‹ L'humanité, ses droits et ses devoirs, ses joies et ses douleurs, avec une carte morale de la vie depuis le berceau jusqu'à la tombeChapitre 36 sur 55 · LA PAUVRE AVEUGLE · texte numérisé non relu

LA PAUVRE AVEUGLE

Musique de Lafond.

Le soleil échauffe la terre ,

Les oiseaux chantent son retour;

Prends mon bras, viens, ma pauvre Mère,

Te ranimer aux feux du jour!

Ta ne vois plus, ah! quel dommage!

Mais aussi, depuis Ion malheur, Ton fils t'aime encor davantage; Sa pauvre mère a tout son cœur.

On dit qu'à Paris, la grand* ville ,

Bien loin de nos pays perdus,

Il est un Médecin habile

Qui fait voir ceux qui ne voient plus.

J'irai le trouver, et j'espère

L'intéresser à ton malheur.

Ah ! s'il rend la vue à ma mère ,

Il rendra la joie à mon cœur.

— Mon fils, dans le siècle où nous sommes, Pour rien on ne fait un seul pas;

C'est de l'argent qu'il faut aux hommes ! Et , tu le sais , je n'en ai pas.

— Eh bien ! j'en gagnerai , j'espère , Et je l'offrirai de bon cœur

A qui voudra guérir ma mère , Car ma Mère est tout mon bonheur.

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