‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 17 sur 124 · L'AIGUILLON · texte numérisé non relu

L'AIGUILLON

Au comte Bojani.

0 ma chère Douleur, viens récliautfer ma vie ; J'ai froid quand le tison dans tes mains s'est .calmé, J'ai peur de n'être plus ton martyr bien-aimé... Viens, maîtresse au front noir; viens, cruel incendie.

Viens! j'ai pris l'iiabitude enfin de tes complots. Et j'ai l'ennui de vivre alors que tu m'oublies. Invente des tourments pareils à des folies. Fais panteler mes nerfs et fais craquer mes os !

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Que jamais l'Aiguillon subtil ne me délaisse! Persévère, ô Douleur très douce ; ne crains pas D'anéantir mon cœur qu'exalte un lent trépas. N'es-tu point mon futur génie et ma noblesse ?

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