Maison figurant au tableau A sous le n<> 22. 3 s. 6 d
84. Maison sans désignation ( 1 199), à l'enseigne de la Coupe 374), de la CoxTPB d'or (i5o4). ^^^ ^^ ^^ Lanterne (O.). 10 1.
Adam, clerc de Philippe-Auguste, donna à l'Hôtel-Dieu, après 1189^ mais avant 11 99, deux maisons < entretenans », sises devant
224 PREMliRE PARTIE. [taBL. B.
Saint-Denis de la Châtre. Ces deux maisons ne formaient plus, au xiH« siècle, qu'un seul immeuble; dans la première moitié du XV* siècle, on profita d'une reconstruction pour rétablir la division primitive en deux corps de bâtiments. La Coupe d'or s'élevait entre la maison du coin de la Pelleterie et celle qui formait le coin de la rue Gervais- Laurent. — Comptes, XXI, 226. — A. P. i6i^-t, — Inventaire de 1600^ I, 416. — CartuL H.'D.^ n« 40.
85. Maison à l'enseigne de la Tête noire (1466), de I'Image Saint- Michel (i5o5). Rue de la Pelleterie (N.). 20 s.
Cette rente avait été donnée à THôtel-Dieu, vers Pâques 1465, par Jean de Clèves, teinturier, demeurant à la Vieille- Pelleterie. L'Image Saint- Michel appartenait, en 1 5o5, à la veuve d'un teinturier de draps ; elle avait pour voisines l'Image Sainte-Catherine et la maison de la Tour Roland. — Comptes, XXI, 227. — Arch. nat., H 3664, 19. — Doc. hospit,^ III, 208.
* 86. Maison sans désignation (i35 1), à l'enseigne de la Nasse (i SgS). Rue Gervais- Laurent (N.). 40 s.
C'était la première maison après celle du coin de la rue de la Lanterne; elle aboutissait â la Coupe d'or. — Comptes, XXI, 227. — A. P. 161.
*87. Maison sans désignation (i2i3). Rue de la Vieille-Draperie (N.). 60 s.
Cette maison formait le coin de la place Saint-Pierre*des-Arcis et de la Vieille-Draperie, d'une part, d'autre part celui de la même place et de la Petite rue Saint-Pierre, t une petite ruelle qui va derrière l'église de Saint-Pierre-des-Arcis. • C'est de 1228 que dataient sur cette maison les droits de l'Uôtel-Dieu, Philippe Hamelin ayant alors donné à l'hôpital 100 s. de rente c super quamdam domum que fuit Balduini, scutiferi, et tenet eam nunc Jacobus li Regratier »; Hamelin avait acheté une moitié de cet immeuble en 121 3, à Baudouin, écuyer, pour 20 1., et l'autre moitié à une époque indéterminée. En 1450, r Hôtel-Dieu céda cette maison à un libraire juré de l'Université, Jean le Moyne, pour 4 1. de rente, dont 20 s. payables^au prieuré de Saint-Éloi; en x5o5, elle appartenait à un couturier, Antoine Martinot. — Comptes, XXI, 228. — Carfti/. H.-D.y n'» ii3, 235, 237.
88. Maison sans désignation (1227). Coin des rues de la Vieille-Draperie et de la Savaterie. 100 s.
Comptes, XXI, 228. — Inventaire de 1600, 1, 437. — Doc. hospiU^ III, 208.
89. Maison à l'enseigne de la Pomme rouge (1469). — Rue du Chevet Saint-Landry. 66 s.
UNIVERSITÉ.] LE DOMAINE PARISIEN DE l'hÔTEL-DIEU. 225
Cette maison s'élevait entre la Barbe d'or et la Souche. — Comptes, XXI, 319. — Inventaire de 1600, 1, 383.
*40. Étuves Saint-Michel ( 143 5). Rue de la Barillerie (E.). 24 1. 16 s.
En 1435, Henri Rousseau, avocat au Parlement, donnait à l'Hôtel- Dieu c une maison à feste, salles, chambrps, galieries, avec le puis, estuves, baignoires », qui aboutissait d'un bout à l'Écu de France de la rue de la Calendre et de l'autre à l'abreuvoir du pont Saint- Michel : c'étaient les c estuves à hommes appellées les estuves Sainct- Michel. » — Comptes, XXI, 340; XXVI, 23. — Inventaire de ipoo,
université.
