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assassiné un Courrier de la malle de Lyon pour le voler, fut condamné à mort, exécuté, et, quelques jours après, reconnu innocent !
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5 Pendant mon incarcération à la Conciergerie, j'ai visité le cachot de Mandrin et la tour où Ravaillac a été
l : on voit encore , au milieu de cette pièce , la pierre sur laquelle on le torturait plusieurs fois par jour, et, à la voûte de cette même tour, le piton d'où appendait la cage
. dans laquelle on le jetait après ses tortures. Quand il
)mbait à la fatigue et paraissait s'endormir, deux gardiens le lardaient avec des roseaux effrangés. — Plub tard , l'abbé Montés, le vénérable aumônier de la maison, m'a conduit dans une autre pièce assez grande , et m'a dit: —
: la chambre où Marie-Antoinette a été enfermée avant d'être traînée à l'échafaud! (Elle sert aujourd'hui de chapelle aux prisonniers . et on y dit la messe le dimanche et le jeudi.) —Ici était son lit de sangles, là sa chaise de paille, sa cruche d'eau , et, dans ce coin . les quatre planches qui lui servaient de prie-Dieu. Un paravent la séparait, la nuit, du gardien attaché constamment à sa personne. Quant aux Girondins, ils n'ont jamais banqueté et chanté comme des
ramènes f dans cette chambre et nulle part; ils n'ont jamais joué aux barres ni au colin-maillard dans ce préau , mais . assis paisiblement sur ces larges bancs de pierre que vous voyez , ils discouraient tristement ensemble des douleurs de leur- familles , de> Je leurs amis, du soi qui les attendait et des malheurs de leur Patrie...