L'AIGUILLON
Au comte Bojani.
0 ma chère Douleur, viens récliautfer ma vie ; J'ai froid quand le tison dans tes mains s'est .calmé, J'ai peur de n'être plus ton martyr bien-aimé... Viens, maîtresse au front noir; viens, cruel incendie.
Viens! j'ai pris l'iiabitude enfin de tes complots. Et j'ai l'ennui de vivre alors que tu m'oublies. Invente des tourments pareils à des folies. Fais panteler mes nerfs et fais craquer mes os !
•2S L IIUMAMTE DIVlMi
Que jamais l'Aiguillon subtil ne me délaisse! Persévère, ô Douleur très douce ; ne crains pas D'anéantir mon cœur qu'exalte un lent trépas. N'es-tu point mon futur génie et ma noblesse ?