‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 48 sur 124 · PURETÉ · texte numérisé non relu

PURETÉ

Je ne veux plus meurtrir de mes baisers tes lèvres; Car l'oubli de nos cœurs dans les communes fièvres Revient, comme un remords, hanter les lendemains. Écoute : nous irons, en nous prenant les mains, Loin du triste reflux des caresses brutales, Vers un Eldorado sans boue et sans rafales, Où l'Amour n'est jamais vil ni capricieux. Là rêvent les élus sous le regard des Dieux. Là meurent les échos terrestres des parole^ Tantôt folles, tantôt haineuses ou frivoles. Plus de vaines fureurs après l'enchantement. Deviens pareille au lys sous l'or du firmament. L'hymne de mes soupirs, ainsi qu'une prière, Montera, sans troubler l'inefiable lumière

L EMBARQUKMENT POUR LE BONIIIUU 111

De tes chers yeux épris d'extase et de lîei'té.

Et tu m'afl'ranchiras de l'âpre volupté,

En versant les parfums de nos vertus futures

Sur mon front, où l'Instinct laissa trop de souillures.

Î12 l'humanité divine

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