LOI DE MOÏSE, PREMIER COMMANDEMENT
Un seul Dieu tu adoreras.,.
Puis : Tes père et mère honoreras...
Le bien d autrui ne déroberas...
Faux témoignage ne porteras...
Homicide point ne seras... etc..
Dans l'antiquité, Platon avait dit à ses disciples : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit, et l'on a longtemps admiré ce précepte, qui n'est cependant que le conseil de la crainte et de l'égoîsme le plus i le, ear il Bigaifo seulement :
n insultez pas, ne volez pas, ne frapptz pas, ne tuez
pas votre prochain, dans la crainte qu'il ne vous iasuite, ne vous vole, ne vous frappe et ne vous tue vous-même ; n'incendiez pas sa maison pour qu'il ne mette pas le feu à la vôtre ; n'outragez pas sa femme pour qu'il respecte celle que vous aimez ; ne le calom* niez pas surtout, car les blessures d'une langue méchante sont encore plus affreuses que celles d'un poignard acéré ; c'est le venin de l'aspic, l'ongle et la dent du tigre, la flèche empoisonnée de l'esclave indien, et parce que la victime de vos mensonges d'hier pourrait, demain, vous calomnier à son tour.
Le Christ est venu ensuite sur la terre, et, en retranchant une seule négation du précepte égoïste de Platon, il en a fait un précepte d'amour, de sagesse et d'humanité, car il a dit :
LOI DU CHRIST, ENSEIGNÉE PAR l'ÉVANGILE.
Fais aux autres ce que tu voudrais qu'on U fît à toi-même, en toute occasion !
C'est-à-dire : si tu vois pleurer ton frère , efforcetoi de le consoler ; s'il a soif, s'il a froid, si sa maison est en feu, s'il est entraîné par les flots rapides, s'il est victime de la calomnie, donne-lui à manger, à boire, admets-le à ton foyer domestique, éteints le feu qui va le dévorer, tends-lui une main secourable, proclame bien haut son innocence et la vérité parce que si tu pleurais, si tu avais faim , si tu avais soif, si tu avais froid, si tu allais périr au milieu des flammes ou être englouti dans les flots, si on calomniait ta vie, tu serais heureux que ton prochain vînt à ton secours dans toutes ces circonstances malheureuses.
Le Koran , que Mahomet déclare avoir écrit pour
les Musulmans, sous la dictée de Dieu même, car ni les hommes, ni les génies, ni tous les anges du Ciel réunis: Gabriel, le Saint-Esprit; Michel, l'ange de la Révélation ; Yozèle, lange de la Paix; Iléliel , Fange de la Vie ; Azriel, Fange de la Mort ; Israfel, l'ange de la Résurrection, ne pourraient imiter les beautés non-seulement d'un seul de ses cent quatorze surats (chapitres', mais d'un seul verset même de ses divines pages, dit :