LOS
fique ». Il prend pour base la valeur unitaire moyenne d’un lit dans les hôtels de différent ordre :
Hôtels de luxe, valeur unitaire du lit Lires 50.000 Hôtels de première catégorie — 30.000 Hôtels de deuxième catégorie — — 15.000 Hôtels de troisième catégorie et moindres — 5.000 Hôtels de saison — 10.000
et reconstitue le patrimoine hôtelier italien en multipliant ces valeurs moyennes par le nombre de lits, de chaque catégorie, d’après le recensement de 1925:
Hôtels de luxe valeur approxim. 519 millions de lires
Hôtels de première cat. — — 1.700 millions de lires Hôtels de deuxième cat. — — 1.045 millions de lires Hôtels de troisème cat. — — 573 millions de lires Hôtels de saison — — 604 millions de lires
Au total, le patrimoine représenté par les auberges, pensions de familles et hôtels italiens dépasserait en valeur 4 milliards de lires (1).
Etats-Unis du Nord
Pour en terminer avec cet aperçu relatif à l’hôtellerie dans d’autres pays, donnons sur l’hôtellerie des Etats-Unis du Nord quelques renseignements, qu’il serait d’ailleurs aisé de compléter. On se préoccupe en effet là-bas de situer avec soin l’industrie hôtelière parmi les autres :
Nombre d’hôtels, chambres employés et capitaux investis (classés par états)
Etats Hôtels Chambres Employés Capitaux Alabama tri triue. 241 8.750 3.110 26.422.000 ATIZONA 2 ne 215 7.500 2.400 18.079.000 ATKANSAS ENS SERRE 402 13.260 4.730 39.438.000 California ........ 1.598 114.600 44,980 408.265.000 Colorado re. 568 27.630 9.250 72.813.000 Connecticut ........ 809 13.730 4.980 42.871.000 Delaware tente 47 1.880 620 4.574.000
(1) Ouvrage précité p. 270
District de Columbia
ss...
ss...
Kansas ...... SENS ofs
ss...
Massachusetts . ....
New Hampshire ....
New Mexico NewasYork Line.
North Carolina ...
North Dakota .....
Pennsylvania Rhode Island South Carolina South Dakota
ss...
West Virginia
TO
Ainsi l’industrie hôtelière américaine représentait en 1927 un capital global de $ 5.024.000.000, (plus de 125 milliards de francs au cours actuels), et employait 576.000 personnes, ce qui la plaçait au neuvième rang parmi les 21 grandes catégories d'industries américaines (1).
La classification, par ordre d'importance, des établissements, serait la suivante :
Hôtels de moins de 50 chambres 19.000 Hôtels de 50 à 100 chambres 4.400 Hôtels de 101 à 200 chambres 1.650 Hôtels de 201 à 300 chambres 470 Hôtels de 301 à 400chambres 200 Hôtels de 401 à 500 chambres 93 Hôtels de 501 à 700 chambres 80 Hôtels de 701 à 1.000 chambres 2 Hôtels de 1.001 à 4.000 chambres 25
b) EN FRANCE
Nous allons maintenant rechercher quelle est l’importance économique de l'hôtellerie française.
Si nous nous sommes attardé un peu longuement sur les études entreprises à l'étranger sur le même sujet, sans cependant en reproduire tous les détails, c'était dans le but de faire ressortir, par contraste, la faiblesse de la documentation sur laquelle il est possible de s’appuyer en ce qui concerne l'hôtellerie dans notre pays. Nous voudrions surtout pouvoir, à la lumière de ce qui précède, indiquer aussi nettement que possible les difficultés du problème qui se pose et examiner de quelle façon on peut espérer, compte tenu de la mentalité française, les éliminer peu à peu.
Pourquoi aucun travail d'ensemble, ou même de détail, n’a-t-il encore été tenté chez nous sur la question? Cela tient, évidemment, au peu d'intérêt que portent les milieux économiques à l’industrie hôtelière. Alors que, dans certains
(1) New York Times, article de Evans Crarr : « The big industries in the U.S.A: », avril 1928.
(2) Les deux tableaux ci-dessus sont tirés du Bulletin de la Chambre de Commerce Française de New-York, juin 1928. Ils sont la reproduction d'études statistiques entreprises au « Board of Trade », d'après les renseignements fournis sur ce sujet par « L’American Hotel Association ».
pays, la profession d’hôtelier jouit de la même estime que celle de banquier ou même de fonctionnaire, en France on ne semble avoir compris, que depuis peu, le rôle vital que peut jouer et que joue effectivement l’hôtelier dans la vie sociale et économique du pays. Il suffit de lire les articles tendancieux, ineptes même, de se reporter à des caricatures, que reproduisent ingénument ou malicieusement, on ne sait, de grands quotidiens, pour se rendre compte que la masse des français ignore ce qu'est un hôtelier. On ne sait pas qu'il est besoin pour lui d’une culture technique aussi grande que dans beaucoup d’autres professions. Le public a l’impression qu’un hôtel peut être mené à la façon d’un ménage, sans penser qu’il y a entre les deux des différences considérables, ne serait-ce que l'obligation de satisfaire à des goûts et exigences très divers. Celle aussi de veiller à un rendement judicieux des capitaux investis dans l’affaire et ce n’est pas aisé. Nous ne présentons pas ici la défense d’une industrie que nos lecteurs connaissent bien, mais nous voulons montrer son importance et suggérer les méthodes grâce auxquelles, prenant conscience de ce qu’elle est véritablement, l’hôtellerie revendiquera la place qui lui revient dans l’économie nationale.
Quelles seront nos sources de renseignements?
D’abord une source officielle qui est la « Statistique générale de la rrance ».
On sait que des recensements de la population et des dénombrements par catégorie professionnelle sont effectués périodiquement par ce service (1). Mais, les chiffres obtenus ne sont publiés que très longtemps après qu’ils ont été recueillis: la statistique générale de la France, dressée d’après le recensement de 1926 n’a encore été publiée que fragmentairement. En outre, d’un recensement à l’autre, la comparaison est souvent impossible, le classement n’étant pas toujours effectué de la même manière (2). Quoiqu'il en soit, voici les renseignements obtenus de ce côté :
(x) Rattaché actuellement au Sous-Secrétariat d’Etat de l'Economie Nationale.
(2) Voir à ce sujet introduction tome [*", 3° partie, p. 6.
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