I. KMBARQUEMENT POUR LE UONHKUR
Les pavots sont tombés de mes mains frémissantes. Le voile est déchiré de misère et de deuils, L'avenir est peuplé d'aurores grandissantes. Un sourire est épars, même sur les cercueils.
Et pourtant j'ai connu les noires confidences, J'ai respiré les soirs vénéneux, f entendis Des paroles qui font mourir les espérances... J'ai soupiré d'amour vers des autels maudits !
Ah ! je ne voudrais pas recommencer encore Ces luttes, ces sanglots, ces désespoirs sans tin. Mon passé de colère et d'horreur s'évapore. Une miséricorde a béni mon destin.
V^enez, aube pensive ouvrant vos ailes pures, Venez, ô calme soir, apaiser mon front lourd. Venez panser aussi les antiques blessures. Qui firent chancelants mon rêve et mon amour.
114 L IR'MANITi: DIVINE