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RÉPARTITION DES DÉPENSES DU TOURISTE

Au cours des déplacements touristiques, le voyageur effectue des dépenses de toutes sortes. Ce sont : les frais de transport, les dépenses d’hôtel proprement dites, celles qu’acquitte bien souvent l’hôtelier pour le compte de son client : achats dans les magasins, le prix des places de théâtre, les entrées dans les casinos et enfin les achats d'effets d’habillement, de souvenirs, d'objets de luxe. Une étude comparative annuelle entre le coût de ces services dans les divers pays de tourisme serait intéressante à faire. Par là, il serait possible de remédier, au moins dans une certaine mesure, aux facteurs de hausse qui, risqueraient, en ce qui concerne notre pays, d'en détourner le tourisme étranger. Pratiquement la comparaison est assez difficile à faire, la qualité des services obtenus, pour un prix donné, étant surtout une question d'appréciation. Pourtant, si nous nous référons aux index numbers, tels qu’ils sont publiés dans divers pays, nous pouvons constater en 1929, par exemple, que le coût de la vie, par rapport à l’avant-guerre, aurait augmenté dans une moindre proportion en France, en Italie, Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne et en Espagne qu’en Allemagne, en Grande-Bretagne, Hollande, Norvège et aux Etats-Unis. (1)

En ce qui concerne les transports de personnes, il a été constaté à différentes reprises que leur prix est plus bas en France, que dans la plupart des autres pays étrangers, et ce, malgré l’élévation du taux des impôts sur les billets et les lourdes charges fiscales supportées par les réseaux (2). Pour le prix des chambres dans les hôtels, suivant leur classe, celui des repas et des vins servis dans les restaurants de qualité sensiblement égale, le tarif des places dans

(1) Voir à ce sujet l’étude du Dr. Borman dans « die Lehre vom Fremdenverkehr » p. 16 et 17.

(2) Voir la note publiée par la Présidence du Conseil le 22 mai 1931, sur le déficit des grands réseaux de chemins de fer. Cette note a été reproduite in-extenso dans le Temps du 23 mai 1931. Voir aussi dans l’ouvrage du Dr Borman, déjà cité, les graphiques qui confirment ces. résultats.

Les

les théâtres, des voitures publiques, un essai de comparaison a déjà éte fait (1).

Nous croyons, d’après l’ensemble de ces renseignements, pouvoir affirmer que le coût des voyages en France, en 1929- 1931 était moins élevé que presque partout ailleurs.

Nous pouvons maintenant nous demander quelle est la part qui revient définitivement à l’hôtelier sur les sommes dépensés par les touristes. Là encore, les données font défaut, on le conçoit. Comment, en effet, discriminer d’une façon précise parmi les dépenses d’un touriste étranger voyageant en France ? ,

Nous allons cependant examiner les résultats des travaux effectués dans ce but, en France d’une part (2), et aux Etats- Unis, d’autre part (3). D’après une enquête faite dans la station thermale de la Bourboule, les sommes dépensées par le touriste se décomposeraient ainsi :

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