‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 121 sur 124 · L'ETOILE · texte numérisé non relu

L'ETOILE

An génie lumineux de la Nuil.

Ëlan prodigieux, extase qui délivre !

L'astre, l'astre d'amour, le premier jaillissant Sur l'horizon où son regard semble nous suivre, Vénus dans un sourire universel descend.

De même qu'un parfum émane des corolles Et qu'une âme en la nuit cherche à se révéler, La lumière parfois ressemble à des paroles... J'entendis la Déesse ardente me parler.

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« Poêle, dont les yeux ont la mélancolie D'avoir trop reflété les humaines noirceurs, Toi dont le front altier sous les ouragans plie Et dont le cœur pourtant l'ut doux entre les cœurs,

« J'ai bien souvent veillé sur tes lointains périples; Comme un œil presque liumain ma lampe palpita Pour que dans l'ombre où sont les embûches niultii)lcs Tu découvris le lâche et punis Tattentat !

(( Mais un danger plus grand aujourd'hui te menace, Vers les hauteurs tu fuis la ville et le plaisir... Moi, très subtile, qui dans Tinvisible nasse Capture Tunivers, je veux te ressaisir. .

« Non pas pour que tu sois ou la proie ou l'esclave Des chères voluptés qui dans l'austère tour Tourmentent le héros que la caresse entrave, Mais pour que tu ne sois pas rebelle à l'Amour !

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« Dédaigne — tu fis bien — les frivoles étreintes, La rumeur passagère et le pervers écueil, Mais si tu planes sur les liaines et les craintes, Crains tiu moins, crains toujours le solitaire orgueil,

« Je ne suis pas pour toi l'Aphrodite superbe,

Mais la Vénus-Isis, reine de la Bonté,

Moi qui nourris l'enfant et prends soin du brin d'herbe;

L'Humanité divine est de l'Humanité!

(c A quoi sert ta grandeur, ta force ou ton génie Si tu veux en sevrer le reste des humains? Il faut, pour acquérir la richesse infinie, Donner tout à plein cœur, donnera i)leines mains.

« Et si l'ingrat — qu'il faut accueillir sans surprise Te punit de l'avoir trop comblé de faveurs, Songe que seul est grand celui que l'on méprise Parce qu'il n'a gardé pour lui que ses douleurs ! »

334 L IIU.MANITE niVlNK

J'écoutais ces conseils comme on voit un miracle ! Mon cœur, longtemps contraint, bondissait, délié ; Et, comme croule un mur, retentit la débâcle De mon tenace orgueil bientôt humilié.

Pour redescendre vers la Cité trop vivante J'ai dépouillé là haut le devoir irréel ; Et, le front déjà tout couronné d'épouvante. J'ai compris que la terre est la route du ciel !

A Jules Bois (poème de M. Paul Bourgel) v

Paroles a in jeune poète vu

LA TEiNTATION DU HÉROS

La tentation du héros '^

L'existence antérieure 9

Ma vie H

Le poète au balcon 13

Le châtiment 15

Solitude 17

Illusions 19

L'envoûtement par l'idéal 21

Pour la même 25

L'aiguillon 27

A celle qui n'est pas venue 29

Le rêve de la future épouse 32

Quel refuge ? 34

Humanité divine, hélas! humanité 38

La voix (lu Silence à Venise 41

Prière au Dieu intérieur :

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