‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 56 sur 124 · LA FIANCÉE · texte numérisé non relu

LA FIANCÉE

L'AVEU La Rose effeuillée

Au comle G. Primoli.

Je montais l'escalier, d'où ta tête penchée Me semblait une étoile au sommet d'une tour, Une rose en tes doigts pliait, et, détachée, Tombait en pleurs soyeux dans la pâleur du jour,

Gomme un muet aveu d'amour,

Comme une caresse arrachée...

LK POKMi: DKS FIANCES IHl

Les pétales avaient glissé dans mes cheveux, Sur mes bras et sur mes habits soudain de fête; Je montais l'escalier comme pour ta conquête, Mes pieds élus croyaient escalader les cieux. Les pétales avaient glissé dans mes cheveux... Ces parfums venaient-ils des lleurs ou de ta tête ? Ton sourire d'en haut appelait mon délire; Uuaiid je fus près de toi la rose n'était plus,

— Les pétales avaient glissé dans mes cheveux, — Toi seule tu restais, toi la tige ! Et je crus,

— Tant ces fleurs me semblaient toi-même et ton sourire, Que la rose n'était plus parmi mes cheveux,

Que j'étais seulement fleuri de ton sourire.

LA SÉPARATION La Moisson

Devant nous, la moisson tombait sous la faucille ; Les blonds épis jonchaient de leur or le guéret , Pareils à la toison de quelque jeune fille Qu'un époux despotique et jaloux couperait.

Et c'était la récolte auguste de la joie ! Avant le dur travail et les tristes départs, En gerbe je liais, comme une chère proie, Ces épis, les regards de Tastre et vos regards.

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