‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 118 sur 124 · LA MORT RÉPOND · texte numérisé non relu

LA MORT RÉPOND

Je dompte et je guéris, j'apaise et je console, Tu ne te trompes pas, pauvre enfant inqniet : Et j'enseigne par les rigueurs de mon école A discerner ce qui n'est pas de ce qni est.

Mais ne m'implore plus ; car ce n'est qu'à mon heure Que je lève mon voile et que touche ma main ; Il te faut m'oublier quand ta paresse pleure : Aujourd'hui c'est la vie et la mort c'est demain.

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Lutte pour ridéal, même si la victoire Semble te fuir; ton rêve, encore trop hautain, Lui que l'obstacle irrite et qui craint le déboire, Prépare en ses échecs un triomphe certain.

Je ne veux te guérir que pour tes défaillances, Pour tes doutes, pour tes coupables désespoirs. Car tes vœux méprisés, tes élans, tes croyances Plus tard resplendiront comme des ostensoirs.

Que ta lèvre, même en l'amertume, soit douce! Ici-bas le Héros tarde à rester vainqueur. Le Poète n'est qu'un prophète qu'on repousse. Mais le monde futur est le fils de leur cœur !

i.v TOMUi; iMMOivricij.i; 8^3

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