‹ L'Hotel-Dieu de Paris au moyen âge. Histoire et documents: histoire et documentsChapitre 208 sur 236 · Corr, qu'il · texte numérisé non relu

Corr, qu'il

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laissèrent en tel estât qu'elle gettoh le sang par la bouche et en grant dangier de sa personne; a esté depuis visitée et par le rapport des médecins et sirurgiens trouvé qu'elle n'estoit pas hors de dangier et lui fut baillée la dernière unction ; mais depuis est venue à convalescence; dist Emery qu'il en eust autant fait à la prieure s'il l'eust trouvée : de ce y a céans informations faittes tant par ung examinateur en Chastellet, par Bourgoys, huissier, que par les commissaires de céans, et pour ce que les serviteurs d'Emery, qui estoient presens à l'esploict, n'ont voulu déposer devant l'uissier des adjoumez, céans en personne; dit qu'il est ycy question du fait commun et particulier de tous ceulx de Paris, a bien voulu obeyr à la Court les plaintes pour y donner bon ordre, ce qui y est bien requis, car les femmes dévotes qui ont acoustumé visiter les malades leans, en font une très piteuse relation.

Dit qu'il avoit obmis que seur Jehanne la Bouchère, religieuse, a eu les dens rompues d'un coup des clee& par ceulx qui ont esté mis de nouveau oud. hostel, dont adjoumement personnel a esté décerné par les gens des Requestes, mais les proviseurs ont fait céans évoquer la cause.

Dit qu'il y a le fieiit commun des religieux et religieuses à cause des estrangiers et si y a le &it particulier de Emery.

En tant que touche Emery, dit quelles informations sont devers la Court et n'entend prandre conclusions pour le présent, mais requiert à la Court qu'elle &ce son procès comme elle a commancé, attendu le cas tel qu'il a recité, qui est énorme ; ainsi dit qu'il doit estre fait extraordinairement et que les troys hommes déguisez soient emmenez céans, qu'il soit a ce contrainct et envoyé embas ou en la prison où il a commis le cas, )usques à ce qu'il les ait représentez pour estre confrontez avec lui, et que' neantmoins la religieuse qui a despendu plus de cinquante francs en medicamens et n'a eu de provision que vingt francs sur les biens de TOstel-Dieu, qui n'en peut mais, requiert provision de deux cens livres sur Emery.

En tant que touche les autres insolences, excès et cas qu'il a recitez, que lesd. chapitre et proviseurs soient tenuz les advouer ou desadvouer, et s'ilz les advouent, conclud à ce qu'ilz soient déboutez de toute la superintendence et gouvernement et mesmement de l'andicion et closture desd. comptes et que a cetero soient commis quatre bourgoys de Paris i oyr lesd. comptes et avoir la superintendence et pour pourveoir au gouvernement dud. Hostel-Dieu.

Porte par mémoire que ung proviseur, chanoine de Paris, nommé Caigneux, a osté aud. Hostel-Dieu ung heritaige appelle Villesy et en a fondé son obit et le tient l'église de Paris, combien que ce soit le patrimoine des povres.

Aussi dit que Emery, en hayne d'un procès qu'il avoit contre led.

3 14 DEUXIÈME FASnE.

hostel pour raison d'un heritdge assis à Chaille, a exquis estre proviseur pour y ûtire les maulx et insolences qu'il y a ûdx.

Dit là où ilz ne vouldroient advouer, attendu les dommaiges et fiiultes, que défenses soient fieiittes ausd. proviseurs de ne s'entre» mettre du fait dud. Hostel-Dieu et que led. chapitre soit tenu commettre autres avec ceulx de la Ville, afin que tout soit bien gouverné, et que preailablement les religieux et religieuses soient mis en Testât qu'il2 estoient au temps de lad. suspension, assavoir que les mengeurs qui y ont esté de nouvel mis jusques a seize ou xvii, vuident et que ceulx qui en ont esté mis hors, y soient remis ; à ses fins condud et demande despens, dommaiges et interestz contre Emery et autres proviseurs et l'adjonction des gens du Roy.

Refuge, pour lui et autres proviseurs, dit que partie a dit des choses, lesquelles, s'elles demouroient sans responce, pourroient engendrer aux auditeurs mauvais exemple, mais tout ce n'est que pour remettre oud. Hostel-Dieu frère Jehan le Fevre, lequel a esté mis hors et suspendu, et ce a esté vuidé par troys arrestz, comme la G>urt scet.

