadam que fuit dicti patris sui, quam ad presens inhabitat Petrus Paumier, sita in Apothecaria Parvi-Pontis, inter domum defuncti Johannis de Figiaco et domum Reginaldi de Ham. » En 1394, cette maison était « divisée à présent en deux parties, en l'une desqueles parties demeure Jehan d'Oe, [espicier et apothiquairc], et en l'autre partie, Richart la Gresse, à l'opposite de Rue-Neufve Nostre- Dame, tenant d'une part, du costé de devers Petit-Pont, à une maison qui fu Josset le Bouchier et sa femme , et d'autre part à une maison qui fu Regnaut Hain, en laquelle demoura Guillaume de la Prevostéy appartenant de présent à Richard de Bulles, aboutissant par derrières en la rue des Estuves. » Quant à la maison de a Jehan du Fiiat, l'espicier, » elle appartint, au commencement du xv* siècle, à Guillaume d'Auxerre ; elle avait alors pour enseigne les Trois Rois de Cologne.

Il convient, d'autre part, de noter que le nom de Marché-Palu a été donné, au moyen âge, à la partie des rues de la Calendre et Saint- Christophe voisine de la rue du Marché-Palu proprement dite. La maison du Paradis (tableau A, n^ 14) s'élevait rue de la Calendre et était contiguë au Chat, qui faisait le coin de la rue aux Fèvres ; en face, la Forge de la Cité, attenante à Saint-Germain-le- Vieux : or, le Paradis figure, dans le compte de i536, sous la rubrique : c rue du Marché-Palu », ainsi qu'un autre immeuble qui « tenoit d'une part à une maison appartenant à la vefve feu Nicolas Perdriel, et d'autre à une maison faisant le coing de la rue de la Juifrie, aboutissant par derrière à Claude Chouart », alors propriétaire du Paradis; il s'agit certainement ici de la rue de la C^endre ; la Juiverie commençait, du côté du Petit-Pont, à la hauteur des rues Saint-Christophe et de la Calendre, avec chacune desquelles elle ne formait que l'enctûgnure

220 PREMIÈRB PARTIB. [taBL. B.

septentrionale ; le Paradis s'élevant sur le côté nord de la rue de la Calendre, la maison contigué à celle qui aboutissait au Paradis ne pouvait former que le coin de la Juiverie et de la rue de la Calendre; nous allons d'ailleurs indiquer quelle maison faisait l'autre encoignure; elles s'excluent mutuellement. Au xvi* siècle encore, on employait couramment trois noms pour désigner la rue de la Calendre : c rue de THerberye, dite de la Callande, autrement le Marché-Pallu. »

On trouve, dans l'Inventaire du domaine parisien de l'Hôtel-Dieu dressé en 1600 (I, Soi), l'analyse d'un acte de 1424 où le nom de Marché-Palu est donné à la rue Saint-Christophe : « Unes lettres faites et passées soubz le scel de la Prevosté de Paris l'an mil Ull*^ XXIIII, par lesquelles appert THostel-Dieu de Paris avoir baillé à tiltre de rente à Poncelet le Noble et Jehanne, sa femme, deux maisons entretenans, en l'une desquelles pend pour enseigne la Seraine, assize en la rue de Marché-Palu, aultrement ditte la rue Saint-Crestofle, tenant lors d'une part aux hoirs ou ayans cause feu Berthault Veillart, d'aultre part aux hoirs Jehan le Maire, espicier, aboutissant par derrière à Jehan Foucart, sergent à verge... » On lit, d'autre part, dans le compte de i5o6, sous la rubrique « rue de Marché- Palu », l'article suivant : « Sur deux maisons assises en Marché- Palu, entretenans, où pend pour enseigne la Seraine, qui furent à feu maistre Jehan i'Ârchier, depuis i ses hoirs et de présent appartenant à la vefire et hoirs dud. feu Nicolas Perdriel, tenant, d'une part, à une maison qui fut â feu Aymery Pèlerin, pelletier, et de présent appartient à lad. vefve et hoirs, âdsant le coing de la rue de la Juifrye, aboutissant par derrière à la maison de l'Escu de France, assise en ladite rue de la Juifrie... i La maison de la veuve Pèlerin formait donc le coin de la rue de la Juiverie et de la rue Saint-Christophe, et c'est dans cette dernière rue, appelée aussi rue du Marché-Palu, que s'élevait la Sirène. — Comptes, VII, 3oo; XV, 4; XXI, 212. — A. P. 80g; 142c, H. K; 169C4. — j)oc. hospit.j III, 208. — Registres des délibérations du Bureau de la Ff7/e, I, 134.

11. Maison sans désignation (i5o5),à renseigne des Trois Rois de Cologne (i5i2). Rue de la Calendre (S.). 4 1.

« Tenant d'une part à une petite ruelle par où l'en va i la rivière de Seyne, aboutissant par derrière à la rivière... » — Comptes, XXI, 210; XXVI, 22.

12. M. p. Maison â l'enseigne de I'Étoile (i5o5). Rue de la Savaterie (E.). 16 s. et 4 s.

Cette maison, qui donna parfois son nom a la partie de la rue de la Savaterie où elle s'élevait, aboutissait à la rue aux Fèvres. A partir de 1494, elle appartint aux Chartreux. Dès 1 371, la prieuse y perce-

Crri.] LE DOMAINE PÀ1U8IEN DE L'hAtEL-DIEU. 221

vait 20 s. de rente, au lieu de 3o s. que le prieur de Saint-Éloi avait amortis, la même année, moyennant lo s.; iorsqu'en 1482 la rente totale due par l'Étoile à THôtel-Dieu fut réduite de 4 1. 4 s. 4 d. à 20 s., la prieuse n'eut plus sur cette maison que 4 s. de rente. — Comptes, I, 140; VI, 2; XV, 4; XVI, 69; XVIII, 264; XXI, 210. — Doc. hospit.^ III, 7.

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