‹ L'humanité divine, poèmesChapitre 78 sur 124 · LA CHLTE AU NÉANT · texte numérisé non relu

LA CHLTE AU NÉANT

Brutes, n'ayant vécu que pour vous assouvir,

A lauge de la vile ivresse et du plaisir,

Vous mourrez sans honneur, dans la détresse noire

D'avoir été, vivants, des cadavres sans gloire !

Le Néant est réel pour le Ventre odieux.

Vous mourrez tout entiers, car vous n'avez su vivre.

Ah ! vous pouvez lei'iner à jamais vos deux yeux,

Ils ne connaîtront pas le Réveil qui délivre

Et les vers rongeront votre âme faite chair;

Vous n'aurez pas le Ciel, vous n'aurez pas l'Enfer,

Ef, pas même le Châtiment qui ressuscite. Fimèbrement vous descendrez, selon le rite Que la Loi prescrivit pour le déchet perdu ; Car vous posséderez le Rien qui vous est dû! Vous descendrez dans l'inutilité des choses, Vous descendrez vers les lourdeurs pas même écloses, Au fond de la Matière où dorment les métaux, l^lus obscurs que la mort des obscurs animaux.

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