X CAUSERIE
programme qui risque peu d'être jamais adopté^ je réclameraisy au centre du nouvel hôtel, une cour pour les voitures, des cabinets d'ablution avec dépendances y un poste de chasseurs-commission^ naires, un bureau télégraphique et téléphonique, un salan de correspondance payant, un refreshmentroom^ en un mot tout ce qui constitue les nécessités d'un endroit où ton séjoufTie, où l'on se ruine ^ où l'on s'émotionne, où l'on se salit ^ où F on s'encombre, où l'on s'échauffe^ où l'on passe, pour tout dire, par autant de sensations que dans les vastes halls de Monte-Carlo^ et parfois par autant de déboires que dans (es tripots les mieux achalandés en philosophes attiques.
La réforme que je souhaite^ que j'implore et que le bon sens impose ne s'appliquerait pas setdement, mon cher Eudel^ à t architecture et à l'entente des bonnes dispositions matérielles du nouvel hôtel des ventes ; je la conçois plus complète, plus profonde et plus étendue; je la vois s' attaquant à la constitution même de la corporation des Commissairespriseurs, modifiant beaucoup de leurs prérogatives, annulofit quelques-uns de leurs droits abusifs et distribiumt moins parcimonieusement le nombre de leurs charges.
Cette réforme surtout viserait principalement tous ces braves Experts sans autonté suffisante, qui trop souvent prennent le Pirée pour un homme et l'Apocidypse pour un primitif allemand. Quand nous aurons mis hors de pair^ parmi les experts.
sous LE PÉRISTYLE. XI
Ferrai et Lasquin pour les tableaux et croquis anciensy Porquetet Emile Paul pour les livres, Bouillon etMayer pour les estampes, Charavay pour les autoqraphes, Ch. Mannheim et Blochepour les objets d'art, Georges Petit et Bemheim jeune pour les peintures modernes, Hoffmanpour les médailles, Rollin et Feuardent pour les antiquités grecques et romaines, les médailles et figurines, Ém. Vanderheym pour les diamants, je 7ir pense point que nous^oyons t} même de compter plus de dix ou quinze autres Experts dignes de subir notre propre expertise personnelle sans déplorablement faillir à V examen.
Cependant les Experts fourmillent à tin fini, puisque tout citoyen français qui paye ou non la patente a le droit de s'ériger Expert de sa propre autorité. Vous conviendrez qu'à côté des charges bastionnées d'écus des officiants ministériels, ou ConwiùsaireS'priseurs, la contradiction saute aux yeux; elle apparaît sous son jour ridicule et fie laisse pas de surprendre à Fcxtréme les étrangers qui se livretU à t étude réglée de nos institutions.
Je voudrais donc que Fon créât une Société d'Experts, sérieusement établie, ayant ses règlements et son contrôle, distribuant ses brevets de capacité avec mesure et formant tme école sévère pour chacune des branches de nos industries d'art. Cette Société pourrait à la rigueur se former comme la Compagnie des Commissaires-priseurs et accorder des charges qui seraient transmissibles selon les capitaux et selon examen des candidats. Ce serait une force et une garantie pour le public qui cesserait d'être exposé aux âneries des petits marchands sans