'41. Maison à l'enseigne du Turbot (1364), de I'Image Notre- Dame (i366), c à l'Ymaige Nostre-Dame et à l'enseigne du Turbot s (1402), à l'enseigne de I'Homme sauvage (1438). Rue de la Eiûcherie (N.). 70 s.
Cette maison, contiguê, â gauche, au Trou Punais, aboutissait à la Seine, « sur laquelle rivière a une galerie ou souspendue en laquelle a aisemens, qui Sont des appartenances de lad. maison, et ou derrière de lad. maison a une enclave où sont Vts estuves et autres logis appartenans aud. hostel des estuves. » L'Homme sauvage était également converti en « estuves â femmes > en i5o5. — Comptes, XXI,. 229. — A. P. 21, — Doc, hospit,^ III, ii3, 209.
* 4d. Maison figurant au tableau A sous le n« 29. 7 1.
*4S. Maison figurant au tableau A sous le n« 3o. 8 1.
44. Maison sans désignation (i3o7), à l'enseigne de /'Image Saint- Jean (14S1), Même rue (N.). 40 s.
Cette maison aboutissait à la rivière, à laquelle on descendait par un escalier de quelques marches. Elle appartint successivement à Jean le Charpentier, poissonnier de mer (i3o7), à Laurent l'Anglais, étuveur (i 334-1 335), à Jean le Gros, procureur général au Châtelet (1398), à Jean Josseaume (1432), à Adam Cousinot, licencié en lois (1450), à Martin Jamet, boucher (1451), à Régnant Riant, boucher (1470), à Simon le Couturier, teinturier de draps (i5o5). Primitivement, r Hôtel-Dieu ne percevait sur cette maison que 25 s.; cette rente fut élevée, le 11 août 145 1, à 40 s. à la suite d'un échange : Pierre des Tuillières, chevalier, conseiller du Roi, céda à l'hôpital ses droits sur cette maison contre c ung fief, non admorty, de petite valeur, assis à Vissours et environ (qui avait été donné à l'Hôtel-Dieu par Hue de Dicy, chanoine de Paris), mouvant dudit de Tuillières à cause de son fief de Bievre qu'il a aud. Wissours. i — Comptes,
DOCUXBlfTt IX i3
2S6 PREMlÈftB PARTIB. [tABL. B.
XXI, a3i.— A. P. i4>»; 26A-G; 27A».Ff, Hk, Mm; agWd. Pt. — Doc.hospit.j III, 209.
46. ». Manon sans désignation <i3oo), à Fenselgned* la Gïuhonme DE FBit (13S7), FAcaLTÉ DB MéDBCiMX (1470). Même nie (S.). 40 s.
En i3oo, Isabelle de Bailly vendit i Jean de Saint-Just, pour ni., la moitié d'une rente de 40 s. sur une maison que celui-ci venait d'acquérir, rue de la Bûcherie, lieu dit le Clos Mauvoisin; neuf ans plus tard, l'autre moitié de la rente était achetée, pour 12 1., par Jean de Saint-Just, qui laissa cette rente, en mourant, à l'Hôtel-Dieu. Celui-ci la céda, en iSig, pour 14 L, à Guillaume de Pontoise : c domus est ad presens Nicolai de Louancio, contigua ex una parte domui defuncti Dyonisii Baconis, et ex alla parte domui Sedilie, bûcherie ; Guillaume de Pontoise tomba malade au commencement de Tannée i33i et entra à THôtel-Dieu; il 7 mourut, laissant tous ses biens à rétablissement. La Couronne appartint depuis à Henri de la Corne ou Jean le Messager (1349), ^^^^ ^^ Mons (1370), Regnaut de Mons, Simon Pouette (i387), Pierre Pouette (1422). Le 24 avril 143^, rHôteJUDieu céda l'immeuble pour 40 s. à Mahiet Labrode. En 1443, la maison n'existait plus^ et ce n'est qu' « une place wide oii souloit avoir maison » que prit de THôtel^Dieu le 26 juin 1445, au m^me prix que Labrode, Etienne Bemier, couvreur de maisons. Jusqu'ici la Couronne de fer avait eu pour tenants, à droite, la maisoo des Trois Rois, à gauche, une maison sans désignation, elle-même contiguë à l'Image Sainte-Catherine; tous