‹ L'Hotel-Dieu de Paris au moyen âge. Histoire et documents: histoire et documentsChapitre 25 sur 236 · III. — ADMINISTRATION DE L^HÔTEL-DIBU · texte numérisé non relu

III. — ADMINISTRATION DE L^HÔTEL-DIBU

s^en était rendu coupable , on préférait le lui reprocher et Ten punir dans le chapitre ordinaire ^

Celui-ci se tenait toutes les semaines, le vendredi, sous la pré^ sidence du maître; c^était dans ces réunions moins solennelles et plus intimes que la communauté traitait ses affaires, procédait auK élections, vérifiait les comptes particuliers de chaque service, préparait le compte général du maître et celui de la prieuse^.

Le personnel de PHôtel-Dieu, en grande partie originaire de Paris ou des environs, se composait, en moyenne, de 5 à lo frères, de 3 a 5 chapelains et de 4 clercs pour les servir, de 40 sœurs, de 3o filles blanches et novices et de 1 6 valets ou domestiques, savoir : « le portier d^en hault, qui, pour éviter annuyse, sert le couvent des seurs et le celier; — le portier d^embas; — le varlet des chevaulz ; — le fbsseeur, qui avecques ce tire toute Teaue venant de Seine, nécessaire pour la maison; — item, le varlet qui lui aide à duyre les corps ; — le cordouannier; — le cousturier ; — le clerc du convent; — deux boulengiers; — deux cuisiniers; — la sage* femme des acouchées, — et une chamberiere^. »

Entrés à THôtel-Dieu dès Tâge de sept ans, comme enfants de

1. T. H, n** 29, 652, 666, io23, 1908, 2084, 2168, 2182. ^ c Du don fait par monseigneur le doyen de Paris en tenant le chappitre gênerai, ung escu d'or, xxn s. t (Arch. nat., H 3664, 21.)

2. Règlement du xiii* siècle, art. Sy, 66-69; règlement du xvi* siècle, art. 76. (A. P. 866q, n» 4x37.) — « Pour les repparacions faittes en ceste présente année es maisons situées et assises à Paris et dont led. Hostel- Dieu est propriétaire, louez à plusieurs personnes par les maisonniers de cest hostel, dont les parties sont contenues et declairées ou compte desd. maisonniers, vea et oy par le maistre, en la présence de la prieuse, des frères et seurs. » (Comptes, IV, 222.) •

3. c L*Ho8tel-Dieu, fondé sur la diminution des charitez, disoit qu'ils ont TÎngt-cinq ou yingt-six varlets mercenaires, vingt frères religieux, quarante religieuses voilées et trente filles servans les malades, et chacun jour quatre ou cinq cens bouches à nourrir, et que, si n'estoit les aumosnes, tout le revenu ne suffiroit pas à l'entretenir de linge seulement ; et que pour ce que rheure a sonné, la cause a esté remise et continuée le quatorziesme may et cinquiesme juin 1481. i> (Mémoires du Parlement, t. III, fol. 172, bibl. de l'Arsenal, ms. 2392.} — Règlement du xin* siècle, art. 4 ; règlement du XVI* siècle, art. 29. — Comptes, III, 262; V, 804. — Arch. nat., H 3663, 202; L 532«, 533»». — T. II, n" 40, 56i, 1000, 1143, x3io, 1571. — Guérard, Cartul cité, III, 446, 446. — Cartul. H,^D., n* 862.

L*H6tel-Dieu avait justice basse et connaissance, r jusques à 60 s. p. », de ses Talets, serviteurs et familiers, à moins qu'il y eût eu mort d'homme ou blessure grave. (A. P. 865*, n* 4120. — Guérard, Cartul, cité, III, 426.}

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chœur ^ les frères recevaient Thabit de religion entre dix*buit et vingt-cinq ans'. Dans les premières années qui suivaient leur profession, ils étaient attachés aux services inférieurs, ceux de la cuisine, de la cave ou de la boulangerie; on leur confiait par la suite des fonctions plus délicates, telles que Padministration du domaine, le soin de percevoir les rentes, les loyers, les redevances de toute nature; ils passaient successivement procureurs^ maisonniers et boursiers.

Le boursier, « qui est of&cier aiant charge de la recepte », était, pour ainsi dire, le coadjuteur du maître, dont il recueillait le plus souvent la succession'.

I. UHÔtel-Dieu payait un maître pour donner à ces enfants l'instniction primaire : c A maistre Nicole Blanche, pour aon salaire desservi ceste présente année d'avoir instruit et enseigné les enffans de cest hostel, xii 1. » (Comptes, VIIT, 144.) Après Nicole Blanche, on rencontre les noms de Gérard et de Robert des Marais. (Ibid., XII, 112, Z23.)— c Au maistre des enflans, viii 1. » (Ibid., XIV, 167.) — c A m* Jehan Vigoureux, maistre des enfians de cueur, cxii s. p. i (Ibid., XXI, 775.) — c Dit qu*il est subgect au service, non pas comme les chappelains, pour cause de vacquer aux lecçons des enfibns, qui sont douze, et a xii 1. t. de gaiges. » (Arch. nat., L 536*«) — c Pour ung Donnast et ung Gressime pour les enffens, vi s. — A Robin, pour paier sa première figure des Sommes, vi s. » (Comptes, XII, 124.) — « Pour teste de Sommes, pour Robin, xvi s. — Pour ung teste de Sommes, pour Robin Pille, lez* janvier, un s. b (Ibid., XIII, i36, 144.) <^ Voir Arch. nat., H 3663, 112. Règlement du xvi* siècle, art. 26. — T. II, n* 1462.

a. On relève dans un document conservé aux Archives nationales (L 536*) les noms de : Jean Clément, 24 ans, profès depuis 2 ans, 14 ans de service; Qaude Paris, 3o ans, Parisien; Qaude Stine, 23 ans, i5 ans de service, Parisien; Pierre Bernard, 24 ans, profès depuis 2 ans, de Bon neuil -en-Brie ; Jean Lucas, 64 ans, profès depuis 32 ^s. — Raoul de l'Orme, Agé, en i53i, de 55 ans, était entré comme enfant de choeur à 7 ou 8 ans. (A. P. Fonds des Enfants-Rouges, pièce i, p. 22.)

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