Pour venir à la matière, dit que passé a deux cens ans, l'Ostei-Dieu est subject aud. chapitre f le grand proviseur, s'est le doyen, et y en commect on avec lui des autres, et sont les religieux et religieuses tenuz obeyr aux proviseurs et maistre; font les troys veuz en leur ordre, comme partie a dit.

Or, quand ilx fustrent mis proviseurs, veullent entendre le fait et administration dud. Hostel-Dieu, reputoient le Fevre fort homme de bien ; en visitant les povres trouvèrent trois ou quatre povres qui se mouroient sans garde ne personne qui parlast à eulx; distrent à de Furno, religieux, qu'il confessast et parlast aux paciens; respond que ce n'estoit aux religieux, et qu'ilz le feissent; leur sembla estrange; aussi, quoy que dient, les religieux le doivent âiire et le porte leur statud; toutesfois Cault aller quérir des prestres à Saint-Innocent ou ailleurs, qu'on ne congnoist ; si requièrent qu'iiz y soient contraincts.

Touchant les dames et filles, n'en trouvoient pas une sinon selles qui estoient du guet, et s'ilz disoient à quelque autre qui ne faisoit riens par la maison, pour aller secourir à quelque povre en neccessité, respondoit qu'elle n'estoit pas du service ; parlent au Fevre de ce, qui leur dist qu'il n'est obey de ce, car ilz ne le doivent faire, se bon ne leur semble.

Trouvent que leans y alloient estrangiers boyre et menger et &ire degast des biens des povres.

Trouvèrent aussi des fisiultes à ses comptes, tellement que par les recellemens est suspendu et défense à lui faitte de ne venir leans, et oultre fut dit qu'il bailleroit mil livres sur ce qu'il avoit desrobé, pour les provisions dud. hostel; et pour ce qu'il se ventoit au moien de

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son appel les traitter à Romme, aussi qu'il estoit variant, lui fut fieiit commandement d'aller en prison : y va, mais la pluspart des religieux, à rinstigation et conduitte de Laurens le Blanc, viennent crier et veullent rompre les prisons et crient que le chapitre desrobe led. hostel, combien qu'il ne sera ja sceu que le chapitre ne les proviseurs eussent jamais ung tournois oud. hostel, quelque paine qu'ilz y aient prins, et ne le font, comme chacun congnoist, que pour le bien des povres et de la maison.

Et touchant Villesy, fut ung bail ùât à Gaigneux, et n'est de leur temps; ont prié le maistre d'en avoir ung relievement, et le vouloient poursuivre avec lui^ ce que jamais ne voult £etire.

Aux picars, normans et estrangiers mis leans, dit que par ce mesme arrest est enjoinct aux proviseurs pourveoir de personnaige pour exercer la maistrise dud. Hostel -Dieu; en ce foisant eut mis led. Gervain qui est homme de bien et en ont eu bon tesmoignage de plusieurs gens notables.

Dit que pieça les religieux, ou(t) d'Auvergne, leur procureur, baillèrent aux commissaires de la Court ung cayer de papier contenant tout ce qu'ilz ont plaidé; sur quoy furent mandés lesd. religieux pardevant lesd. commissaires, lesquelz desadvouerent led. d'Auvergne et congnurent que lesd. articles ne contenoient vérité; lors fut commandé ausd. religieux d'obeyr aud. Gervain et n'y retourner plus.

Or, il y a une sentence, donnée par les commissaires, sur la garnison desd. mil livres que le Fevre voult &ire de certaine obligation ; fiit dit qu'il garnira d'argent, et de ce appella et vint en Chancellerie par devers le Roy pour avoir son relievement d'appel, mais ne le peut obtenir sans la clause c pourveu que les deniers des povres n'en feussent retardez. » A Noël dernier y eust bonne paix aud. Hostel-Dieu : vindrent quatre des religieuses et celles qui plus disoient de villainies aud. Gervain lui requérir pardon des injures et opprobres qu'elle lui avoient dittes; depuis, le Fevre trouve moyen, soubz umbre d'une requeste, relever son appel, et depuis est la noise venue soubz l'espérance de le remettre leans, et n'y a autre cause.

Ont tendu à ce que Emery fut hors de la provision; a esté dit qu'il ne s'en meslera plus quousque, et neantmoins encores tendent à expulser Gervain, et puis après à exempcion ce que le chapitre n'estoit que de si long temps y a eu, le gênerai vendroit bien comme ilz croient (5ic), aussi feroient les proviseurs qui vouldroient bien en estre deschargez ; dient les religieux que Gervain gaste tout et il n'a administration de rien ; et a l'on tort de dire qu'il ait riens despendu, car le boursier a masonne^ ont l'administration de la despense et recepte,

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