III. — ADMINISTRATION DE L^HdTBL-DIEU
Presque tous les frères, après leur réception, se préparaient aux examens qui conféraient les ordres sacrés, Tacolytat, le sous-diaconat, le diaconat et la prêtrise; dans la suite, ils étaient chargés du service divin concurremment avec les chapelains séculiers, qui, seuls, n^auraient pu suffire*.
Primitivement, le chapitre avait confié la direction spirituelle des gens de THôtel-Dieu aux deux prêtres de Téglise Saint-Christophe ' ; cet état de choses dura jusqu'à la fin du xiii* siècle, époque oii il fut impossible de le maintenir, Thôpital ayant pris sous le règne de Louis IX un développement considérable. Qu'un malade se présentât pour être admis, qu^un moribond agonisât, le prêtre n'était pas là pour administrer Pun et confesser l'autre; on l'envoyait quérir au presbytère ; souvent il arrivait trop tard. Au mois de février 1272, il fut décidé que, Tun des deux prêtres de Saint- Christophe venant à mourir, le second cesserait le service; on les remplacerait par deux frères prêtres, habitant la maison'. Cette organisation devint à son tour insuffisante; chaque année voyait s^accroitre le nombre des bienfaiteurs à obits, anniversaires, messes de requiem ou services des trépassés ^ : il fallut augmenter le personnel. On établit un roulement parmi les frères prêtres; chaque
VI. Robert le Roux, mentiooné ie 10 août 1498, le 7 février i5o3. (Comptes, Xa, 2S1, 252; Arch. nat., L 532>*.)
Vn. Guillaume Stine, mentionné avant Pâques i5o5. (Arch. nat., H 3666, 5io.)
Voir le règlement du xvi* siècle, art. 100 et suiv. — Bibl. nat.. Extraits du Parlement, ms. fr. 4431, fol. 66. — T. II, n** 533, 1298.