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de cyclisme et surtout le Touring Club Italien (1) (Touring Club Italiano), éditeur de guides, de cartes d’un caractère technique, préparaient la voie à une organisation touristique sérieuse. Vers 1909-1910 les chemins de fer de l'Etat donnèrent une vigoureuse impulsion à ce qui existait déjà, en créant des bureaux de propagande à l’étranger, en publiant une série de guides régionaux (Italia), en créant des voitures observation, des services combinés d’automobiles et de chemin de fer, donnant ainsi l’éveil aux initiatives locales (concours de stations fleuries, sports d’hiver, etc.).
A la fin de la guerre, qui avait arrêté net cet essor, il y eut comme un renouveau touristique en Italie et les grandes agences de voyages étrangères y installèrent des filiales. Des stations climatiques, thermales, se créent et un essor remarquable du tourisme attire l’attention des Pouvoirs publics, d’économistes comme MM. Ferrario et B. Stringher, R. Bachi, qui s’y intéressent et l’étudient. (2) (3).
Tout cela devait aboutir en 1919 à la création d’un organisme qui eut le moyen et le pouvoir de coordonner toutes les activités touristiques du pays : l'E. N. I. T. (Ente Nazionale Italiana touristica (4). Cette organisation aborda tous les problèmes et en souleva de nouveaux. Elle continua, sous l'impulsion volontaire de la doctrine fasciste, l’exploitation du domaine moral et matériel du tourisme italien. A l’heure actuelle, elle est revenue à ses fonctions originaires d’organe officiel de propagande, mais patronne une Société anonyme à buts commerciaux, la C. I. T. (Compania Italia touristica), qui dotée de privilèges particuliers, administre les offices de voyages et de tourisme. Les hôteliers, après la dissolution de leur ancienne association, furent groupés avec les agences de voyages dans la « Federazione Nazionale Fascista Alberghi e turismo », qui fait partie, elle-même de la « Confederazione Nazionale Fascita dei Commercianti », chez laquelle, à Rome, se trouve son siège. La Fédération
(1) Comptait en 1929, 360.000 membres.
(2)Etude « Sulla rilevazione statisca del movemiento dei forestieri » publié dans le « Giornale degli économici », 1921.
(3) Luigi Bodio « Sul movemiento dei forestieri in Italia » Giornale degli economisti, juillet 1899. Stringher « Sulla bilancia dei pagamenti fra l’Italia et l’estero ». Publication del Ministerio dei agricoltura, industria e commercio, 1922.
(4) Décret Royal du 12 octobre 1919. Dépend du Ministère de l’économie nationale.