tiyenf.-tomm., I, n* 5 100. — Livre de vie active
lY. — LES MALADES A L^HÔTEL-DIBU. II7
Dans une question comme celle qui nous occupe, il convient de distinguer les années ordinaires et les années extraordinaires. Voyons d'abord celles-ci^ et à des dires dépourvus par eux-mêmes de toute authenticité, — comme de toute valeur, nous Talions voir, — opposons des chiflFres officiels.
Pour les années i366, 1367 et i368, la mortalité s'éleva à 22,5oo décès, soit 7,5oo par an : ces années avaient été désastreuses, c'est la prieuse qui le déclare, en fournissant les chifires ici cités-, son témoignage est digne de foi *.
Voici quelle fut, en 1416 et 1417, la mortalité mensuelle :
Noël
Noël 1416-1417»
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
lOI
Août
io5
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
Nous sommes encore bien loin de 3, 000, chifire prétendu de la mortalité minima, et pourtant ces années furent bien mauvaises. L'année 141 8 le fut plus encore; la guerre, la disette et la peste exercèrent leurs ravages; à THôtel-Dieu, le personnel fut gravement éprouvé : Guillebert de Metz nous annonce plus de 3o,ooo morts, et, pour un peu, invoquerait des preuves à Tappui'.
1. Bulletin de la Soc» de Vhist, de Paris et de V Ile-de-France, VU, iSy.