ces immeubles aboutissaient à l'hôtel de Celsoy ou de Chartres. Le 12 février 1453, Guillaume de Canteleu, docteur en décret, acheta à Etienne Bemier c une place en laquelle souloit avoir maison, où estoit l'enseigne de la Couronne, tenant d'une part à maistre Guillaume de Canteleu, docteur en décret, et d'autre part à une masure, jardin et appartenances appartenant à Thomas le Caron » ; par un autre acte, passé le même jour, Guillaume de Canteleu devint acquéreur de la maison qui séparait la Couronne de limage Sainte-Catherine ; il donna l'une et l'autre aui^ Chartreux, par son testament du 9 juillet 1467. Le 20 mars 1470, la Faculté de médecine décida l'achat de ces deux maisons, désonnuûa réunies et considérées comme un seul immeuble ; l'acte de vente fut passé le i3 avril : c une maison, cave, court derrière, avecqnes une masure ou jardin à costé, au long de lad. maison, tenant d'une part à l'ostel de l'Ymage Sainte-Katherine, qui fut feu maistre Olivier d'Onjon, et d'autre part aux hoirs ou ayans cause de feu Thibault de la Mare, charpentier, aboutissant par derrière aux appartenances de l'ostel qui fut feu maistre Guillaume de Celsoy, en la censive des religieux abbé et convent de l'église Saimte-Genneviefve ou Mont de Paris, chargée envers eulx de 4 d. p. de cens ou fonds
UNIVERSinî.] LE DOMAINE PAKMIBN VM l'hÔTEL-DIBU. M^
de terre et de vingt-deux s. six d. p. de rente, et envers les religieuses Cordelières de Lourcines, à Saint-Marcel lez Paris, de trente s. sixd. p. de rente, et encores envers FOstel-Dieu de Paris de quarante s. p. d'autre rente, f On fit aussitôt dans Vimmeuble les travaux néces* saires pour V « appliquer aux escolles de lad. Faculté. »
Étant donnés l'intérêt qui s'attache à l'ancien emplacetnent de la Faculté de médecine et les contradictions qu'offrent entre dles les notices de Du Breuil, du docteur Chéreau et du docteur Corli^u, nous avons cherché à fixer définitivement l'état des maisons qui, jusqu'au xvi« siècle, s'élevèrent dans la rue de la BÛcheric entre la roc du Fouarre et la rue des Rats.
En 1453, cette portion de la rue de la Bûcherie était formée par : f une maison faisant le coin de la rue du Fouarre ; a* c l'ostei de l'Image Saintte-Katherine » ; 3» c une maison et chantier, caveau, court ou espace derrière » ; 4» la Couronne de fer, < place oti soulloit avoir maison »; 5« c une masure, jardin et appartenances » à l'enseigne des Trois Rois ; 6» la maison du Soufflet, au coin de la rue des Rats. Tous ces immeubles aboutissaient à la vaste propriété des héritiers de Guillaume de Celsoy, héritier lui-même de Guibert de Celsoy, médecin du Roi, dont le testament est daté du 18 août 1390^.
L'Image Sainte-Catherine appartint successivement à Olivier d'Onjon (143 1), à Jean la Caille (i453), au collège de Tréguier (i5i4).
La maison sans désignation qui s'élevait entre la précédente et la Couronne de fer appartint à Pierre Grevon, puis à Nicaise Raoul (1430); en 1432, les religieuses de Sainte-Claire de Lonrcine, qui percevaient sur l'immeuble 100 s. de rente, le baillèrent à Mahiet Labrode pour 6 1. 2 s. 6 d.; en 1453, la veuve de Mahiet Labrode et son gendre, Etienne Bemier, couvreur de tuiles, cédèrent cette c maison et chantier, caveau, court ou espace derrière • à Guillaume de Canteleu. Nous venons de voir que ce dernier laissa aux Chartreux cette maison ainsi que la Couronne de fer.
