‹ L'Hôtel royale des invalides, 1670-1789Chapitre 34 sur 48 · LE SERVICE DE SANTÉ · texte numérisé non relu

LE SERVICE DE SANTÉ

Il va de soi que le service de santé tient, à l'Hôtel des Invalides, une place prépondérante. Dans une institution aussi vaste que celle-là, créée pour des soldats par définition malades ou infirmes, le souci de leur assurer des soins éclairés, dans des locaux appropriés, devait primer tous les autres; aussi bien, l'Hôtel a toujours gardé ce double caractère, à la fois militaire et hospitalier: d'une part, dans la cour, devant les canons, les compagnies défilent la parade ; de l'autre, dans les couloirs, le pas silencieux des sœurs de charité, la vision d'une longue enfilade de lits, le passage de malades enveloppés de leur houppelande, avertissent qu'on est dans un hôpital. Et, de fait, les archives de l'Hôtel renferment pres(jue autant de décisions et d'arrêts concernant les infirmeries, cjue d'ordonnances et de règlements déterminant la vie militaire et administrative des invalides. L'organisation du service de santé

n'a pas subi de très importantes modifications, les règlements qui leur ont été consacrés ont plus pour objet la police intérieure des infirmeries que l'orientation générale du service *^'). Nous traiterons d'abord du personnel attaché aux infirmeries, pour étudier ensuite les locaux mêmes et le traitement qu'y recevaient les malades ; enfin nous consacrerons un court paragraphe aux sœurs de charité.

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