En i349, J^Q 1^ Breton, bûcher, donna aux religieuses de Sainte- Claire de Lourcine 17 s. de rente sur sa maison de la rue de la Bâdu-
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X. Guibert de Celsoy possédait aussi, rue du Fouarre, c la maison des Sept Ara, teaant d'une part à Tostel qui fii aud. feu maiatre Guibert, et d'autre part à Guillaume le Blanc, et qui cet à présent à maiatre Guillaume du Celsoy »; elle fut vendue 72 1. p. à Olîrier d'Onjon le 21 octobre i393.
Quant eu nom de Guillaume de Celsoy, on le trouve sous des formes bien diverses : Guillaume des c Serceauz » (1402), c Cerneau 1 (143 x, X438), c de Sersel » (1432), c du Selsoy » (1454). L'hôtel est tour à tour dénommé : c l'ostei feu m* Guillaume de Celsoy » (i453), cde Selsoy » (1454), c de Gerceaulx 1 (1467}, c l'ostei de Celsoy, qui appartient de présent (1477) à monseigneur Tevesque de Chartres», < Tostel de Chartres 1 (i5o7, 1344), c Postel d'llliers»(i5i6).
228 PREMIÈRE PARTIE. [taBL. B.
rie; l'immeuble appartint ensuite à Gamier le Bidaut, à Thibaut Jorre (i43o), à Robert le Caron, épicier (i43a), à Thomas le Caron (1453). Le 22 février 1454, Pierre de Chantigny, foulon de drap, et Thibaut de la Mare, charpentier de la grande cognée, son gendre, prirent cette maison, ou plutôt le terrain qu'elle avait occupé, moyennant 1 5 s. de rente, de Jean de Grand-Ruey clerc du Roi en sa Chambre des comptes, et de Etienne Luillier, comme tuteur de Jean d' « Es« tanfort ». En 149 1, les Trois Rois appartenaient à Jaqueline, veuve de Thibaut de la Mare, et à Nicolas, son fils ; après la mort de Nicolas et de sa veuve, Timmeuble passa à leurs sept héritiers, parmi lesquels nous trouvons un charpentier de la grande cognée, Bastien Fournier; un enlumineur, Jean Jaquin, marié à Philippe de la Mare; un autre charpentier, Nicolas; un doreur de livres, François de la Mare; un maçon tailleur de pierre, Jean de la Mare.
La Faculté, trop à l'étroit, décida, en i5i4, d'acheter i ses différents propriétaires la maison des Trois Rois, dont les six septièmes lui appartenaient en i523; dix ans plus tard, elle était propriétaire de la totalité.
Le Soufflet (1467) appartint successivement à Hémon Rousseau, à Jean Rousseau (iSSg), à Georges Andry (1454), à JeanRichier (i5i6).
En résumé, la Faculté ne posséda, jusqu'en i523, que les deux maisons acquises le i3 avril 1470; en 1 533, les Trois Rois lui appartenaient, mais non la mabon du Soufflet ni celle de l'Image Sainte- Catherine.
Des inexactitudes qu'on relève dans les trois notices que nous rappelions tout à l'heure, il en est une sur laquelle il convient d'insister. Du Breuil nous apprend que la Faculté avait acheté, le 24 mai 1369, une maison rue des Rats ; il cite un extrait de l'acte de vente, document aujourd'hui disparu et dont il ne reste plus que la mention insérée dans l'inventaire, dressé en 1600, des archives de la Faculté; puis il ajoute qu'au mois de mars 1470, la Faculté arrêta a qu'elle achepteroit des Chartreux une vieille maison size en la rUe de la B^chtrie j joignant l'aultre maison acquise par ladicte Faculté long^ temps auparavant^ ce qui fut faict pour le prix de dix 1. 1. de rente annuelle payable aux Chartreux. » Or, en 1470, la Faculté n'était propriétaire ni de l'une ni de l'autre des maisons contigu^ aux immeubles qu'elle venait d'acheter, témoin l'acte du 20 mars. Voici, du reste, l'oôgine de cette méprise. La Faculté, son acquisition faite, réunit les deux maisons, pour les c applicquer aux escolles » ; par suite, dans le langage courant et dans les actes où il n'y avait aucun inconvénient à le &ire^, on ne considérait ce bâtiment que comme une seule maison; mais s'agissait-il de rentes à payer, on distinguait;